Précarité énergétique : le programme Slime éligible à un cofinancement par l’État 

Rédigé par

La rédaction C21

381 Dernière modification le 29/02/2024 - 10:48
Précarité énergétique : le programme Slime éligible à un cofinancement par l’État 

Pour lutter contre la précarité énergétique, le CLER – Réseau pour la transition énergétique, pilote depuis 2013 le programme national Slime, un dispositif reconnu par le ministère des Solidarités.

Mis en œuvre par les collectivités locales et financé par les CEE (Certificats d’économie d’énergie), le programme Slime a pour but de faciliter le repérage et l’accompagnement des ménages confrontés à la précarité énergétique ainsi qu’à d’importantes difficultés financières, et permet de soutenir l’ingénierie territoriale nécessaire à la prise en charge de ces situations. En 10 ans, selon le réseau, plus de 70 collectivités ont déployé le programme (35% de la population française), permettant à plus de 80 000 ménages d’en bénéficier.

Cette lutte contre la précarité énergétique, et plus globalement contre la pauvreté, est au cœur du Pacte des solidarités élaboré par le gouvernement. Entré en vigueur au 1er janvier 2024, il se déploie en s’appuyant sur un partenariat renouvelé entre l’État et les collectivités dans le champ des politiques sociales.

Précisément, les contrats locaux des solidarités, actuellement conclus avec les départements et les métropoles pour ancrer les mesures sur l’ensemble du territoire, peuvent cofinancer localement les dépenses liées à la coordination et à l’animation des Slime, ainsi que les Fonds sociaux d’aide aux travaux de maitrise de l’énergie (FSATME). Le financement de ces fonds sociaux est conditionné  à l’existence d’un programme Slime sur le territoire (50 % État / 50 % collectivité).

« Les collectivités qui souhaiteraient proposer un co-financement du Slime dans le cadre d’un contrat local des solidarités sont fortement incitées à engager les démarches au plus vite. Elles peuvent notamment contacter le Commissaire régional à la lutte contre la pauvreté qui pilote cette contractualisation pour l’État », souligne Johanna Bouheret de la délégation interministérielle à la Prévention et à la Lutte contre la Pauvreté. 

 « Cette nouvelle solution de financement est une très bonne nouvelle, tant pour les collectivités que pour les ménages, commente Marie Moisan, coordinatrice du programme Slime au CLER – Réseau pour la transition énergétique. Nous y voyons aussi le signe que le programme Slime est reconnu pour sa pertinence et son efficacité à lutter contre la précarité énergétique. »

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