Ecoquartier du Val Fourré

Renovation

  • Adresse : 78361 MANTES-LA-JOLIE, France

  • Densité brute : 37.04 logt/ha
  • Nombre d’habitants : 22 000 hab
  • Année d'engagement du projet : 2005
  • Année d'achèvement du projet : 2016
  • Mots-clés : Ecoquartier, Val Fourré, renouvellement urbain

Label / Certifications :


  • 135 ha

  • 411 000 000 €

Après 15 années d’intense réinvestissement et la réalisation de plus d’une centaine d’opérations de démolition, construction, aménagement d’espace public, création d’équipement, le Val Fourré entre dans un cadre de fonctionnement apaisé. À la fin de la convention ANRU, 6 quartiers sur les 12 que compte le Val Fourré auront été réaménagés, soit 81 hectares sur 135 et 2 800 logements sociaux sur 5 000, ont été réhabilités.

Programme

  • Logements
  • Equipements publics
  • Espaces publics
  • Espaces verts

Etat d'avancement du projet

  • Operationelle

Points remarquables

  • Gouvernance
  • Cadre de vie
  • Développement local

Démarche(s)

  • Démarche Eco-Quartier

Label(s)

  • Label Eco-Quartier

Fiabilité des données

Certifié tierce partie

Type de territoire

A la fin des années 50, avec la croissance démographique que connaît la région parisienne et l'essor industriel de la Vallée de la Seine, les besoins en logements restent considérables. Pour y répondre, l'Etat organise l'urbanisation à travers une nouvelle procédure administrative les "Zones à Urbaniser en Priorité" (ZUP). En 1959, l'arrêté de ZUP du Val Fourré est signée. La conception est confiée à Raymond Lopez.

Les premiers logements, dotés de tous les éléments de confort modernes, voient le jour en 1963. Le quartier qui se dessine, bénéficie d'un environnement remarquable en bord de Seine et dispose de nombreux équipements. Cependant, le nombre de logements limité au départ à 5 780 logements passe à 8 230. Le Val Fourré devient alors la plus grande ZUP de France. La fragilisation sociale commence dès les années 80 avec la mutation de l'activité de l'industrie automobile dans la Vallée de la Seine qui engendre 32 000 suppressions d'emplois. Parallèlement , le succès de l'accession à la propriété et plus particulièrement l'attrait suscité par la maison individuelle en lotissement, incitent les classes moyennes à quitter le Val Fourré. Dans les années 90, le Val Fourré devient alors une figure emblématique de la crise des banlieues avec une vacance locative importante (10% du par c) et une concentration de ménages précaires qui stigmatisent le quartier.

Rompre avec l'urbanisme des tours

Avec ces 25 tours visibles de toute l'agglomération, le Val Fourré et le quartier des Brouets à Mantes-la-Ville stigmatisent le Mantois. Elles renvoient une image de densité, d'insécurité, de pauvreté et de déqualification urbaine. En 1995, les partenaires publics interviennent pour rompre avec l'aménagement des années 70, avec le sentiment d'insécurité et la lente dépréciation des quartiers. Il s'agit alors de remplacer une offre de logements déqualifiés qui ne répond plus à la demande des ménages et de redessiner la trame urbaine en requalifiant l'espace public. Pour y parvenir, 2 348 logements ont été démolis en 20 ans. Un important programme d'accompagnement social favorisant le relogement sur site a été engagé. Ces démolitions laissent ainsi la place à des opérations de reconstruction de trame viaire, d'équipements et de logements qui mettent en valeur les qualités environnementales de ces quartiers.

Zone climatique

[Cfb] Océanique hiver tempéré, été chaud, pas de saison sèche

Nombre de logements

5 000

Nombre de logements sociaux

2 800

Coût total investissement HT

411 000 000 € HT

Porteur de projet

    Ville de Mantes-la-Jolie

    Commune

    L'Etat, la Région Ile-de-France, le Département des Yvelines, les communes de Mantes-la-Jolie, Mantes-la-Ville, Buchelay et l'agglomération ont mis en commun leurs outils d'intervention contractuelle au service du projet. L'idée est simple : faciliter les procédures, gagner du temps dans les décisions et faire converger les ressources financières pour accélérer la mise en oeuvre des actions. Ainsi, tous les dispositifs sont associés : GPU, GPV, contrat de ville, CUCS, programme européen PIC Urban, zone franche urbaine. La convention ANRU en 2005, puis la création de l’Opération d’Intérêt National Seine Aval en 2007, ont permis de conforter cette dynamique et la culture de projet. Grâce à ce partenariat, le projet de territoire a été mis en œuvre avec efficacité en créant les conditions pour engager rapidement les opérations. Ce travail a été facilité par la création d’un établissement public d’Etat, l’Etablissement Public d’Aménagement du Mantois Seine Aval (EPAMSA), assurant à la fois la direction de projet et la mise en œuvre des principales opération

