Chez Léonard, Marseille veut s'adapter sans renoncer

Rédigé par

Anne-Sophie Tardy - Construction21

Responsable de l'éditorial

1085 Dernière modification le 31/01/2024 - 11:50
Chez Léonard, Marseille veut s'adapter sans renoncer

L'accélérateur des métiers de la construction, la mobilité et l'énergie, filiale de Vinci, a réuni experts et collectivités mardi 30 janvier pour évoquer les changements que la filière devra réaliser face aux enjeux climatiques.

" L'urgence climatique et la nécessité qui s'impose à nous sont des moteurs formidables. " Pierre Coppey, président de la Fabrique de la Cité et directeur général adjoint de Vinci, se voulait optimiste ce mardi 30 janvier lors de la cérémonie des voeux de la plateforme prospective Léonard. La motivation était de fait annoncée avec ce titre évocateur de l'événement " s'adapter sans renoncer ". Un optimisme partagé par Pascal Berteaud, directeur du Cerema. " Tout va bouger. La bonne nouvelle est que nous avons quasiment des pistes de solutions pour chaque sujet " a assuré l'expert. Justement, en termes de solutions, les territoires pourraient servir de laboratoire les uns pour les autres.

La ville de Marseille semble  vouloir justement prendre ses responsabilités. " Nous vivons aujourd'hui les perturbations climatiques que le reste de la France connaîtra dans quelques années, confiait Perrine Prigent, adjointe au maire de Marseille déléguée à la transition écologique. Nous nous devons d'être expérimentateurs pour les autres territoires, nous devons nous adapter en inventant autre chose. " Marseille vient d'ailleurs de publier un manifeste des espaces publics méditerranéens accueillants, résistants et résilients. " Nous nous sommes largement inspirés du projet Rue Commune mené par Léonard pour rééquilibrer ces espaces, concède Perrine Prigent, avec l'idée de supprimer les voitures présentes aujourd'hui dans 80 % de l'espace public. " Si la ville de Marseille s'engage, encore faut-il trouver les fonds nécessaires pour s'adapter.

" Aujourd'hui, l'Etat consacre 14 % de son budget à l'adaptation, précise Bénédicte Peyrol, directrice de l'environnement de la Saur, fournisseur mondial de services de premier plan de la gestion de l’eau. Il va falloir revoir ces budgets " insiste l'experte, s'inquiétant des conséquences du changement climatique sur les infrastructures, notamment les stations d'épuration. " Cette adaptation nécessite beaucoup d'énergie pour sortir d'une norme administrative " a conclu Pierre Coppey. De quoi donner encore un peu plus de motivation au secteur pour innover et expérimenter. Léonard a d'ailleurs donné rendez-vous du 23 au 25 avril prochains pour son festival Building Beyond, lui aussi consacré à l'adaptation.

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