Envie le Labo : un bâtiment démonstrateur du réemploi

Construction Neuve

  • Type de bâtiment : Autre bâtiment
  • Année de construction : 2019
  • Année de livraison : 2020
  • Adresse : 10 Rue Julien Lacroix 75020 PARIS, France
  • Zone climatique : [Cfb] Océanique hiver tempéré, été chaud, pas de saison sèche

  • Surface nette : 553 m2
  • Coût de construction ou de rénovation : 1 500 000 €
  • Coût/m² : 2712.48 €/m2
  • Consommation d’énergie primaire :
    kWhep/m2.an
    (Méthode de calcul : RT 2012 )
Consommation énergétique
Bâtiment économeBâtiment
< 50A
A
51 à 90B
B
91 à 150C
C
151 à 230D
D
231 à 330E
E
331 à 450F
F
> 450G
G
Bâtiment énergivore

Ce projet a remporté la mention "Qui donne envie" des Trophées Bâtiments Circulaires 2021.

Situé au 10 rue Julien Lacroix à Paris 20e (Ménilmontant), au cœur des quartiers populaires, Envie Le Labo a pour ambition d’apporter des solutions concrètes aux citoyens pour les accompagner vers un mode de vie écoresponsable et solidaire.

Le bâtiment du réseau Envie souhaite promouvoir une économie circulaire au service des citoyens. En ossature bois à 70%, il s'étend sur trois étages. Au rez-de-chaussée, un magasin est destiné à accueillir les clients et un petit atelier de réparation permet de réparer du petit électroménager tandis que les étages supérieurs sont constitués de bureaux, d'espaces de réunion et d'animation. Sur le toit se trouve une toiture végétalisée. 

Un lieu d'échanges et d'apprentissage 

L'objectif était notamment de proposer un lieu ressource où les personnes puissent faire réparer leurs produits électroménagers mais aussi où elles puissent découvrir l'économie circulaire au service des citoyens. Ainsi, des visites pédagogiques et des ateliers thématiques gratuits autour de la lutte contre le gaspillage sont organisés pour encourager les échanges autour de l'économie circulaire. Toujours dans cette même optique, 44 balises disséminées dans le bâtiment permettent d'expliquer aux visiteurs la composition ainsi que la provenance des matériaux et objets réemployés/réutilisés et recyclés. Elles sont répertoriées sur des plans d'étage situés à chaque niveau pour faciliter leur repérage. 

Une forte intention de réemploi

Issu des fins de stock d'entreprises de chantier et de dons dans le cadre de déconstructions (briques, sanitaires, miroirs...), un engagement fort de la Fédération Envie était de choisir majoritairement si ce n'est uniquement des matériaux issus du réemploi. Au total, 19,6 tonnes d'éléments neufs ont pu être évitées. Une grande partie des éléments viennent de la région Ile-de-France (ou tout au plus 120km) toujours dans une volonté de s'approvisionner en circuits courts.

Démarche développement durable du maître d'ouvrage

Porté par la Fédération Envie, association à but non lucratif, le projet a choisi de ne pas s'inscrire dans une démarche de certification pour des raisons économiques.

Il était en revanche essentiel pour Envie de démontrer qu'il est possible de construire et d'aménager des lieux plus respectueux de l'environnement avec un budget resserré.

Un fort engagement pour un bâtiment sobre et écologique

En tant qu'acteur pionnier de l'économie circulaire depuis 1984, il était essentiel qu'Envie Le Labo soit le reflet des valeurs et du savoir-faire du réseau Envie.

Trois leviers ont pu été actionnés pour un bâtiment circulaire :

- Réduire grâce à des finitions brutes (peu de peinture, pas de faux plafond, peu de plinthes et coffrages)

- Réemployer des matériaux de construction et d'objets sans transformation : portes, poignées, radiateurs, sanitaires, éviers, briques...

