[Tribune] Vie étudiante & décarbonation : tenir compte du vecteur électricité

Rédigé par
La rédaction C21

1262 Dernière modification le 31/07/2023 - 11:35
[Tribune] Vie étudiante & décarbonation : tenir compte du vecteur électricité

Tribune, par Gabriel Salman, enseignant, chercheur et conférencier. 

Le développement des bâtiments durables est une composante essentielle des politiques énergétiques actuelles à travers le monde pour faire face au défi climatique. En effet, les bâtiments sont exposés aux effets des rayonnements solaires et de chaleur interne provenant de l’utilisation des équipements électriques.

L’utilisation des systèmes de climatisation et de chauffage pour compenser les effets de fluctuation de température, surtout dans les bâtiments à faible masse thermique, a un prix en termes d’investissement et en coût d’utilisation (surtout que les tarifs de l’électricité vont encore augmenter de 10 % au 1er août. En moyenne le surcoût serait d’un peu plus de 150 € par an par foyer). Il y a aussi un prix à payer est celui de l’impact environnemental traduit par un niveau élevé des émissions de CO2 provoqué par l’usage massif des énergies fossiles. 

Face à ces enjeux, on trouve les incitations européennes et nationales à augmenter la compétitivité des énergies renouvelables par rapport aux énergies fossiles. Par exemple, en France les parcs du photovoltaïque sont en croissance rapide depuis quelques années, vu son objectif fixé et ambitieux de porter à 23 % sa proportion d’énergies renouvelables, ainsi que de baisser à 50 % la part du nucléaire dans la production d’électricité et de chaleur*.

Plusieurs technologies peuvent répondre à ces enjeux, comme les technologies solaires, la géothermie, les Matériaux à Changement de Phase « MCP ». Les MCP sont une solution forte intéressante pour les bâtiments durables et peuvent répondre aux exigences de la Réglementation Thermique RT 2012 (limitation de la consommation d’énergie primaire des bâtiments neufs à un maximum de 50 kWhEP/m².an en moyenne), ainsi qu’à la problématique environnementale.

Aujourd’hui, il est nécessaire de sensibiliser le milieu public, et surtout les étudiants dans les différents établissements, aux différentes solutions qui permettent l’économie de l’énergie électrique et thermique, surtout que le taux de l’énergie perdue sous forme de chaleur atteint 70 % dans le monde contre 30 % utilisées. Cette sensibilisation est réalisable par la promotion de la recherche appliquée et le développement des activités des instituts dans le domaine du développement durable (construction des bâtiments durable et à énergie positive).  

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*Rapport n° 2012/20/CGEIET/SG, ministère du Redressement productif ; ministère de l’Ecologie du Développement durable, et de l’Energie  - septembre 2012
 

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