Collège 400 de Païamboué

Construction Neuve

  • Type de bâtiment : Ecole, collège, lycée ou université
  • Année de construction : 2015
  • Année de livraison : 2016
  • Adresse : Koné, Province Nord 98860 NOUVELLE-CALéDONIE, France
  • Zone climatique : [Aw] Tropical humide avec hiver sec.

  • Surface nette : 3 470 m2
  • Coût de construction ou de rénovation : 15 500 000 €
  • Coût/m² : 4466.86 €/m2
  • Consommation d’énergie primaire :
    30 kWhep/m2.an
    (Méthode de calcul : Autre )
Consommation énergétique
Bâtiment économeBâtiment
< 50A
A
51 à 90B
B
91 à 150C
C
151 à 230D
D
231 à 330E
E
331 à 450F
F
> 450G
G
Bâtiment énergivore

​En service depuis la rentrée scolaire de février 2016, le collège de Païamboué est situé sur la commune de Koné, en Province Nord de la Nouvelle Calédonie. Dimensionné pour accueillir 400 élèves (avec une réserve foncière permettant un extension rapide à 600 élèves), il se compose de six bâtiments à fonctions pédagogiques et administratives, ainsi que d'un plateau sportif. Ce projet, particulièrement innovant sur le territoire, a fait l'objet d'une démarche de labellisation locale QEC (pour Qualité Environnementale Calédonienne) portée notamment par l'ADEME et le gouvernement de la Nouvelle Calédonie. 

De ce fait, il a été intégré, dès la conception du projet, des critères forts de développement durable, qui portent principalement sur deux axes : l'utilisation de matériaux aux caractéristiques localement innovantes et durables, ainsi que l’adaptation aux contraintes topographiques, hydrauliques et aérauliques du foncier concerné. Le premier axe s'est traduit par l'emploi de techniques telles que le béton de terre banché (objet d'une Atex de type b avec le CSTB) et l'ossature bois, à l'aide de matières premières exploitées localement. L'objectif étant d'obtenir un bilan carbone bas et une qualité thermique à l'utilisation tout en minimisant les apports de climatisation. 
Le deuxième en organisant l'implantation des bâtiments de part et d'autre d'un talweg, sur les points hauts, le foncier étant caractérisé par une cuvette (respect du terrain naturel, gestion des eaux pluviales, ventilation naturelle). Une passerelle métallique permettant de communiquer entre les deux "zones".

Démarche développement durable du maître d'ouvrage

- objectifs : intégrer une démarche de labellisation environnementale locale à un projet structurant pour son territoire, et au delà, pérenniser l'intégration des critères de développement durable dans les projet de construction d'équipements publics sur la zone VKP - traduction dans le projet : utilisation d'un matériau innovant et exploité localement (béton de terre stabilisé) afin de réduire les circuits d’approvisionnement, le bilan carbone et à terme les coûts, travail sur les caractéristiques thermiques et sur l’adaptation maximal des constructions et de l'aménagement d'ensemble au terrain naturel - c'est la première fois qu nous poussons autant l’exercice sur l'un de nos chantier, première également pour la province nord et quasiment pour la Nouvelle Calédonie, territoire insulaire sur lequel l'évolution des pratiques (que ce soit en termes de culture ou de filières économique) en matière de construction est particulièrement compliquée - une réussite totale du projet, que ce soit dans la qualité de vie pour l’utilisateur (en service de puis 5 mois), de déroulement du chantier, de communication sur les procédés, de qualité esthétique, mis à part peut être pour les couts (aspect prototype)

Description architecturale

6 bâtiments (3 en ossature bois, 3 en béton de terre stabilisé) implantés sur 2 points hauts d'un foncier en cuvette, avec conservation du talweg central végétalisé pour la gestion des eaux pluviales . Choix des orientations pour une ventilation naturelle optimale. Terre exploitée localement, travaillée sur le chantier, bois issu de coupe située dans un rayon de 50 km, sciage et traitements locaux.

Opinion des occupants

confort optimal, notamment dans un cadre scolaire (thermique et phonique), cadre naturel exceptionnel, peu de sols artificialités, le point de vigilance sur la gestion des eaux pluviales (même avec des précautions, construire autour d'un talweg comporte toujours quelques risques)

Et si c'était à refaire ?

Nous avons déjà intégré le béton de terre stabilisé dans nos projets suivants. L’objectif est de monter une véritable filière alternative, à moyen ou long terme bien sur. Cela reste un procédé confidentiel, même à l'échelle e la Nouvelle Calédonie.

Plus de détails sur ce projet

 http://terra-award.org/project/college-paiamboue/

Intervenants

    Maître d'ouvrage délégué

    SAEML Grand Projet VKP

    Ange Marie BENOIT, Directeur Général, [email protected], + 687 47 58 04

Mode contractuel

Contractant général

Consommation énergétique

  • 30,00 kWhep/m2.an
  • 50,00 kWhep/m2.an
  • Autre

Performance énergétique de l'enveloppe

  • 1,00 W.m-2.K-1

Systèmes

    • Aucun système de chauffage
    • Pompe à chaleur
    • Solaire thermique
    • Roof-top
    • Ventilation naturelle
    • Solaire thermique
    • Pompe à chaleur

Solution

    béton de terre stabilisé

    ALTERNATIVE CONSTRUCTIONS

    Clovis MUTIN

    Gros œuvre / Structure, maçonnerie, façade

    mélange de terre criblée, de ciment et d'eau, banché et stabilisé au compresseur manuel, mis en oeuvre entre deux banches sur une épaisseur de 40 cm et en couches sucessives de 60 cm de hauteur

    première en Nouvelle Calédonie, ATex de type b sur ce projet

Environnement urbain

zone périurbaine en fort développement, prédominance de l'habitat et des équipements publics, proximité d'un axe de circulation structurant, absence de stratégie d'aménagement globale, zone de future urbanisation encore caractérisée par de grands espaces naturels

Qualité environnementale du bâti

  • Biodiversité
  • Chantier (incluant déchets)
  • acoustique
  • confort (olfactif, thermique, visuel)
  • gestion de l'eau
  • procédés de construction
  • produits et matériaux de construction

Raisons de la candidature au(x) concours

Le contexte local : territoire insulaire de l'océan pacifique, climat de type tropical, isolement du site par rapport à la capitale Nouméa (contrainte dans l'acheminement de matériaux et de leur coût). A partir de ce constat, le projet présente les points forts suivants :​- utilisation de matériaux écologiques et innovants localement : béton de terre banché (utilisation de terre extraite "sur place", affranchissement de la filière béton traditionnelle, caractéristiques thermiques notoires) et ossatures bois (murs et résilles brises soleil),- réflexion poussée sur l'isolation des bâtiments et la ventilation naturelle par rapport au climat (réduction maximale de la présence des climatiseur et donc de la consommation électrique), - respect maximal de la topographie naturelle du terrain en forme de talweg, notamment pour une gestion des eaux pluviales efficiente et une orientation optimale par rapport au vents dominants : construction des bâtiments sur les deux points eaux du terrain en forme de cuvette et conservation en l'état du talweg central, végétalisé à l'origine. Minimisation des déblais/remblais.

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Auteur de la page

  • Adrien BOUJU

    Chargé d'opération

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