- Réutiliser des matériaux pour fabriquer du mobilier et des cloisons (comptoirs, verrière, table basse, etc)

D'après le bilan de la circularité du bâtiment réalisé par le bureau d'étude Evea avec le soutien de l'ADEME Ile-de-France portant sur le second oeuvre et l'aménagement du bâtiment :

  • 6,9 tonnes d'éléments neufs n'ont pas été utilisés grâce à l'évitement de matériaux (matières non jetées en fin de vie du bâtiment car non mises en oeuvre)
  • 2,3 tonnes d'éléments neufs ont été évités grâce à la réutilisation (matières conservées et utilisées à nouveau pour un usage différent)
  • 10,4 tonnes d'éléments neufs évités grâce au réemploi (matières non jetées et utilisées une nouvelle fois pour leur usage d'origine)

Au total, ce sont 19,6 tonnes d'éléments neufs qui ont pu être évités.

Le taux de recyclage des matériaux s'élève à 6,1 tonnes, ce qui est non négligeable. 

Par ailleurs, une toiture végétalisée a été installée : elle permet la rétention d'eau de pluie, de garder une température plus fraîche en période de canicule ainsi que de favoriser la biodiversité en son sein.

Un approvisionnement local et en faveur de l'économie sociale et solidaire

Une grande partie de l'apprivisionnement en matériaux s'est fait en circuit court :

au total 59% des matériaux utilisés pour le second oeuvre et l'aménagement intérieur proviennent de France dont 35% d'Ile-de-France.  La majeure partie des matériaux choisis pour fabriquer le mobilier et les cloisons a parcouru moins de 120km. En tout, plus de 180 meubles d'occasion et appareils électroménagers rénovés ont été achetés localement. 

Certains des isolants sont également biosourcés tandis que d'autres sont en coton recyclé.

Envie a eu recours à deux chantiers éducatifs et deux chantiers d'insertion ainsi qu'à une menuiserie de l'Economie Sociale et Solidaire locaux pour fabriquer à partir de matériaux de récupération les mobiliers et cloisons sur mesure.

Description architecturale

Le bâtiment a une ossature en bois avec 70% de sa structure qui est issue de forêts gérées durablement (PEFC). De la même façon, un bardage en bois recouvre les façades extérieures composé de bois de récupération (4 essences différentes provenant de fins de chantier). 

Les 30% restants sont en parpaings pour des raisons économiques.

La déconstruction du garage historique n'a malheureusement pas permis de récupérer de matériaux. La dalle d'origine n'a pas non plus être conservée comme prévu, pour des raisons de fondations.

De grandes baies vitrées et fenêtres et de belles hauteurs de plafond favorisent un éclairage naturel, ce qui est également bénéfique en termes d'économies d'énergies.

Peu de finitions permettent d'éviter les faux plafonds, les plinthes et les coffrages. Très peu de peintures ont été utilisées : tous les murs en fermacell, briques et parpaing ont été conservés bruts. 

Une cloison placée en mezannine, et fabriquée à partir de 39 hublots de lave-linges et le bois issu d'une ancienne poutre et d'anciennes fenêtres, constitue la pièce maîtresse du bâtiment en tant que démonstrateur de l'économie circulaire.

Et si c'était à refaire ?

Nous nous ferions accompagner par une AMO réemploi.

Plus de détails sur ce projet

 https://www.envie.org/envielelabo/
 https://www.construction21.org/france/articles/h/retour-d-experience-envie-le-labo-le-reemploi-a-tous-les-etages.html
 http://materiauxreemploi.com/envie-le-labo-un-nouveau-batiment-demonstrateur-du-reemploi-dans-le-20e-arrondissement-de-paris-visite-par-hannah-hofte/

Crédits photo

Tarik YAICI

Maître d'ouvrage

    Fédération Envie

    Nesrine DANI

Maître d'œuvre

    Urban Act

    Alexandre BOUTON

Intervenants

    Entreprise

    Union Technique du Bâtiment (UTB)

    Thomas Coquin

    Entreprise générale


    Autre intervenant

    Studio Idaë

    Isabelle DAERON

    Conception plans d'aménagement, design signalétique, scénographie, parcours pédagogique, enseignes extérieures, identité graphique


