Rénovons les logements pour faire face aux vagues de chaleur !

Cette année, une vague de chaleur frappe la France encore plus tôt. Ces températures supérieures aux normales de saison s’ajoutent à une crise énergétique sans précédent. La rénovation énergétique et la sobriété sont des solutions durables pour y faire face. Économiser l’énergie aujourd’hui en n’allumant pas les climatiseurs individuels permettra d’avoir un impact positif cet hiver.

Non aux climatiseurs mobiles !

Avec les canicules à répétition, de plus en plus de consommateurs sont tentés d’acheter un climatiseur mobile. Relativement peu chers à l’achat, ils représentaient près de 30 % des ventes de climatiseurs en France et le taux de Français équipés d’un climatiseur est passé de 14% en 2016 à 25% en 2020 selon l’ADEME.

Les climatiseurs mobiles sont en réalité, les appareils les moins efficaces du marché et leur utilisation coûte plus cher que les climatiseurs muraux (environ 4 fois plus d’après les calculs de Que Choisir). Comme tout climatiseur, il génère de la chaleur pour refroidir : pour l’évacuer, il faut passer un tuyau par la fenêtre ouverte… et laisser entrer l’air chaud venu de l’extérieur ! Un paradoxe total… Avant tout achat, il faut donc se poser les bonnes questions… En effet, d’autres solutions existent pour rafraîchir l’air et vivre mieux les vagues de chaleur à venir !

Lire l’article de Topten : « Recommandations et conseils sur les climatiseurs »

Des logements de meilleure qualité

Le « confort d’été » devient un critère de qualité dans la construction de logements neufs. Il est possible de favoriser une ventilation naturelle, de prêter attention à l’inertie thermique des matériaux utilisés (c’est-à-dire leur capacité à conserver une température stable malgré les variations extérieures).

La fraîcheur du sous-sol peut également être utilisée pour rafraîchir, à l’aide de la géothermie, de puits provençaux ou d’une pompe à chaleur.

Pour les logements existants, les travaux de rénovation permettent d’améliorer l’isolation du logement (du toit ou des murs) qui aide à avoir moins froid l’hiver, mais aussi moins chaud l’été. Certains matériaux isolants – la ouate de cellulose et la fibre de bois – ont cette double utilité.

La sobriété chez soi

Les canicules sont fréquentes ? Nous devons apprendre les bons gestes pour nous protéger de la chaleur et adapter nos modes de vie à des journées chaudes.

  • S’éloigner de la chaleur en créant de l’ombre à l’aide de volets, de stores extérieurs, construire des écrans de végétaux (arbres, haie, plantes grimpantes, gazon), débrancher tous vos appareils inutilisés pour limiter les apports intérieurs de chaleur. Préférer tous les appareils économes et basse consommation.
  • Capter la fraîcheur durant la nuit, en aérant la nuit (et en ouvrant les fenêtres quand la température est inférieure à celle de la maison). Empêcher la chaleur d’entrer en fermant fenêtres et volets avant 10h du matin.
  • Favoriser les circulations d’air, en créant des courants d’air, en utilisant un ventilateur, uniquement quand on ne peut pas ouvrir les fenêtres parce que la température est plus élevée à l’extérieur.

ALLEZ PLUS LOIN AVEC L’AGENCE PARISIENNE DU CLIMAT

Agir collectivement

S’adapter au réchauffement climatique est un enjeu collectif : à l’échelle des villes et des quartiers, un plan d’adaptation aux canicules est parfois rédigé et mis en œuvre – des stratégies locales amenées à se développer. Les canicules posent la question de l’aménagement urbain de façon global : pour avoir moins chaud dans les villes qui concentrent la chaleur, il faut réduire la pollution thermique des véhicules automobiles, et leur climatisation qui rejette l’air chaud en extérieur. Il est aussi possible d’agir en créant des îlots de fraîcheur, grâce à la végétation et la modification du revêtements des sols.

Plusieurs villes ont mis en place un « réseau de froid » : c’est le cas à Paris où l’eau de la Seine permet de rafraîchir le quartier des Halles. Comment ça marche ? Le réseau de froid collecte la chaleur dans les bâtiments desservis pour l’évacuer au niveau d’une centrale de refroidissement.

Des appareils moins énergivores

Enfin, pour limiter l’impact environnemental de la climatisation, l’efficacité énergétique des climatiseurs doit être sans cesse améliorée. Une réglementation européenne sur l’éco-conception des appareils le permet : depuis qu’elle existe à l’échelle de l’UE, l’équivalent de la consommation électrique annuelle de la Finlande a été économisé (20 TWh, soit 4 milliards d’euros sur la facture des ménages européens).

D’après les estimations de l’agence Internationale de l’énergie on pourrait encore améliorer l’efficacité des climatiseurs d’au moins 35 % ! Une campagne européenne Coolproducts à laquelle le CLER- Réseau pour la transition énergétique participe – cherche à améliorer la performance des climatiseurs mis sur le marché, et à interdire les produits les moins efficaces.

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