#1 Edito : L’eau dans tous ses états

#1 Edito : L’eau dans tous ses états

L’eau est l’élément indispensable à la vie et à la survie des êtres vivants. Le corps humain est composé majoritairement d’eau (66% en moyenne) et nous ne pouvons pas survivre plus de 3 jours sans boire. L’eau est omniprésente sur Terre, majoritairement à l’état liquide. Elle recouvre environ 70% de sa surface, stockée principalement dans les océans. De toute cette eau, seulement 2,5 % est de l’eau douce et seulement 1% de cette eau douce est accessible et utilisable comme eau potable. L’eau est ainsi à la fois un élément ubiquitaire abondant et une ressource rare et précieuse.

 

Une ressource rare et précieuse

 

L’eau est d’autant plus rare et précieuse que l’homme met une forte pression sur cette ressource par une demande grandissante – la consommation mondiale a été multipliée par 8 en 100 ans ! – liée à tous les secteurs d’activités humaines et à la démographie croissante de la population terrestre (figure 1).


Cette eau, prélevée et utilisée, est systématiquement rendue au milieu naturel dans un état qualitatif dégradé, malgré l’évolution des règlementations.

Figure 1 : Evolution du prélèvement d’eau mondial (1900-2000)

 

Evaluer la valeur de l’eau 

 

A ce titre, cette ressource, gracieusement mise à disposition par mère nature, n’a pas de prix. Mais un des corollaires négatifs à cette affirmation, est qu’il est difficile de raison, de donner de l’importance à une chose qui n’a pas prix ou dont la valeur est difficilement appréhendable au premier abord. Aujourd’hui, cela est exacerbé par l’impression d’abondance dans certaines régions du globe. Rappelons-nous qu’il y a environ 100 ans (4 générations), moins d’un quart des communes françaises disposait d’un réseau de distribution d’eau courante. Perdons-nous la valeur de l’eau lorsque nous nous éloignons de sa source ?

A contrario, combien de sources taries ? Combien de puits devenus saumâtre ? Combien de contaminations de nos sources ? Combien de scandales sanitaires ? Combien de morts liés à l’eau non potable ? Retrouvons-nous cette valeur de l’eau uniquement lorsque nous la sentons menacée ?

 

Alors, tentons de mettre un prix à cette ressource ! Il n’y a pas de planète b mais nous avons un embryon de planète (même si ce n’est pas sa fonction première) : la station spatiale internationale (ISS). Coût estimé à environ 100 milliards d’euros (source : lesechos.fr) pour une capacité d’accueil maximum de 10 personnes.

Sur cette base de 10 milliards d’euros par personne et à partir de la population mondiale (environ 7 milliards) et la répartition de l’eau à la surface de la Terre (70%), le prix total de l’eau (quelle que soit sa forme) peut être estimé à 49 trillions d’euros (49x1018 euros). En partant du principe de biodiversité qui définit un équilibre entre toute chose, le prix de l’eau est le même quelle que soit sa forme (salée, douce accessible ou non). Sachant que le volume total d’eau est 35,2 millions de milliards de m3, le prix de l’eau peut être évalué à 1400 euros du m3.

 

Captage, rejet, traitement, consommation : un tour d’horizon des solutions

 

Loin de cette première approche qui donne le vertige, cela doit nous encourager à expérimenter, à mettre en place, à partager les solutions de gestion la plus durable de cette ressource ! Ce recueil d’articles vous propose de faire un tour d’horizon des enjeux autour de la ressource « eau » au travers de solutions techniques innovantes et en constante évolution. Nous accompagnerons cette ressource tout au long de son utilisation depuis son captage (génération 1) jusqu’à son rejet dans le milieu naturel (génération 4) en passant par son traitement (génération 2) et sa consommation (génération 3). Certaines de ces solutions ont été éprouvées depuis quelques temps, d’autres sont en cours de développement et d’amélioration. Nul doute que d’autres solutions seront encore développées à l’avenir, dans le but vital de conserver le caractère renouvelable de cette ressource.

 

Un grand merci à tous les contributeurs qui vont vous inviter à suivre l’eau dans tous ses états.

Michael Masanelli, Frédéric Delforges, SERPE

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