Rencontre avec Charlène BEAUDAIRE, Murmur Réemploi

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NOVA BUILD

L'écoconstruction est notre avenir

2726 Dernière modification le 27/03/2023 - 11:21
Rencontre avec Charlène BEAUDAIRE, Murmur Réemploi


Murmur réemploi est un acteur de l’économie sociale et solidaire engagé pour faire évoluer les pratiques dans les secteurs de l’aménagement et de la construction. Elle accompagne les maîtrises d’ouvrage, mais aussi les maîtrises d’œuvre ou les entreprises, dans leurs projets incorporant du réemploi.

Bonjour Charlène BEAUDAIRE, comment allez-vous dans cette période de crise sanitaire et diplomatique, doublée d’incertitudes économiques, sans oublier la crise climatique qui s’accentue ?

Bonjour à vous également. La crise sanitaire est survenue juste après avoir créé ma première entreprise La belle ère, dont j’ai été amené à décaler le lancement.

Depuis, l’activité se porte bien puisque j’ouvre une nouvelle page à cette activité. Mon domaine étant le réemploi, nous sommes effectivement très impactés par la crise des matériaux, mais pour nous c'est plutôt dans un sens positif. Cette période peut représenter un effet de levier pour des changements de pratique.

Pouvez-vous vous présenter, et nous communiquer vos 3 points forts personnels et professionnels ?

Je pense que je suis à la fois déterminée et passionnée par le sujet que je porte, celui du réemploi des matériaux. Je ne lâche pas le morceau !

Je pense également être quelqu'un d'adaptable et créative, capable d’ouvrir une page blanche, de prendre des risques, et qui essaye d'embarquer tout le monde sur une pratique ou tout est à réinventer.

Ma manière de travailler consiste à pousser les sujets.

Pouvez-vous nous raconter pourquoi vous avez créé votre structure dans le domaine du réemploi ?

J’ai à l'origine une formation d’ingénieure en éco-bâtiment, à l’Ecole des métiers de l'environnement de Bruz (près de Rennes-35).

J’ai travaillé ensuite chez Green affair à Paris comme AMO environnement. J’y suis restée 7 ans. J’y ai développé le sujet de l’économie circulaire durant les dernières années. J’ai participé aux émergences sur ce sujet à Paris, j'ai pu intégrer des groupes de travail, avoir des premiers retours d’expérience et testés des méthodologies pour la réalisation de diagnostic ressources par exemple.

Je suis originaire de Rennes, et comme beaucoup, j’ai voulu revenir dans l'Ouest. C'était en 2019, et j’ai constaté qu’à cette époque il n’y avait pas vraiment d’emplois, en AMO réemploi dans notre région. C'est alors que mon ancien manager m’a conseillé de me lancer et de créer ma propre activité : La belle ère. C’est ce que j’ai enclenché en m'installant à Nantes en octobre 2019. En parallèle, j’ai eu la chance de travailler 6 mois avec Simon Davies et son équipe d’AIA environnement avec lesquels je suis restée en contact.

La belle ère a été un projet riche et stimulant. Au bout de 3 ans d'activité sur le territoire, j’ai voulu me lancer dans un nouveau projet en collectif, avec deux associés : Noémie Colleu et François Pigeon.

Notre projet est la création d’une SAS (Société par Actions Simplifiée) de l’ESS pour préfigurer une SCOOP (ou SCIC - Société coopérative d'intérêt collectif), cette nouvelle structure s’appelle Murmur Réemploi. Nous sommes présents à Rennes et à Nantes.

Pouvez-vous présenter l’activité de La belle ère et celle de Murmur Réemploi ?

La Belle Ere était une société de conseil en économie circulaire et en réemploi des matériaux. Elle accompagnait les maîtrises d’ouvrage, mais aussi les maîtrises d’œuvre ou les entreprises, dans leurs projets incorporant du réemploi.  Ce qui m’intéresse est d’aller au-delà du diagnostic et mettre en place de véritables démarches de réemploi sur site, en phase opérationnelle.

Quant à la nouvelle société Murmur Réemploi, elle s’inscrit dans la continuité de La belle ère : du conseil et de la coordination, et vient s’ajouter également une nouvelle brique : faire de l’achat/revente avec une possibilité de stockage, ainsi qu'à élargir le périmètre sur les équipements et le mobilier professionnel.

Elle a 3 domaines d'action : le conseil, la coordination et la récupération et redistribution de matériaux.

Nous allons continuer à développer la coordination de chantier pour l’évacuation et l’organisation des flux, l’animation des acteurs et des partenaires, ainsi que et la collecte. Cela pourra passer par exemple par l’organisation des ressourceries éphémères que j’anime déjà et qui me tient beaucoup à cœur.

Le scénario le plus vertueux est le réemploi sur site. Nous accompagnons les entreprises à toutes les étapes y compris dans la dépose et la repose directement sur les chantiers et pour ce volet je m’appuis souvent sur des partenaires locaux comme par exemple OCEAN, ARTICONNEX, Ecrouvis. Le but est de travailler avec l’écosystème du réemploi présent sur le territoire.
 

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