Immeuble bioclimatique de logements sociaux à Paris

  • Type de bâtiment : Logement collectif < 50m
  • Année de construction : 2012
  • Année de livraison : 2013
  • Adresse : 17-19 rue des Orteaux 75020 PARIS, France
  • Zone climatique : [Cfb] Océanique hiver tempéré, été chaud, pas de saison sèche

  • Surface nette : 1 785 m2
  • Coût de construction ou de rénovation : 3 750 000 €
  • Coût/m² : 2100.84 €/m2

Label / Certifications :

  • Consommation d’énergie primaire :
    49.8 kWhep/m2.an
    (Méthode de calcul : RT 2005 )
Consommation énergétique
Bâtiment économeBâtiment
< 50A
A
51 à 90B
B
91 à 150C
C
151 à 230D
D
231 à 330E
E
331 à 450F
F
> 450G
G
Bâtiment énergivore

Ce programme de construction de 20 logements sociaux dans le 20ème arrondissement de Paris, pour le compte de la SIEMP a été distingué par une mention au Prix d’architecture de l’Équerre d’argent 2013.

Cette réalisation, conforme au Plan Climat de Paris, est l’occasion de souligner l’importance d’intégrer les principes d’architecture bioclimatique, tant au niveau du site (orientations des baies, inertie…) qu’aux éléments techniques du bâtiment (ventilation simple flux à préchauffage par mur capteur, baies exposées à forte transmission solaire, stores de haute réflexion).

C’est précisément le mur capteur que cette fiche met en avant. Son principe repose sur l’utilisation de l’énergie solaire passive, absorbée et stockée en son sein, pour apporter des kWh gratuits ainsi qu’un excellent confort thermique. Le mur réchauffe ainsi l’air circulant à son contact avant d’entrer dans les logements, par tirage mécanique simple flux afin d’en renouveler l’air intérieur. Cela représente autant d’économies de chauffage normalement nécessaire pour « réchauffer » l’air entrant à température extérieure pendant l’hiver.

(c) photos Guillaume Clément

Démarche développement durable du maître d'ouvrage

Cet immeuble de vingt logements sociaux de la Société immobilière d'économie mixte de la Ville de Paris (Siemp), situé au 17 19 rue des Orteaux dans le 20e, a été distingué par une mention au prix de l'Équerre d'Argent, prix d’architecture organisé par Le Moniteur.

Signé par Armand Nouvet (BNR architectes), le bâtiment a été livré au mois de juin dernier. Il est doté d’une « double peau » bioclimatique équipée de murs capteurs, qui permet une très haute performance énergétique, et garantit un confort accru pour les locataires quelle que soit la saison, précise la mairie dans un communiqué.

Elevé en lieu et place d’un immeuble insalubre, cet ensemble de logements est implanté dans l'écoquartier Fréquel-Fontarabie qui a reçu l'un des premiers labels nationaux « Écoquartier ».

