Sobriété énergétique : le sport montre l'exemple

Rédigé par
Amandine Martinet - Construction21

Journaliste

872 Dernière modification le 18/10/2023 - 11:10
Sobriété énergétique : le sport montre l'exemple

 

Dans un dossier de presse publié en octobre 2023, le ministère de la Transition écologique a fait un premier bilan sur le plan de sobriété énergétique en milieu sportif mis en place par le gouvernement un an plus tôt. 

Réduire la température des piscines d'au moins 1°C, engager des travaux de rénovation énergétique dans les locaux, ne pas utiliser de climatisation pour des températures inférieures à 26°C... Au total, 40 mesures ont été présentées en octobre 2022 par le gouvernement dans le but de diminuer la consommation d’énergie dans le secteur du sport, un secteur portant une "responsabilité toute particulière" par sa popularité et sa visibilité médiatique [ministère des Sports]. Objectif : réduire de 10 % la consommation d’énergie de la France d’ici 2024. 

365 jours plus tard, ces recommandations ont-elles été utiles et respectées par les différents acteurs du milieu ? Il semblerait que oui, selon les données récemment partagées par l'État. On apprend dans ce bilan – élaboré grâce à une enquête d'un comité de suivi dédié piloté par le ministère des Sports auprès d'environ 1 750 d'entités concernées – que 88 % des acteurs du secteur sportif ont réduit la température de chauffage d’au moins 2°C dans les gymnases et dans les salles de sport privées, que 99 % des matchs de football et de rugby professionnels ont appliqué la mesure visant à réduire l’éclairage des avant et des après-matchs ou encore que 70 % des piscines ont réduit la température de l’eau d’au moins 1°C. 

-12 % de consommation d'électricité et gaz en France en un an

Au total, plus largement, sur les 40 engagements qui composent le plan de sobriété énergétique du sport, 32 mesures (80 %) ont été mises en œuvre, six (15 %) nécessitent un suivi renforcé ou un ajustement, et deux mesures prévues en cas de délestage n’ont pas eu à être activées. 

Des efforts plutôt largement partagés donc, qui ont permis d'avoir des effets concrets sur la consommation énergétique à l'échelle nationale : -12 % sur un an, tous secteurs confondus. En tête des opérations à impact sur la consommation de gaz et d'électricité, on retrouve la limitation des systèmes d'éclairage, mais aussi la sobriété en matière de chauffage et de climatisation des locaux et l'amélioration de l'efficacité énergétique des équipements sportifs. 

Pour Amélie Oudéa-Castéra, ministre des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques, « cette première année d’engagement a ainsi permis de créer des changements concrets et notables sur le chauffage des gymnases et des piscines ou l’éclairage des stades, tout en portant un effort inédit sur le soutien à la rénovation énergétique des infrastructures sportives. »

L'idée du rapport n'est pas uniquement d'applaudir les acteurs du secteur, mais aussi de les encourager à poursuivre leurs efforts, via de nouvelles recommandations et autres échéances fortes. L'une d'entre elles n'est autre que les JOP de Paris 2024, qui devront montrer l'exemple en termes de sobriété et de décarbonation (un enjeu de taille). 

Lire aussi : Les plusieurs vies du Village des athlètes pour Paris 2024

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