QAI et numérique : la transition numérique du bâtiment au service de la santé des occupants ?

La qualité de l’air comme enjeu de santé majeur souffre d’un problème d’attribution des responsabilités qui limite la prise en charge de son amélioration par une profession en particulier tant les sources de pollution sont diverses. Par ailleurs, la numérisation du BTP permet de centraliser de nombreuses informations utiles à la prise en compte de la QAI dès la conception. La simulation de qualité de l’air permet désormais de tenir compte de l’ensemble des sources de pollution et d’évaluer l’impact de chaque choix de conception sur la qualité de l’air intérieur.

Identifier les responsabilités et les acteurs décisionnaires de la qualité d’air intérieur

La qualité de l’air intérieur est, comme chacun le sait, un enjeu sanitaire majeur. Celui-ci est traité comme un problème car, au-delà du coût sociétal estimé à 19 milliards d’euros par an en France payé par le régime de sécurité sociétale et donc par tout le monde et personne à la fois, la question centrale de la responsabilité de cette pollution n’a pas été tranchée.

La pollution/qualité de l’air résulte d’un ensemble d’éléments ayant des contributions variables (l’air extérieur, les produits, la ventilation et sa mise en œuvre, les occupants et leurs activités, et l’évolution de chacun de ces composantes). Face à cette diversité la question du responsable s’ouvre à autant des réponses possibles : concepteur, constructeur, fabricants, les pouvoirs publics en charge de l’air extérieur, le propriétaire du bâtiment, ses occupants, etc.

Combien de solutions existent actuellement pour traiter le sujet de la QAI ? Globalement, assez peu :

  • 1 – sur les bâtiments achevés, il est possible de mesurer la pollution via des prélèvements ou par des balises de suivi de la QAI. Cela permet de poser un diagnostic, mais rarement de proposer un moyen de remédiation. Quand bien même une source de pollution est identifiée, le budget pour réaliser des travaux d’amélioration est-il disponible ?
  • 2 - en phase conception, il est conseillé de suivre les recommandations d’usage : une ventilation d’au moins x m³/h.occupant et le choix de matériaux étiquetés A+. Qu’en est-il des apports de l’air extérieur ? Quels polluants sont formés dans la pièce lorsque les oxydants de l’air extérieur (oxydes d’azote et ozone) rencontrent les polluants intérieurs ?

Qui doit prendre les décisions pour cette thématique ? Comment décider ? Cet ensemble de questions et le manque d’outil d’aide à la décision opérationnel empêchent d’appréhender la qualité de l’air intérieur comme n’importe quel autre défi technique qui s’est présenté au secteur du BTP. 

Comment profiter de la numérisation du bâtiment pour améliorer la santé des occupants ?

Par ailleurs la numérisation du secteur immobilier prenant son essor, de plus en plus de données sont disponibles pour caractériser le bâtiment et ses constituants. En parallèle, l’open data est de plus en plus omniprésente, il est par exemple possible d’obtenir des données sur la qualité de l’air extérieur, la météorologie partout en France, en Europe ou dans le monde. 

De plus, la vision BIM d’un projet de conception met en exergue la collaboration, le partage de données et la réunion de toutes les données du bâtiment sur un espace commun. Chez Octopus Lab, nous développons des outils pour profiter de toutes les informations disponibles et nous proposons les services d’INDALO, premier outil de prévision de la qualité de l’air intérieur qui sera déployé en BIM courant 2018.

Nous avons pensé INDALO comme le crash test du bâtiment : simuler la qualité de l’air intérieur telle qu’elle serait à la livraison ou pendant la vie du bâtiment en utilisant toutes les données à notre disposition.

La numérisation du bâtiment permet de mettre en commun des données transverses mais nécessite des compétences spécifiques. Octopus Lab est une société d’édition de logiciel qui code des équations mathématiques pour simuler la physico-chimie des polluants dans le but d’améliorer les connaissances et les outils disponible pour in fine favoriser la santé des occupants d’un bâtiment. La clé de la numérisation du bâtiment et la solution pour une meilleure qualité d’air est de réunir des compétences transverses comme c’est déjà le cas s’agissant de l’énergétique du bâtiment ou de  la qualité d’air extérieur.

Contributeur du BIM = Acteur de la santé

Puisqu’au cours de la conception du bâtiment, chaque décision a un impact potentiel sur la QAI finale, nous avons imaginé INDALO pour qu’il soit un outil d’aide à la décision utilisable tout au long du projet. Plutôt que de mettre un logiciel expert dans les mains du bureau d’étude, nous pensons qu’il fait sens de distribuer un logiciel simple d’accès qui puisse être appréhendé par le bureau d’étude qui conçoit, l’assistant à maîtrise d’ouvrage qui vérifie les choix, l’architecte qui réalise le suivi de projet, etc. Pour que chaque décision puisse être évaluée en fonction de son impact sur la santé.

Maxence Mendez
Fondateur Octopus Lab

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