RE2020 : L'IFPEB a réalisé un stress test de la future réglementation sur 300 bâtiments

L'IFPEB a évalué la faisabilité des seuils de la RE2020 dans le logement collectif. ACV Dynamique, Bbio, Cep, Ic énergie et composants... Un stress test à été réalisé sur 300 batiments ayant participé à l'expérimentation E+C-.

Il en ressort que l'ACV dynamique ne change pas le "merit order" entre les matériaux, elle donne néanmoins un bonus aux biosourcés pouvant aller jusqu'à 20% (sur l'impact "Ic composant" entre structure béton et CLT Bois par exemple). Et que 70% des bâtiments étudiés sont conformes à la RE2020 avec aucun ou très peu de surcoûts (certains points de vigilance méthodologiques détaillés dans l'article). 20 % des bâtiments devraient ainsi faire des modifications plus ou moins mineures et 10%  des modifications importantes pour respecter la RE2020. Rappelons que cette étude concerne les bâtiments ayant participé à l'expérimentaton E+C-.

En synthèse, après 18 ans de travail sur la méthode et 4 ans d'expérimentation E+C-, la RE2020 est prête à 99%. Il ne restera plus qu'un réglage fin, tout à fait essentiel, pour enclencher la décarbonation de la construction.

Le carbone fera bientôt son entrée officielle dans la construction et nous l’accueillons chaleureusement. Une ambition inédite, innovante, à laquelle chacun des acteurs de la construction et l’immobilier se préparent depuis des années : école du bas carbone pour certaines maitrises d’ouvrage, stratégie bas carbone pour certaines grandes entreprises (scopes 1, 2... Et 3 bravo !), expérimentations E+/C- (nous sommes sur une réglementation mise en place par l’expérience, ce qui est à saluer), innovations industrielles et intrapreneuriat pour construire les solutions du futur : les initiatives ambitieuses et inventives se multiplient et soulignent l’extraordinaire innovation de notre si belle filière, le bâtiment. Quels derniers calages dans la dernière ligne droite ? J’ai souhaité proposer un éclairage modeste mais pragmatique, et certainement optimiste mais je préfère tout de suite le confesser : j’aime le carbone.

La RE2020 emboite le pas à la SNBC !

En 2017, la France s’engage à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 à l’échelle de son territoire, signe de sa volonté de faire sa part pour contribuer à l’atteinte de l’objectif de neutralité carbone planétaire. Cette ambition est traduite dans une stratégie » de l’État, la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC), qui planifie de la décarbonation des activités économiques (transport, bâtiment, industries…) en leur allouant un budget carbone maximal et dégressif dans le temps.

La SNBC considère que la gestion du carbone doit être une gestion comptable, car chaque année nous dépensons (émissions de carbone) mais nous gagnons aussi un peu (puits de carbone). Mauvaise nouvelle…nous sommes à découverts depuis de nombreuses années et l’objectif de la SNBC est d’atteindre l’équilibre en 2050.

Les objectifs essentiels à avoir à l’esprit (dans le contexte de cet article !) :

Le bâtiment

  • 2030 : diviser par deux ses émissions (soit – 49% par rapport à 2015)
  • 2050 : énergie totalement décarbonée et en ce qui concerne les matériaux et équipements des objectifs connexes à ceux de l’industrie

L’Industrie

  • 2030 : - 35 % (par rapport à 2015)
  • 2050 : - 81 % (par rapport à 2015)

Trois points clés à avoir à l’esprit :

  1. Les objectifs du bâtiment et de l’industrie sont intimement liés, la neutralité carbone sera un travail d’équipe. Lorsque le bâtiment économise des matériaux, il aide l’industrie à réduire ses consommations d’énergie et de carbone. C’est le pendant du « meilleur kWh est celui qu’on ne consomme pas », auquel se sont rangés nos énergéticiens. A ce titre, l’économie circulaire serait en quelque sorte la nouvelle « maîtrise de l’énergie » du bâtiment vis-à-vis de l’industrie !
  2. Le premier palier en 2030 sera décisif.
  3. Reste à définir la répartition des budgets carbone au sein des secteurs : la construction, la rénovation et chaque industrie…

Quel budget carbone pour la construction ?

