Bureaux bas-carbone, un atout séduction des entreprises

Rédigé par

Stéphanie Santerre - Construction21

Journaliste

907 Dernière modification le 21/02/2024 - 11:00
Bureaux bas-carbone, un atout séduction des entreprises

Qualité de services, démarche environnementale, politique RSE, flexibilité…, depuis quelques années, de nouveaux critères d’attractivité viennent arbitrer le choix des candidats, et notamment des jeunes générations, sur le marché du travail. Selon une enquête Ifop/WO2, le bureau bas carbone rejoint les aspirations. 

Parmi les prérequis des 18-35 ans, la qualité des bureaux d’une entreprise, surtout lorsqu’ils reflètent un engagement environnemental fort, entre désormais en ligne de compte, révèle aujourd’hui une enquête Ifop pour WO2, spécialiste de la promotion immobilière de bureaux bas-carbone. De sorte que « 71 % d’entre eux seraient prêts à allonger jusqu’à 15 minutes la durée de leur trajet pour des bureaux de dernière génération. »

« À un moment où les entreprises se disputent les jeunes talents et tentent de maintenir un délicat équilibre entre télétravail et travail en présentiel, elles devraient davantage réfléchir au rôle que jouent leurs bureaux en termes d’attractivité, auprès des jeunes ou futurs salariés », observe l’enquête sur « L’attrait du bureau comme lieu de travail des jeunes ». En chiffres, 92 % des jeunes estiment que l’engagement environnemental d’une entreprise est important ou prioritaire dans leur décision de la rejoindre ; 62 % considèrent que cet engagement passe par l’amélioration de la performance énergétique (autoproduction, basse consommation…) ; 40 % jugent que cet engagement de l’entreprise doit se traduire par des bureaux à haute performance environnementale (faible empreinte carbone, optimisation des ressources, emploi d’énergies alternatives, gestion circulaire des déchets et de l’eau, respect de la biodiversité…). Ils sont également 85 % à affirmer que les bureaux d’une entreprise reflètent sa performance globale, et encore plus nombreux qu’ils contribuent à la satisfaction générale des salariés et à leur performance.

Le home office a certainement contribué à accroître cette tendance, note l’étude : « Après la recherche d’un lien social avec les collègues, le critère de l’environnement de travail vient en second lieu et notamment des bureaux qui procurent du bien-être, construits en matériaux naturels et équipés de larges espaces extérieurs. Cette aspiration à travailler dans des bureaux de dernière génération, à haute performance environnementale, est même suffisamment puissante pour que 71 % des jeunes interrogés se déclarent prêts à allonger leur trajet domicile-travail, jusqu’à 15 minutes, afin de profiter d’un tel environnement. »

Quel est le bureau rêvé des jeunes ? 

  • Pour 56 % d’entre eux, la qualité des aménagements intérieurs est déterminante : espaces de convivialité, salles de réunions équipées, phone box, végétation intérieure, mobilier design…
  • Pour 49 % d’entre eux, l’immeuble doit pouvoir dispenser un certain nombre de services comme de la restauration diversifiée, des installations sportives, une crèche, des parkings vélos…
  • Pour 36 % des répondants, la qualité des bureaux doit se traduire dans les performances de l’immeuble en matière d’empreinte carbone, alors que 33 % mettent en avant la qualité architecturale du lieu (espaces extérieurs généreux, grande hauteur sous plafond, lumière naturelle) et 32 % pointent la qualité des matériaux utilisés avec notamment la présence de bois naturel et d’espaces végétalisés.
  • Pour autant, les aspirations des jeunes pour des bureaux de ce type sont encore à satisfaire, si l’on en juge par le constat qu’ils portent sur les espaces de travail d’aujourd’hui. Pour 54 % d’entre eux, les bureaux doivent encore évoluer pour répondre aux aspirations des salariés et de la société, essentiellement parce que les immeubles sont dépassés en matière de performance environnementale (55 %), qu’ils manquent d’espaces extérieurs végétalisés (53 %) et que l’aménagement des bureaux est peu propice à la convivialité et au travail collaboratif (43 %).
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