BIGH - Une ville protéinée !

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Publié par steven beckers

Beaucoup pensent que la ville est un problème quand elle est en réalité la solution !

Pour répondre aux besoins de l’humanité tout en respectant la planète et les limites aujourd’hui connues de sa résilience, il est nécessaire de considérer des solutions régénératrices de notre environnement urbain, et ce dans tous les domaines, et notamment la production alimentaire, la base.

 L’urbanisation tente de répondre à la croissance démographique, aux migrations des populations menacées par le réchauffement climatique qu’il faut accueillir sur les territoires épargnés. En même temps, nous devons supporter la nature dans cette quête de développement. L’homme, omnivore, aura toujours besoin de se nourrir de fibres et de protéines et si les champignons, les algues et les insectes sont de façon évidente les fournisseurs les plus respectueux de l’environnement, il n’en reste pas moins que les besoins en protéines animales, même consommés de façon modérées, restent un besoin qu’il faudra satisfaire.

Depuis quelques décennies seulement, l’agriculture a abimé les sols par l’accumulation d’engrais chimiques et la surexploitation, voire l’irrigation excessive. L’agriculture urbaine est pratiquée dans une majorité de villes dans le monde, sans que nous en parlions pour autant. Elle est vue aujourd’hui comme une mode et créatrice de liens sociaux, ce qui est une nécessité comme de remettre le consommateur en contact avec l’agriculture digne de confiance. La transparence et l’aspect local sont, en plus de la qualité du produit, les enjeux auxquels font face les acteurs de l’agriculture urbaine. Si celle-ci reste un phénomène de niche, son positionnement au sein des lieux de commerce et de savoir joue un rôle essentiel dans la sensibilisation et l’éducation autour des thèmes de la santé, de la qualité de vie et de l’alimentation circulaire avec l’intégration du zéro déchet, la création d’emplois, la distribution en circuits courts, le bannissement de pesticides, d’engrais chimiques et d’antibiotiques. En prouvant que si c’est possible en ville et de façon rentable, ça l’est certainement dans les campagnes. L’agriculture urbaine est visible par beaucoup et doit graduellement devenir rentable par la vente de ses produits sains et locaux.

 

BIGH (Building Integrated GreenHouses), part de la ville et ses atouts pour créer la symbiose entre le bâti et les quartiers, et la production alimentaire. Profitant des surfaces sous exploitées de toitures ou de sites imperméabilisés, voir pollués, ses fermes produisent en toute transparence des aliments frais de très haute qualité, condition sine qua non de sa réussite. BIGH a choisi la culture « aquaponique », alliant l’élevage de poissons en circuit fermé (ne tolérant aucun antibiotique par nature de son bio-filtre) et la culture de plantes en lutte intégrée (sans pesticides ou engrais chimiques) alimentées par les rejets d’engrais naturels (Nitrates notamment) issus du bio-filtre. Ce que les américains appellent déjà « Post Organic » est en fait un système qui mérite son propre label de qualité, local et transparent par nature. L’aquaponie fait de la pisciculture (production de protéines) et de l’hydroponie (culture hors sol), un atout qui prouve que ces méthodes, quand combinées intelligemment, sont très productives et qualitatives en même temps.

 

BIGH, après le succès de sa ferme à Bruxelles (voir : www.bigh.farm), développe d’autres sites en Belgique, en France et en Italie selon le même principe. La rentabilité est liée au poisson et aux plantes par la valorisation des deux dans le cycle de l’aquaonie, mais aussi en utilisant les atouts de la ville comme le sont la main d’œuvre locale, les circuits courts, le CO2 (nécessaire à la photosynthèse),  l’eau de pluie et de forage filtrées (voire des eaux traitées, la chaleur perdue des activités urbaines (A Anderlecht, le marché couvert Foodmet qui reçoit les 4000m2 de ferme BIGH en toiture fournit, depuis les 1000m2 de chambres froides, plus de 60% de la chaleur requise pour les serres et la pisciculture par une pompe à chaleur. L’eau de pluie et l’eau de forage sont combinées pour rester indépendant du réseau d’eau potable chère et peu adaptée aux poissons. La nourriture des poissons, totalement tracée, contient des protéines de poisson issus de l’équarrissage et en majorité des fibres et protéines végétales. La réglementation européenne nous permet enfin de nourrir les poissons avec la farine d’insectes, ce sera une solution totalement locale.

Avant tout, les Bars rayés (espèce originaire de l’Atlantique Nord et d’estuaire) arrivent dans les assiettes après seulement quelques heures (au lieu de nombreux jours en général). En matière de poissons, la fraîcheur est le critère clé.

Sous le label « Ferme Abattoir », plus de 30 tonnes de bars rayés, 15 tonnes de tomates cerises exceptionnelles, 170.000 pots d’herbes aromatiques par an, des champignons japonais et des micro-pousses et leurs produits dérivés en associations ultra locales.

 Article Signé Steven Beckers, Fondateur de BIGH (Building Integrated GreenHouse).
Communauté biodiversité urbaine
 Découvrez l'étude de cas sur la ferme abattoir BIGH, lauréate des Green Solutions Awards 2018.
Modéré par : Clément Gaillard

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