Tendances Green Solutions Awards 2019 #2 - Bâtiment et résilience : une nécessaire prise en compte et des frustrations

Deuxième opus de notre analyse des tendances des Green Solutions Awards 2019. Un petit tour du côté des climats chauds, où la résilience et l'adaptation des bâtiments sont indispensables.

 

2.1. Le bâtiment résilient : une réalité

Construire des bâtiments résilients va au-delà de la tendance, c’est aujourd’hui une nécessité. Primée l’an passé, mais présente de manière anecdotique, la ventilation naturelle est fortement mise en avant cette année. Ceci dans la catégorie climats chauds bien sûr, mais aussi en climats tempérés. Le but des parties prenantes est de réduire l’adoption dès la construction ou ultérieure d’appareils de climatisations comme aux Mahots, où l’orientation bioclimatique défavorable du lieu a été palliée par un recours à la végétalisation.

mahots

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Par ailleurs, la rénovation et la réhabilitation sont deux tendances importantes qui répondent à la nécessaire réduction de l’extension des villes quand celles-ci sont déjà constituées. Sur le continent africain, le recours aux matériaux traditionnels et la transmission du savoir-faire sont deux clés pour répondre aux enjeux climatiques et sociétaux. L’un des meilleurs exemples étant le projet de centre commercial et artisanal à Konséguéla au Mali.

Konseguela

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2.2. Les absents s’expriment

Néanmoins, sous climat tropical ou désertique, il est difficile de passer sous silence la frustration des absents, si l’on parle de résilience. Au rang des préoccupations premières reste celui de moyens insuffisants et, pour le cas particulier de la France, de la trop lente évolution des législations.

Par moyen, il faut entendre économique, mais également formation de professionnels et évolution des mentalités au niveau de la maîtrise d’ouvrage et de la maîtrise d’œuvre. Construire aujourd’hui un bâtiment résilient sous climat chaud ne représente pas un surcoût important, mais bon nombre d’appel d’offres ne sont pas assez ambitieux sur ce point. S’ils le sont, le manque de techniciens et de main-d’œuvre qualifiée reste un frein.

En France, les législations sont beaucoup trop standardisées dans les outres-mers. Ainsi un bâtiment guyanais doit résister aux vents et aux mouvements telluriques absents sur place, alors que la prise en compte des inondations de plus en plus récurrentes reste marginale.

Enfin, seuls quelques cas ne répondant pas forcément à une vraie logique économique de marché local ont été proposés concernant le risque sismique, comme au Chili. Pour les conceptions grand-public sous climats chauds, le béton mieux réparti, des fenêtres plus réduites, une climatisation moins énergivore ou des toits de couleur clairs restent la règle quand l’aspect durable est évoqué. S’il est bien entendu nécessaire de massifier ces solutions simples à mettre en place, on peut néanmoins déplorer la quasi-absence de projets réellement novateurs dans des régions du monde où les enjeux sont importants.

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