SolidCity : la ville intelligente en s’appuyant sur l’infrastructure existante

SolidCity : la ville intelligente en s’appuyant sur l’infrastructure existante

Rendre une ville intelligente ne demande pas forcément des budgets énormes. Afin de favoriser le retour sur investissement, SolidCity a pris le parti d’utiliser les infrastructures existantes pour installer des boîtiers de capteurs interconnectés. Ces derniers permettent d’analyser le trafic et de piloter l’éclairage public. Découverte avec Ton Dreves, le CEO de la structure innovante.

Quelle solution pour la smart city propose SolidCity ?

En développant SolidCity, notre réflexion était la suivante : comment utiliser au maximum les infrastructures présentes pour transformer des villes même de petite taille en des smart cities plus sûres et confortables ? 

En quoi la ville intelligente est durable pour vous ?

Nous avons donc développé des modules munis de capteurs qui s’accrochent au x lampadaires et au mobilier urbain. Sans investissement conséquent les villes peuvent ainsi développer une gestion plus responsable de leurs ressources et de leurs flux de mobilités. Ce dispositif est doublé d’une solution de traitement des informations, personnalisée selon le client.

En aidant les villes à avoir une gestion plus responsable de l’énergie, la consommation est réduite d’environ 20%. Ce qui réduit d’autant leur impact carbone. Ce dernier peut aussi être abordé de manière indirecte, au travers de la mobilité. Nous offrons ainsi la possibilité de piloter en temps réel le trafic et de limiter les embouteillages. Cela permet à la fois de limiter la pollution et d’optimiser les interventions des services municipaux.

Techniquement comment récoltez-vous des données ?

Notre solution se présente sous la forme d’une petite boite renfermant différents capteurs. Ceux dédiés aux mouvements classent les objets, personnes et informations qu’ils détectent. La principale innovation est l’absence d’identification des dits objets, ce qui permet de préserver la vie privée et de se plier à des régulations très strictes en termes de protection de la vie privée dans les espaces publics. Pour la mobilité par exemple, la classification des données se fait en fonction du volume de l’objet détecté, sa position, son sens ou sa vitesse de déplacement. Pour l’éclairage, nous sommes en mesure de l’adapter en fonction de la luminosité. Nous prenons notamment en compte la force du clair de lune dans une zone, afin d’optimiser encore davantage l’usage de la lumière artificielle. Les différents modules sont interconnectés afin de créer une cartographie complète de la ville.

Quels sont les types de clients que vous visez ?

Aujourd’hui nous menons des expérimentations à Zoetermeer au Pays-Bas. Cette ville de 125 000 habitants est assez représentative de la cible que nous visons. Nous sommes en effet en mesure d’intervenir sur des villes allant de 50 000 à environ 500 000 habitants. Le marché est énorme, car 90% des personnes vivent dans de petites ou moyennes agglomérations. Nous sommes sur une recherche de clients européens ou situés aux Etats-Unis, dans la mesure où nous connaissons les régulations de ces pays en ce qui concerne les données récoltées.

 

 

Propos recueillis par Construction21, la rédaction

 

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  • Hortense BECHEUX

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