    Autre intervenant

Mode contractuel

Forfaitaire clé en main

Consommation énergétique

    RT 2012

Systèmes

    • Chaudière gaz individuelle
    • Chauffe-eau électrique individuel
    • Pompe à chaleur réversible
    • VMC hygroréglable (hygro B)
    • Aucun système de production d'énergies renouvelables

Démarche biodiversité

    Le bâtiment Envie Le Labo se situe dans le 20ème arrondissement, quartier populaire de Paris en veille active (quartier Belleville-Amandiers), à Ménilmontant. Auparavant se trouvait un garage inexploité sur un niveau à cet emplacement.

    La Fédération Envie a bénéficié d'une opportunité d'accès au foncier à travers la mise en place d'un bail à construction de 40 ans avec Paris Habitat.

    L'emplacement correspondait tout à fait à nos attentes, dans un quartier avec une forte mixité sociale et très dynamique en termes d'initiatives citoyennes.

    C'était d'ailleurs une forte volonté des citoyens du 20e de voir grandir un nouveau lieu associatif plutôt qu'un projet d'implantation de supermarché.

    Par ailleurs, en termes de déconstruction, il n'y avait qu'un garage sur un niveau existant.

     

Coûts de construction & exploitation

  • 1 500 000

Réemploi (même usage) / Réutilisation (changement d'usage)

    • Façades
    • Serrurerie-Metallerie
    • Menuiseries intérieures
    • Revêtements de sol
    • Cloisons
    • Plomberie
    • autres..

    REVÊTEMENTS DE SOLS ET MURAUX

    Revêtements de sols souples réemployés

    Revêtements de sols durs : carrelages réemployés

    Revêtements muraux durs : crédences et faïences murales réemployées

    CLOISONS ET MENUISERIES INTÉRIEURES

    Cloisons intérieures : briques réemployées et cloisons fabriquées à partir de hublots de lave-linge, de bois, de fenêtres et de verre réutilisés

    Menuiseries intérieures : portes et poignées de porte

    EQUIPEMENTS

    MOBILIER ET ÉLECTROMÉNAGER :

    - lave-vaisselle, machine à café, réfrigérateur, tables, bureaux, chaises, fauteuils, fauteuils de bureaux, tabourets, armoires

    - mobilier sur mesure fabriqués à partir de 100% de bois, de polycarbonate récupéré et de tambours de lave-linge : comptoirs, étagères, bibliothèque, table basse, meubles bas

    BARDAGE/ISOLATION

    Bardage : bardage en bois réemployé

    REVÊTEMENTS DE SOLS ET MURAUX

    Revêtemens de sols souples :  44% de moquettes réemployées soit 0,7 tonnes de matériaux réemployés soit 182m2

    Revêtemens de sols durs : 100% des carrelages réemployés soit 26m2

    Revêtemens muraux durs :100% des crédences et faïences murales réemployées soit 14m2

    CLOISONS ET MENUISERIES INTÉRIEURES

    Cloisons intérieures : 8,7% (en masse) de cloisons fabriquées à partir de matériaux réutilisés (bois, verre, fenêtres) et réemployées (briques) soit 3,5 tonnes.

    Menuiseries intérieures : 8% de portes et poignées réemployées soit 0,78 tonnes soit 5 portes standard et 3 poignées de porte.

    EQUIPEMENTS

    MOBILIER ET ÉLECTROMÉNAGER : 73% (en masse) sont issus du réemploi (64%) et de la réutilisation (9%), ce qui représente 204 items au total (dont 180 issus du réemploi et 24 items issus de la réutilisation).

    Equipements de plomberie : 18% (en masse) des radiateurs réemployés soit 0,1 tonnes réemployées ou 3 radiateurs à eau en acier

    Equipements sanitaires : 75% réemployés : WC, lavabos, mitgeurs, évier de cuisine et évier professionnel soit 0,15 tonnes réemployées, soit 1 évier de cuisine avec meuble encastré,  1 évier professionnel (type plonge), 1 WC, 1 lavabo, 3 mitigeurs, 1 barre PMR et 2 miroirs.

