Retour d'expérience : Réalisation du Bilan Carbone® pour la ville de Gennevilliers

Rédigé par
ALTEREA Ingénierie

Ingénieriste de l'énergie

1007 Dernière modification le 01/06/2023 - 08:33
Retour d'expérience : Réalisation du Bilan Carbone® pour la ville de Gennevilliers


Située dans les Hauts-de-Seine, la ville de Gennevilliers a fait appel à ALTEREA, via l’accord-cadre SIPPEREC, pour réaliser un Bilan Carbone® aussi appelé Bilan des Emissions de Gaz à Effet de Serre (BEGES).

Ce bilan est issu d’une démarche volontaire. La ville n’était pas contrainte réglementairement de réaliser un BEGES (comptant moins de 50 000 habitants en 2019). La mission carbone est également un premier tremplin pour le territoire afin d’atteindre l’objectif opérationnel inscrit dans son projet de mandat de limiter l’empreinte carbone de la ville.

Découvrez les détails de cette opération au travers de l’interview de Nicolas Laurent, coordinateur des politiques publiques d’écologie urbaine à la ville de Gennevilliers, et de Céline Debouche, responsable MDE (Maîtrise de l’énergie) au SIPPEREC.
 

Pouvez-vous présenter le projet ? 

Arrivé en mars 2021, Nicolas Laurent, coordinateur des politiques publiques d’écologie urbaine à Gennevilliers, avait un double objectif :

  • Coordonner la transition écologique au sein de la ville en faisant en sorte que chacune des directions des politiques publiques de Gennevilliers s’améliore pour mieux tenir compte des enjeux écologiques
  • Mettre en place 2 projets concrets : réaliser le Bilan Carbone® de l’activité municipale, lancer une ferme municipale pour l’approvisionnement des cantines scolaires.

« J’ai considéré que le Bilan Carbone® n’était pas une finalité. La finalité était la mise en mouvement et l’amélioration de notre empreinte carbone », déclare Nicolas Laurent. 

Pour remplir ces objectifs, la ville a commencé par :

l’élaboration du Bilan Carbone® avec ALTEREA ;
le travail sur la notion d’accompagnement au changement avec les différents acteurs de la ville (les élus, les différents services…).
« Les acteurs devaient comprendre l’impact de la transition écologique dans nos pratiques professionnelles et dans nos décisions publiques. Il y a donc eu un vrai travail de pédagogie, d’acculturation, de compréhension collective à la fois des outils et des problématiques pour pouvoir se mettre en mouvement par rapport à nos objectifs » précise Nicolas LAURENT. 

Quels étaient les objectifs de ce bilan carbone® ?

La Ville de Gennevilliers a travaillé sur 5 axes prioritaires définis lors du comité de pilotage : 

  • les achats de biens et de services ;
  • l’empreinte carbone des matériaux utilisés dans le secteur de la construction ;
  • le gaspillage alimentaire dans la restauration collective ;
  • l’énergie des bâtiments ;
  • le numérique.

« Nous n’avons pas pris le risque de requestionner l’entièreté de nos politiques publiques mais seulement le projet de mandat, c’est-à-dire les actions qui étaient initialement prévues en essayant de les prioriser au regard de l’impact carbone », ajoute Nicolas Laurent.

Vous attendiez-vous à ces résultats ? 

Dans son Bilan Carbone®, la ville de Gennevilliers possède une faible part des déplacements par rapport à la dimension prépondérante des achats notamment avec le marché des travaux et l’alimentation. « Le Bilan Carbone® des achats d’alimentation pour la restauration collective représente 3 fois l’empreinte carbone du poste « déplacements » dans lesquels se retrouvent nos déplacements professionnels et nos déplacements domicile/travail », explique Nicolas Laurent. 

Cette différence s’explique par le fait que la ville de Gennevilliers est bien desservie par les transports en commun et que plus de la moitié des salariés de la commune se rendent à pied au travail et 12 % à vélo. 

« Chaque ville aura un Bilan Carbone® différent. Ce bilan a pour objectif d’agir sur les bons prismes et de recentrer les actions vers des activités qui rapporteront de vrais bénéfices à la commune. Grâce à cette démarche, la ville peut enrichir ses politiques publiques. Il ne faut pas rester sur des généralités et des idées reçues », rappelle Céline Debouche.  
 

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Article rédigé par ALTEREA

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