Pilotage projet

Intervenants du projet

    EPAMSA

    Aménageur

    L'EPAMSA a été créé par décret en Conseil d'Etat en 1996 pour assurer la coordination opérationnelle du projet "Mantes en Yvelines" et la mise en oeuvre des principales opérations en matière d'aménagement, de restructuration urbaine et de développement économique. En 2007, il élargit son champ d'intervention en assurant le pilotage et l'animation de l'Opération d'Intérêt National SeineAval. Le conseil d'administration est constitué de représentants de l'Etat et des élus des collectivités territoriales. l'EPAMSA assure la mission de direction de projet et intervient dans le cadre de mandats qui lui sont confiés par Mantes-la-Jolie et Mantes-la-Ville pour réaliser des travaux dont l'ingénierie est complexe. Avec le lancement du plan stratégique local approuvé en 2014, l'EPAMSA accompagne la définition de nouvelles perspectives pour la transformation des quartiers d'habitat social du Mantois : développer l'offre de transport en commun, valoriser le foncier disposnible et favoriser les investissements privés.

SOLUTIONS

Cadre de vie / densité

Le projet de territoire du Mantois vise à renforcer son rôle de pôle régional de premier rang et se fixe 3 objectifs majeurs :

  • Conforter le pôle urbain, 
  • Dynamiser le développement économique
  • Recomposer l'offre d'habitat et de territoire 

Les quartiers d'habitat social du Mantois doivent participer au même élan de développement de l'agglomération tout en profitant d'une politique spécifique de réduction des inégalités urbaines et sociales. C'est le sens de l'action publique menée dans ces quartiers et des conventions signées avec l'ANRU et l'ACsé. Leur complémentarité favorise le développement social et local des quartiers prioritaires

Densité nette

Culture et patrimoine

Construire des équipements attractifs

L'implantation de grands équipements attractifs pour l'ensemble de la population mantaise vise à renforcer le lien entre l'agglomération et les quartiers d'habitat social. L'hôpital François Quesnay, autrefois implanté dans le centre-ville de Mantes-la-Jolie, a été le précurseur de cette politique en 1998. Transféré à l'entrée ouest du Val Fourré, il est aujourd'hui complété par :

  • l'école d'infirmières ouverte en 2004,
  • un centre de long séjour en 2005,
  • une unité de psychiatrie en 2008

Depuis, d'autres équipements sont venus compléter l'offre de services :

  • la CPAM et le centre des finances publiques ont remplacé deux tours d'habitation démolies en 2001, à l'angle du boulevard Sully et de l'avenue du Général de Gaulle, • en complément d'une opération de logements en accession à la propriété,
  • un hôtel de 80 chambres

Mixité sociale

Aménager l'espace public

Les quartiers d'habitat social souffrent d'une absence de qualité urbaine et de dysfonctionnements. Manque de repères, rues en impasse, stationnement anarchique, absence d'espaces publics pour les jeux d'enfants, ces principaux constats motivent une intervention en profondeur. Le programme de rénovation s'attache à recréer la ville, avec toutes ses composantes : rues, places, parkings, aires de jeux. Outre la réflexion urbaine guidée par une amélioration des usages un important travail de conception a été entrepris afin d'intégrer des éléments qualitatifs dans le choix des matériaux et mobiliers urbains.

Ainsi, dans le quartier des Inventeurs, l'aménagement de l'espace public a permis de créer un véritable parvis devant la mosquée, équipement cultuel majeur du Val Fourré.

Inclusion sociale et sécurité

Renforcer le lien avec l'agglomération 

Le désenclavement a constitué l'une des priorités d'intervention du fait d'une rupture d'urbanisation forte de ces quartiers avec le reste de la ville. On passe sans aucune transition d'un urbanisme de faubourg aux grandes parcelles faiblement hiérarchisées. Les ilôts eux mêmes souffrent également d'un fort enclavement. Le système viaire n'est pas hiérarchisé, les rues sont traitées de façon identique. Les accès aux immeubles se finissent en impasse et les repères entre espaces privés et publics sont difficiles voire parfois inexistants. C'est pourquoi un plan-guide a été formalisé dès 2001 pour servir de cadre à l'évolution à long ter me des quartiers

Ouvrir les quartiers sur leur environnement 

Au Val Fourré, trois interventions majeures ont déjà permis d'améliorer sa connexion avec le r este du territoire :

  • la création du rond-point du Maréchal de Lattre de Tassigny à l'entrée est du Val Fourré,
  • l'aménagement de la rue des Garennes pour une meilleur e liaison avec le quartier de Gassicourt,
  • l'aménagement du boulevard Sully et des bords de Seine.

