Le point sur les logements passoires thermiques

 

Qu’est-ce qu’un logement dit « passoire thermique », et quelles sont les solutions pour améliorer leur confort et leur performance énergétique ?

Alors qu’un logement construit aujourd’hui selon la règlementation thermique actuelle (RT20212) consommera 50 kWh/m².an, certains logements anciens très énergivores peuvent consommer jusqu’à 12 fois plus. On qualifie alors ces habitats de « passoires thermiques ». Leur étiquette énergie, calculée par le Diagnostic de Performance Energétique (DPE) se situe entre F ou G.

Le cas des logements collectifs

Dans le cas de logements collectifs, sont des passoires thermiques les logements non isolés thermiquement, équipés encore de fenêtres à simple vitrage et très souvent chauffés à l’énergie électrique.

Ils sont fréquemment situés en rez-de-chaussée, au-dessus de caves ou de parking. On les rencontre également au dernier étage sous les combles d’immeubles anciens, souvent d’anciennes chambres de bonnes.

Si le logement se situe également au niveau d’un mur pignon non isolé, les déperditions thermiques sont encore plus importantes. On estime que ces habitations représentent 7,5 millions de logements en France.

Conséquences environnementales, financières et sanitaires

Chauffer correctement une passoire thermique implique très souvent de régler les radiateurs au-delà des températures recommandées pour des logements correctement isolés (19 degrés environ), entraînant une surconsommation d’énergie. Souvent, la facture finale peut ainsi atteindre 30 % d’augmentation.

Si les occupant·es de ces logements n’ont pas les moyens financiers de chauffer leur logement correctement, ils se retrouvent en situation de précarité énergétique, c’est-à-dire qu’ils consacrent plus de 10 % de leur revenu à payer leurs factures énergétiques. Pour conserver la chaleur, le logement est très peu aéré, ce qui augmente l’humidité de l’air intérieur, qui condense sur les parois froides. Apparaissent alors des moisissures, souvent dans la salle d’eau voire dans les chambres, dangereuses pour la santé.

Faire évoluer les logements dits passoires thermiques

Pour lutter contre ce type d’habitat, la loi prévoit d’interdire à la location :

  • Les logements classés G à partir du premier janvier 2023.
  • Les logements classés F à partir de 2028.

Si votre logement se situe en copropriété, c’est donc le moment pour voter des travaux de rénovation globale : isolation des façades et des toitures, changement des menuiseries, révision de la ventilations, réflexion autour du système de chauffage, etc. Ces interventions ne réduisent pas la surface habitable et améliorent l’étiquette énergie. Des aides financières existent et les copropriétaires bailleurs y sont maintenant éligibles.

Pour être accompagné·e dans votre projet d’amélioration de votre logement et de votre résidence, rapprochez-vous d’un·e conseiller·ère de l’Agence Parisienne du Climat : https://www.apc-paris.com/energie/conseiller

Sur la plateforme CoachCopro(lien externe), découvrez des exemples de copropriétés rénovées, à l’image de cette ancienne passoire thermique de 1880(lien externe). L’ensemble de ses logements est aujourd’hui bien plus confortable et économe tout en restant en « tout électrique ».

Le 22 rue des artistes à Paris, ancienne passoire thermiques rénovée

 

 

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  • APC Cécile Gruber

    Directrice de la Communication

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