Se chauffer à bas coût avec un réseau de chaleur alimenté aux énergies renouvelables

Se chauffer à bas coût avec un réseau de chaleur alimenté aux énergies renouvelables

La fédération des services énergie environnement (FEDENE) a publié son enquête annuelle sur les réseaux de chaleur et de froid. L’occasion de préciser que ces réseaux sont alimentés à plus de 62 % par des énergies renouvelables, ce qui permet de contenir les prix de l’énergie.

La France compte 898 réseaux de chaleur et l’objectif est d’en créer ou d’en densifier 1 600 supplémentaires d’ici 2030, nous apprend le rapport. Mais qu’est-ce qu’un réseau de chaleur ? Il s’agit d’un système centralisé permettant de distribuer de l’eau chaude à tout un quartier, voire une ville. Concrètement, une centrale chauffe de l’eau additivée, qui circule ensuite dans des canalisations jusqu’au pied des habitations.

Là, des échangeurs transfèrent la chaleur du réseau vers les canalisations d’eau chaude des logements (douche, éviers, radiateurs). Ce système est plus économique et souvent plus écologique que des chaudières et convecteurs individuels. Si l’eau chaude est généralement produite à partir de bois, de gaz ou de fioul, elle est parfois issue de chaleur fatale (incinérateurs de déchets, industries, cogénération), ou d’énergies renouvelables (géothermiecapteurs solaires).

En France, en 2021, 62,6 % de la chaleur livrée par les réseaux était produite à partir d’énergie renouvelable, régionale et locale. Le rapport souligne cette spécificité, en rappelant que le chauffage traditionnel au gaz naturel ou au fioul sont, à l’inverse, fortement dépendants des importations (respectivement à hauteur de 94,7 % et 98,6 %). Les réseaux de chaleur, eux, n’importent que 33,8 % de leur énergie. Pour les consommateurs, c’est une garantie supplémentaire concernant leur approvisionnement.

Une empreinte carbone en baisse pour le secteur

Il est également rappelé que les réseaux de chaleur ont fait des efforts pour réduire leur empreinte carbone puisque leurs émissions de CO2 par kWh ont été divisées par deux en dix ans. Ils sont donc en moyenne deux fois moins émissifs que les chaudières au gaz naturel ou que le fioul domestique.

Par ailleurs, quand on sait que 75 % de la consommation d’énergie des ménages concerne le chauffage et l’eau chaude sanitaire, le sujet du prix de l’énergie compte. C’est d’autant plus le cas dans le contexte de flambée des prix de l’énergie que l’on connaît depuis plusieurs mois. Un prix qui est resté stable en 2021 grâce aux énergies renouvelables.

Sur ce point, le prix de vente moyen de la chaleur livrée par les réseaux est resté plutôt stable, avec une hausse de + 1,5 % entre 2020 et 2021 pour les réseaux alimentés à plus de 50 % par les énergies renouvelables. Pour les autres, la hausse a été forte, à hauteur de +23 %. Cela montre l’importance des énergies renouvelables pour contenir la hausse des prix.

Mais, c’est en 2022 que la hausse risque d’être encore plus forte, dans le contexte de la crise de l’énergie et il faudra lire avec attention le rapport qui sera publié à ce sujet l’an prochain.

Les appels à projets se multiplient pour développer les réseaux de chaleur

Pour encourager le développement des réseaux de chaleur, l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) a lancé un appel à projet « une ville, un réseau » à destination des villes de moins de 50 000 habitants. 190 dossiers ont été déposés dans ce cadre. En outre, une opération « raccordement express » a été lancée l’été dernier pour raccorder 3 000 bâtiments tertiaires et résidentiels, et effacer ainsi 2 TWh de consommation de gaz naturel d’ici 2024.

Le rapport invite cependant à accélérer le mouvement pour atteindre les objectifs fixés, en augmentant le budget alloué au fonds de chaleur et en améliorant l’accompagnement des collectivités et des opérateurs. Il est également demandé de développer les projets de récupération de la chaleur fatale issue de l’industrie et des déchets, source non négligeable d’énergie qui doit être exploitée davantage.

 

Actualité publiée sur Révolution Energétique
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