Au Domaine de la Vallée à Mantes-la-Ville, le quartier connaissait un fort isolement. Éloigné du centre, sa conception d'origine rejette les flux et confine le quartier. La rue piétonne centrale est très vite devenue un frein à l'activité des commerces qui peinent à se maintenir. La démolition de 29 logements a permis d'ouvrir la rue Georges Brassens à la circulation automobile, favorisant ainsi son changement d'image et la réouverture de commerces et services publics. 

SOLUTIONS

Développement local

Valoriser le potentiel économique et social 

Dans un contexte économique local qui reste difficile avec un taux d'emploi de 0,67 et un taux de chômage en moyenne de 25% dans les quartiers d'habitat social, la valorisation du potentiel économique du territoire constitue une priorité. Elle conditionne à la fois l'accès à l'emploi pour les habitants et la création de richesse pour le territoire. 

Favoriser la création d'emploi 

Déclarer zone franche urbaine en 2007, le Val Fourré a bénéficié des dispositifs d'exonérations pour les entreprises embauchant des salariés issus des quartiers. La zone d'activité Sully, aménagée en 2000 par l'EPAMSA, a permis d'accueillir 27 établissements et regroupe actuellement 622 salariés sur 8,5 hectares. Au total, la ZFU représente aujourd'hui plus de 3 000 emplois, dont 1 377 emplois privés. 

Renforcer l'attractivité commerciale du Val Fourré

L'intervention de l'EPAMSA a également porté sur le renforcement de la centralité commerciale du Val Fourré. Suite au départ des grandes enseignes dans les années 1990, le centre commercial Mantes 2 s'est retrouvé en faillite. Grâce à l'intervention publique portée par la ville et l'EPAMSA, des friches commerciales ont été rachetées et restructurées pour permettre l'ouverture de services publics comme la mairie de quartier, le poste de police, la mission locale, une salle de sport ... La dalle centrale, réaménagée, constitue maintenant l'espace commercial le plus important et le plus attractif du Val Fourré avec une centaine de boutiques et le marché forain qui s'y tient désormais 3 fois par semaine.

Mixité fonctionnelle

Construire des équipements de proximité 

Afin de renforcer la mixité fonctionnelle, favoriser l'insertion des populations et l'animation des quartiers, de nombreux équipements de proximité ont été construits ou réhabilités. 8 écoles ont été restructurées, 9 aires de jeux créées et des équipements publics sécurisés, améliorant ainsi l'accueil des enfants.

La gestion urbaine de proximité : une politique réactive et efficace au service des quartiers 

La gestion urbaine de proximité (GUP) vise à organiser une gestion différenciée des secteurs en fonction des besoins en matière de propreté, de tranquillité en collaboration avec les services des villes, de l'agglomération et des bailleurs sociaux tout en associant les habitants. Les objectifs et les missions des parties prenantes sont précisés dans une convention signée en 2006. Les équipes des communes de Mantes-la-Jolie et Mantes-la-Ville ont permis la mise en œuvre d'une véritable politique réactive et efficace avec l'ensemble des partenaires, et plus particulièrement les bailleurs. Par exemple, la GUP permet aux habitants de s'approprier les bornes enterrées dans le cadre des résidentialisations

Strategie mobilité

La maîtrise des déplacements et l'optimisation des infrastructures accompagnent la stratégie du développement économique menée à l'échelle de l'agglomération : l'arrivée du RER Eole en 2020, une nouvelle offre de transport en commun avec la création d'une ligne de bus à haut niveau de service (le TZen).

Gestion de l'eau

  • Chaufferie biomasse
  • Bassin écologique 

Biodiversité et milieux naturels

La ceinture verte du Mantois 

Les différents quartiers d'habitat social du Mantois et leurs habitants bénéficient d'un environnement naturel exceptionnel : le Val Fourré longe le bassin d'aviron et les bords de Seine et le Domaine de la Vallée s'ouvrent sur la vallée de la Vaucouleurs. Les travaux de la ceinture verte, menés à l'échelle de l'agglomération dès 2002, ont valorisé les sites naturels et les berges de la Seine. La ceinture verte relie maintenant le Val Fourré au Domaine de la Vallée en passant par le centre-historique de Mantes-la-Jolie et le Parc central de Mantes-laVille unifiant ainsi les quartiers et les habitants. 

Batiments

Réhabiliter les logements 

Construits entre 1960 et 1970, le parc social a fait l'objet de premières interventions dans les années 80 et 90. Cependant il nécessitait une importante modernisation pour améliorer la qualité de vie des habitants. C'est pour quoi la réhabilitation massive de 2 800 logements a été réalisée par les bailleurs sociaux. Les travaux ont permis une remise à neuf des appartements et des parties communes, une sécurisation des équipements et une réfection des façades permettant d'améliorer considérablement le confort thermique et de bénéficier ainsi d'une étiquette énergétique A ou B. La plupart des opérations de réhabilitation a été accompagnée par des aménagements extérieurs qui valorisent le caractère résidentiel, clarifient le statut des espaces privés et embellissent le cadre de vie.

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