Description architecturale

A venir

Intervenants



    Bureau d'étude thermique

    SNC Lavalin



    Entreprise

    Francilia


    Autre intervenant

    BTP Consultants

    Contrôleur technique


    Autre intervenant

    GTIF


    Autres

Consommation énergétique

  • 49,80 kWhep/m2.an
  • 91,50 kWhep/m2.an
  • RT 2005

    Chauffage 24.2 Eclairage 2.1VMC 1.4Auxilaires 0.7ECS 14.8TOTAL 43.2

    En façade, la double peau vitrée, qui s'épaissit devant les séjours pour devenir véranda et micro-serre, laisse entrer les rayons du soleil jusqu’aux murs capteurs. Il s’agit de grands éléments de béton préfabriqués noirs. L'hiver, l'air préchauffé par ces capteurs et par la véranda est diffusé, par ventilation simple flux hygroréglable de type B dans les logements. L'été, des stores, à fort pouvoir réfléchissant, jouent le rôle d'interrupteur devant les capteurs, au droit de la peau vitrée extérieure. Ceci a pour effet d’éviter toute surchauffe indésirable.
    Le principe physique du mur capteur repose sur 5 propriétés : la couleur (absorption solaire), la forme (profil), l’épaisseur, le matériau et la rugosité. Le mur capteur est intégré à la double façade et représente environ un tiers de son linéaire, il est constitué d’un vitrage de transparence maximale (T e ≥ 90%, type « extra- clair »), d’une paroi captrice lourde et sombre, puis d’un isolant (de résistance thermique R ≥ 3.75 K.m²/W).
    En période de chauffe, le système fonctionne en « mur Trombe » ventilé : l’air neuf pénètre en partie basse de la peau extérieure, lèche la surface du mur capteur chaude, engrangeant ses calories et entre enfin dans le logement en partie supérieure du mur ; le tirage est mécanique (simple flux). C’est un avantage non négligeable tant sur le bilan thermique et les économies engendrées.
    Le bilan des consommations d'énergie sur le poste VMC est par conséquent extrèment faible: 3.6kWhep/m².an

Consommation réelle (énergie finale)

    43,20 kWhef/m2.an

Performance énergétique de l'enveloppe

  • 0,56 W.m-2.K-1
  • Il est important de rappeler que parallèlement à la recherche de captage d’énergie solaire (double façade vitrée, mur capteur), le projet cherche également à retenir cette énergie, d’où une isolation importante des parois. Aussi, lorsque cela est possible, l’isolation est placée à l’extérieur, de manière à limiter les ponts thermiques (R ≥ 5 Km²/W).
    Quand les procédés constructifs ne le permettent pas, une isolation par l’intérieur est mise en œuvre (R ≥ 5.3 Km²/W), doublée de rupteurs de ponts thermiques au niveau des nez dedalle (Ψ ≤ 0.25 W/ml.K). Ces rupteurs sont retrouvés au niveau de la double façade et des murs capteurs, enparallèle à la barrière isolante, constituée respectivement du double vitrage (U ≤ 1.5 W/m².K)et de l’isolant du mur capteur (R ≥ 3.7 Km²/W)).
    En toiture, l’isolation est également extérieure (R ≥ 5 Km²/W) ; en plancher bas, on distingue les planchers sur parking – isolés en sous face (R ≥ 6 Km²/W), avec une retombée verticale d’isolant d’au moins 50 cm – des planchers sur terre plein, eux aussi isolés en sous face (R≥ 5 Km²/W, isolant type verre cellulaire « foamglass » ou équivalent)

Systèmes

Emissions de GES

  • 10,00 KgCO2/m2/an

Coûts de construction & exploitation

  • 3 750 000,00

Environnement urbain

Au début des années 2000, la réhabilitation du quartier de la Réunion s'achève. Seul reste encore à rénover le quartier "Fréquel Fontarabie". Cet îlot se reconnaît à son bâti disparate et souvent dégradé : immeubles modernes et bâtiments faubouriens pittoresques se juxtaposent autour de vastes espaces vides. Le parc de logements s'avère particulièrement vétuste. Le projet Une concertation approfondie, autour d'ateliers participatifs, a été menée sur le secteur. Le dialogue entre les habitants du quartier, les associations, les maîtres d'ouvrage et les services techniques de la Ville a permis d'aboutir au projet tel qu'il se présente aujourd'hui. Il s'agit de résorber l'habitat insalubre en créant des logements répondant aux normes de confort modernes. L'école existante voit sa cour agrandie et rénovée tandis que le secteur se dote d'équipements de proximité (P.M.I, crèche) et de locaux d'activité (notamment un café). Le terrain situé au centre de l'îlot accueille un espace vert public et des espaces piétonniers. Des constructions nouvelles viennent cotoyer les anciens immeubles réhabilités. Leurs proportions et volumes étudiés permettent de recréer un tissu continu dans l'esprit du faubourg traditionnel autour de l'espace central. Enfin, l'accent est mis sur de fortes exigences en matière de développement durable et le nouveau quartier devient un éco-quartier exemplaire. Le site a été remarqué lors du concours des éco-quartiers de 2009 pour sa sobriété énegétique.

Parking

17 places de parking




Autres études de cas

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Concours