     

    Taux total de matériaux réemployés = 31% 

    BARDAGE/ISOLATION

    Bardage : 90% du bardage est issu du réemploi soit 2,4 tonnes (=211m2)  : Il s’agit de bois issu de 4 essences différentes.

     

    REVÊTEMENTS DE SOLS ET MURAUX

    Revêtements de sols souples : 44% (en surface) de matériaux réemployés. Il s'agit de moquette fabriquée à partir de 42% de matière première recyclée neutre en carbone issue de fin de stocks du fournisseur.

    Revêtements de sols durs : 100% des carrelages réemployés issus de fins de stocks de chantiers franciliens.

    Revêtements muraux durs : 100% des crédences et faïences murales réemployées issues de fins de stocks de chantiers franciliens.

    CLOISONS ET MENUISERIES INTÉRIEURES

    Cloisons intérieures : 8,7% (en masse) de cloisons fabriquées à partir de matériaux réutilisés (bois, verre, fenêtres) et réemployées (briques) provenant d'Ile-de-France.

    Menuiseries intérieures : 8% de portes et poignées réemployées issus de fins de stocks de chantiers franciliens.

    EQUIPEMENTS

    Mobilier et électroménager : 73% (en masse) sont issus du réemploi (64%) et de la réutilisation (9%), ce qui représente 204 items au total (dont 180 issus du réemploi), tous récupérés en Ile-de-France.

    Équipements de plomberie : 18% (en masse) des radiateurs réemployés issus de fins de stocks de chantiers franciliens.

    Équipements sanitaires : WC, lavabos, barre d'appui et miroirs issus de la déconstruction de l'ancien site de l'Ecole Centrale de Chatenay Malabry, mitigeurs issus de fins de stocks d'un chantier à Paris, évier de cuisine issu de la base vie du chantier et évier professionnel acheté auprès d'une plateforme en ligne.

    BARDAGE/ISOLATION

    Bardage : 90% du bardage est issu du réemploi : Il s’agit de bois issu de 4 essences différentes provenant de fins de stocks de chantiers franciliens.

Eco-conception

  • 31 %
  • Les revêtements souples de sols souples sont sous forme de dalles de moquettes et de vinyls. Cela permet de remplacer facilement une dalle dédommagée et de pouvoir les réutiliser en fin de vie dans ce bâtiment. Toute la moquette a été posée avec un système d'adhésifs double face sans colle TacTiles permettant de favoriser leur réemployabilité.

    Les mobiliers sur mesure type comptoirs et maubles bas ont été posés sans colle.

    L'ensemble des équipements sanitaires et des radiateurs ont été posés de manière à pouvoir être facilement déposés.

    Nous avons souhaité favoriser l'économie de fonctionnalité pour nos luminaires via notre partenaire Signify mais les subventions dont nous disposions pour le budget d'investissement du bâtiment ne rendaient malheureusement pas éligibles ce modèle.

    Nous avons choisi un modèle de leasing pour nos équipements de vidéoconférence installés.

    Sur le second oeuvre et l'aménagement du bâtiment, nous avons pu avoir recours à 6,1 tonnes de matières recyclées (14%) dont :

    - des panneaux en fermacell en guise de cloisons composées de 15 à 20% de matières premières recyclées

    - de la peinture fabriquée à partir de 70% de peintures recyclées

    - des plaquages décoratifs de meubles fabriqués à partir de 100% de plastique recyclé

    - des sols souples : moquettes fabriquées à partir de 42% de matières premières recyclées et des sols en vinyls à partir de 39% de matières premières recyclées.

    - des isolants Métisse RT

    N'ayant pas étudié la recyclabilité des éléments du bâtiment, nous pouvons notamment citer les structures métalliques en acier utilisées pour les espaces de vente qui sont réutilisables car modulaires et recyclables.

    Les revêtements de sols souples sont sous forme de dalles de moquettes et de vinyl. Cela permet de remplacer facilement une dalle dédommagée et de pouvoir les réutiliser en fin de vie dans ce bâtiment.

