7 Défis liés à la Gestion de l’Énergie dans l’Immobilier et la Gestion des Bâtiments

Rédigé par
Elodie Guillard

Head of Marketing & Communication

112 Dernière modification le 16/01/2024 - 12:03
7 Défis liés à la Gestion de l’Énergie dans l’Immobilier et la Gestion des Bâtiments

Il est bien connu que le marché de l’immobilier est un secteur qui souffre de sa volatilité, et la spéculation immobilière est une réalité. Du statut d’investissement sûr, facile et stable, il est passé à celui d’investissement à haut risque.  Si nous ajoutons à cela l’augmentation de la demande d’énergie qui touche non seulement ce secteur mais aussi d’autres comme celui de la gestion des bâtiments ou du facility management (FM), nous pouvons nous demander quels sont les défis auxquels ces secteurs sont confrontés ?

Dans cet article, nous avons souhaité répondre à cette question.


Les Défis des Marchés Immobiliers et du Facility Management

Les sociétés immobilières travaillant avec des immeubles de bureaux et des bâtiments industriels ont vu les prix du mètre carré fortement fluctuer au cours des dernières années. Actuellement, et de manière générale dans toute l’Europe, nous pouvons observer une tendance à la hausse dans les grandes villes qui ne semble prendre fin. 

En France, le marché du Facility Management continue de croître depuis plusieurs années. En 2018, nous pouvions constater que son chiffre d’affaires avait augmenté de 4,5%, pour atteindre l’équivalent de 37 milliards d’euros. 

Il s’agit donc là d’un marché en croissance même si confronté à de nombreux défis. En effet, l’association IFMA estimait en 2016 qu’un facility manager pouvait réaliser jusqu’à 30% d’économie pour une entreprise, notamment en termes d’économies d’énergie. 

De plus, les évolutions et mutations des entreprises ou du monde du travail imposent au gestionnaire de bâtiments de faire évoluer leur offre.

Si ce besoin de flexibilité était bien connu avant l’arrivée du covid, la crise sanitaire n’a fait que renforcer ce besoin d’adaptation pour satisfaire les utilisateurs finaux.

Alors, quels défis rencontrent les marchés de l’immobilier et de la construction ? D’un point de vue macro-économique et opérationnel, voici les éléments qui ressortent :

  1. Une évolution des besoins des locataires qui recherchent des bâtiments verts/durables, sains et offrant du confort.
  2. Une législation de plus en plus contraignante en termes d’émissions et de consommation d’énergie.
  3. La nécessité de simplifier les processus pour mieux analyser les données commerciales. En effet, la quantité de documents à remplir dans le cadre de la gestion immobilière et le nombre de tâches effectuées rend le facility manager moins disponible pour l’analyse.
  4. Trouver une technologie utile et facile d’utilisation.

Avant l’arrivée de la Covid-19, plusieurs études prouvaient déjà que nous sommes de plus en plus sensibles aux bâtiments dans lesquels nous travaillons. Une grande partie de notre satisfaction vis-à-vis du travail (et de notre employeur) dépend des conditions de notre environnement. Le confort des employés est l’un des éléments clés sur lequel sera évaluée la performance d’une société de facility management. Et c’est une tendance qui se confirme d’autant plus suite à la crise sanitaire. 

Une autre transformation du secteur est induite par la législation. L’Union Européenne, par exemple, accélère les procédures pour que ses États membres puissent obliger les bâtiments à :

  • Émettre moins de gaz à effet de serre, en allant progressivement vers des bâtiments Nets Zero-Energie (NZEB).
  • Publier des données précises et vérifiées sur la performance énergétique de leurs bâtiments
  • Non seulement certifier la performance énergétique du bâtiment, mais aussi disposer d’un plan de gestion de l’énergie pour celui-ci. C’est ce qu’il s’est passé dans l’Union Européenne avec la mise en œuvre obligatoire de la Directive sur l’efficacité énergétique, en 2012.

Dans certains pays, comme en France, l’État impose des mesures qui vont beaucoup plus loin. Le Décret Tertiaire en est un bon exemple. En effet, tous les ensembles fonciers livrés après le 23/11/2018 et intégrant une activité tertiaire de plus de 1000m², devront justifier d’une réduction de leur consommation énergétique d’au moins 40% d’ici 2030.  

C’est un secteur qui doit donc investir fortement dans la technologie pour simplifier ses processus. Selon le rapport de Deloitte (en anglais), Commercial Real Estate Outlook 2018, le secteur de l’immobilier, en comparaison à d’autres secteurs d’activité, fut l’un des plus lents à adopter la technologie. De nombreuses entreprises gèrent encore leurs contrats, locations et appels d’offres sur papier. Ou bien travaillent avec des feuilles de calcul Excel pour suivre les dépenses.

Ce type de pratique empêche ainsi d’effectuer une analyse avancée des données. Pour analyser les opérations d’une année entière, cela demande de consulter le classeur, rechercher une feuille spécifique de chaque contact, la scanner, extraire les informations, etc. Et cela fait perdre un temps précieux pour l’entreprise.

Pourtant, les progrès technologiques et leur incorporation au sein du marché de l’immobilier ne cessent de se multiplier. Les fournisseurs d’énergie ont su imposer l’intégration de certaines technologies dont les sociétés immobilières et de gestion du patrimoine immobilier peuvent tirer parti en offrant des services de gestion de l’énergie.

C’est le cas des compteurs d’énergie intelligents par exemple. En 2019, l’Europe Centrale et orientale comptait environ 82% de compteurs intelligents parmi ses livraisons de compteurs d’électricité. De son côté, la France était le plus grand marché en volume avec des expéditions annuelles de près de 8 millions d’unités. Dans l’ensemble, la pénétration des compteurs d’énergie intelligents (électricité et gaz) devrait atteindre 65% en 2025, contre 40% en 2019.

L’existence de ces compteurs sur le marché est l’exemple de l’existence d’opportunités intéressantes pour les sociétés immobilières souhaitant entrer dans de nouveaux secteurs d’activité avec un investissement relativement faible. Chez de nombreux clients, il ne sera pas nécessaire d’installer des compteurs qui n’existaient pas auparavant : les compteurs intelligents couvriront leurs besoins de mesure.

N’oubliez pas que la technologie doit toujours être votre alliée, et non le contraire. Les employés des sociétés immobilières et de facility management recherchent des technologies intuitives et faciles d’utilisation qui les aident à contrôler les bâtiments et à analyser leur consommation en énergie.

Nous parlons ici d’un secteur pouvant comporter différents types d’entreprises et qui se concentrent parfois sur une grande variété de domaines :

  • Les sociétés immobilières (Real Estate) : celles-ci peuvent posséder des bureaux, des bâtiments industriels ou encore des immeubles résidentiels.
  • Les sociétés de gestion du patrimoine immobilier et des infrastructures (Facility Management) : elles se consacrent à la gestion de tous les besoins du bâtiment. Cela va de la gestion du papier hygiénique au remodelage de certaines parties du bâtiment pour l’adapter à une nouvelle unité commerciale.

Malgré leurs différences, le défi principal reste le même : la gestion énergétique de dizaines, centaines ou milliers de sites.

 

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