    Par ailleurs, les trois étages disposent de grands espaces ouverts avec peu de cloisons, ce qui facililterait des modifications en termes d'usage.

    La structure du bâtiment est à 70% en bois PEFC.

    Les luminaires fournis par l'industriel Signify sont labellisés "compatibles économie circulaire" : l'accessibilité de leurs pièces de rechange et l’évolutivité de leurs composants permettent de prolonger les durées de vie des produits. lls sont conçus pour durer longtemps...

    En ce qui concerne les revêtements décoratifs SAS Minimum, ils sont fabriqués localement à Pantin à partir de 100% de plastique recyclé.

     

     

Bilan environnemental

    En termes de déchets, nous avons pu éviter d'avoir recours à 19,6 tonnes d'éléments neufs à travers des finitions brutes, le réemploi et la réutilisation.

    CF bilan de circularité de type MFA par Evea 

    Le réemploi des matériaux sur ce projet (hors cloisons et mobilier réutilisé) a permis d'éviter :

    L'émission de 15,7 tonnes eq CO2

    La consommation de 4031 m3 d'eau

    La production de 12 tonnes de déchets 

Réplicabilité et Innovation

    Le réemploi a été intégré dans les CCTP sous forme de paragraphe dédié définissant les catégories d'éléments qui pourront être réemployés (identifiés sur les plans guide PRO/DCE) et les modalités de sourcing.

    Nous n'avons néanmoins pas créé de lot spécifique ni eu recours à un AMO Réemploi.

    Au moment de démarrer le second oeuvre du bâtiment, une liste plus précise des éléments à réemployer a été définie par le maitre d'oeuvre. L'entreprise générale a fait un travail de sourcing dans leurs stocks de fins de chantiers franciliens.

    Pour les éléments manquants, face aux contraintes de planning et à l'importance du réemploi dans le projet, c'est la maîtrise d'ouvrage qui a endossé le rôle de recherche.

    Pour les éléments de construction, l'entreprise générale a assuré la logistique.

    Pour l'aménagement intérieur, les menuiseries solidaires s'occupaient elles-même de récupérer le bois et autres matières dont elles allaient avoir besoin.

    Certains mobiliers et matériaux ont été stockés temporairement dans nos anciens locaux et par nos fournisseurs en attendant de pouvoir les installer/poser dans le bâtiment.

    Les principaux freins que nous avons identifié sont  :

    - l'accès à l'information : qu'est ce qui peut être réemployé ? Où trouver ces matériaux ? Le bouche à oreille a finalement bien fonctionné. Des acteurs diversifiés (acteurs de la déconstruction, plateformes, industriels, l'Ifpeb et acteurs de l'ESS) ont bien voulu prendre du temps pour chercher au sein de leurs chantiers et réseaux.

    - le manque de culture du réemploi de la part des acteurs du bâtiment : il a été nécessaire en réunions de chantier d'insister et d'expliquer régulièrement le projet et les enjeux. Le bilan de circularité qui a été mené en parallèle et un peu en avance sur la finalisation des travaux nous a incité à respecter les objectifs de réemploi et de réutilisation qui avaient été définis.

    - les questions assurantielles et du bureau de contrôle qui diffèrent selon les interlocuteurs et les projets : nous avons dû expliquer notre démarche au bureau de contrôle dans le cadre d'une réunion spécifique pour qu'ils s'adaptent.

    - l'accès aux produits au bon moment et le temps de sourcing considérable => la perséverance fut clé pour le maitre d'ouvrage qui a joué le rôle d'un AMO Réemploi.

     

     

     

Economie sociale et solidaire

    Il était important pour Envie de collaborer avec d’autres acteurs solidaires. Nous avons fait appel à 9 structures de l'économie sociale et solidaire.

    Une partie du second œuvre a été fabriquée par des chantiers d’insertion et des chantiers éducatifs, à l’instar de la verrière du rez-de-chaussée, composée de bois et verres récupérés puis assemblés spécifiquement pour le bâtiment, ou encore des comptoirs du rez-de-chaussée et des meubles de cuisine fabriqués à partir de bois récupérés par le chantier d'insertion Initiatives Solidaires qui a également fabriqué les meubles de cuisine.

    Les appareils électroménagers ont été fournis par Envie.

    Des meubles bas ont été fabriqués par le chantier d'insertion d'Emmaus Défi.

    Atelier TAC a fabriqué des étagères, des bibliothèques et une table basse.

    Enfin, deux chantiers éducatifs animés par Extramuros et la Fondation Jeunesse Feu Vert ont permis de fabriquer les comptoirs d'accueil et de l'atelier et des bancs et jardinières.

    Nous avons également collaboré dans le cadre de notre approvisionnement en mobilier de réemploi avec Label Emmaus, Co-recyclage et Emmaus Coup de main.

Raisons de la candidature au(x) concours

Envie Le Labo se distingue par une construction et un aménagement sobre et écoreponsable :

  • En limitant nos besoins fonctionnels et esthétiques à l’essentiel (finitions brutes) et en privilégiant autant que possible la récupération (réemploi et réutilisation), nous avons pu éviter d’avoir recours à 20 tonnes d’éléments neufs, soit 45% de la totalité des matériaux et objets destinés à l’aménagement intérieur de ce bâtiment. Ce sont notamment les éléments ci-dessous avec une provenance de moins de 120km qui ont pu être réemployés et réutilisés :
    • Le bardage extérieur, issu d’une fin de stock de l’entreprise générale. Les façades ont ainsi été redessinées à partir des 4 essences et des dimensions des éléments disponibles;
    • La cloison séparative bureau-magasin réalisée avec 39 hublots de machines à laver, des anciennes fenêtres et des poutres en chêne de 1910;
    • Une verrière en 4 parties fabriquée par un chantier d'insertion à partir de bois et de verre récupéré au musée de Cluny;
    • Des moquettes provenant de fin de stock de l’entreprise “Interface” ;
    • Des WC et appareils sanitaires issus de l’ancienne école centrale à Chatenay-Malabry (fournis par l’association Réavie et Eiffage Aménagement) et de la base vie ;
    • Des éviers de cuisine et professionnel réemployés ;
    • Des carrelages et faïences issus de fin de stock de chantiers ;
    • Des cloisons vitrées formées de fenêtres de réemploi ;
    • Des radiateurs de seconde main ;
    • Des briques issues d’une déconstruction à Aubervilliers, trouvées via la plateforme Cycle-Up ;
    • De nombreux éléments de mobiliers récupérés via des réseaux associatifs comme Emmaüs ;
    • Des portes et des poignées récupérées dans le cadre de déconstructions.

Un bilan de la circularité du bâtiment a été réalisé par le bureau d’étude Evea, avec le soutien de l’ADEME Ile-de-France. D’après cette étude :

  • Grâce à l’évitement de matériaux (matières non jetées en fin de vie du bâtiment car non mises en œuvre), 6,9 tonnes d’éléments neufs ont été évités.
  • Grâce à la réutilisation (matières non jetées et utilisées à nouveau pour un usage différent), 2,3 tonnes d’éléments neufs ont été évités.
  • Grâce au réemploi (matières non jetées et utilisées à nouveau pour leur usage initial), 10,4 tonnes d’éléments neufs ont été évités.
  • Le taux de matières premières recyclées sur le périmètre second oeuvre du bâtiment s'élève à 14% soit 6,1 tonnes. 

Par ailleurs, 70% de la structure du bâtiment est en bois PEFC. 

Le bâtiment dispose également d'une toiture végétalisée permettant de baisser la température lors des canicules ainsi que d'éviter la saturation du réseau d'égout. 

Enfin, un approvisionnement local a été privilégié avec une provenance francilienne à hauteur de 35% en masse (soit 13,2 tonnes) des matériaux utilisés pour le second oeuvre et le recours exclusif à des acteurs de l'économie sociale et solidaire pour la fabrication des mobiliers sur mesure circulaires.

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Bâtiments tertiaires / prix de la construction neuve

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