En 2050, 70 % du parc sera constitué d’immeubles construits avant 2012, l’enjeu principal de la décarbonation du bâtiment sera donc le stock existant. Quel budget carbone pourrions-nous donner alors à l’industrie de la construction ? En tout cas la RE2020 est une proposition de trajectoire qui s’inscrit dans celle de la SNBC avec deux étapes :

  • 2021–2023 : une phase d’appropriation des enjeux, de la méthode
  • 2024-2026 puis 2027 – 2029 : des objectifs plus ambitieux pour réussir le fameux palier à 2030

Bref une réglementation ambitieuse mais logique et cohérente avec une ambition supérieure et qui ne date pas d’hier, alors quels derniers calages dans la dernière ligne droite ?

 

Il y a une différence entre connaitre le chemin et l’arpenter

Trois points de réglage à ce stade :

  • La méthode

Bonne nouvelle, nous sommes d’accord sur 99% de la méthode ! Mais le 1% restant fait couler de l’encre, la fameuse ACV dynamique ! Quels enjeux se cachent derrière ce débat ? Un sujet de fond ou de forme ?

  • Les seuils et  ambitions

Le sujet est la faisabilité des seuils versus objectifs de la SNBC, la realpolitik versus éventuellement repousser notre calendrier neutralité carbone. Nous essaierons par la suite de façon objective de mesurer quels efforts à faire.

  • Quel calendrier et éventuelles progressivités ?

Un sujet tout à fait essentiel : une réglementation ambitieuse n’a d’effet que si elle enclenche une dynamique opérationnelle et emporte l'adhésion. Nous souhaitons accélérer mais avec quel calendrier ? Restons néanmoins prudent car la RT2012 avait proposé une progressivité sur les objectifs de consommations des logements (Cep max) qui n’aura jamais été mise en œuvre.

La temporalité de la mise en œuvre des seuils est donc essentielle pour que la RE2020 enclenche du vrai progrès.

 

ACV dynamique ?

De nombreux articles et études ont été apportés récemment pour expliquer les enjeux de cette ACV dynamique, certains éléments de nature scientifique, d’autres quasi philosophiques. Malgré mon amour de la science et mon intérêt certain pour la philosophie, je vous propose de tenter de répondre à quelques questions de fond de façon pragmatique.

Les enjeux de l’ACV dynamique

L’ACV ou Analyse de Cycle de Vie est le socle méthodologique qui permet l’évaluation des impacts environnementaux. Un « PCR » a été établi pour cadrer le reporting des impacts au niveau européen et national, puis une méthode de concaténation des impacts des différents contributeurs sur 50 ans, des matériaux, équipements et énergies, enfin une essentialisation à l’impact carbone pour effet de réglementation. L’expérimentation E+C-, véritable « entrainement » à la RE2020, a permis ces dernières années à tous d’apprendre une ACV statique, qui somme toutes les émissions sur 50 ans sans aucune pondération. Notons à ce titre que l’annonce de l’ACV dynamique aura certainement dérangé certains acteurs, qui doivent réapprendre une nouvelle méthode, mais nous pouvons imaginer que le fond primera sur la forme.

L’ACV dynamique, quant à elle, propose de considérer que 1 kg de carbone en 2021 doit davantage influencer nos décisions que celui qui arrivera en 2050. Alors, c’est certain, il me semble impossible de convaincre un financier que 1 euro aujourd’hui vaudra 1 euro en 2050… La métaphore de la gestion comptable du carbone semble donc arriver à sa limite, car la valeur de notre kilo de carbone en 2050 fait débat.

Concrètement, comment l’ACV dynamique modifie-t-elle les orientations, le choix des solutions mises en œuvre ?

Avec l’ACV dynamique, les émissions de carbone sur les premières années sont décisives. Les matériaux fortement émetteurs dans leur phase de fabrication ou à l’inverse ceux qui stockent le carbone sont donc impactés. Très concrètement un coefficient est appliqué en fonction de l’année d’émission, comme l’illustre le schéma ci-dessous.

La plupart des matériaux émettent environ 70% de leurs émissions dans leur phase de fabrication/mise en œuvre (simple estimation), donc ayons à l’esprit que l’ACV dynamique ne change pas le « merit order » des matériaux. Comme l’illustre le graphique suivant, l’ACV dynamique modifie l’ensemble des impacts carbone de tous les matériaux sans changer leur hiérarchie. Les bons élèves restent bons et les moins bons ne doublent personne. Néanmoins soyons clairs, il donne un coup de pouce à ceux qui stockent.

Comparatifs ACV statique et dynamique

L’étude de cas ci-après illustre le fameux « coup de pouce » donné aux biosourcés par l’ACV dynamique. Nous constatons que le bois n’a pas attendu l’ACV dynamique pour être plus performant en carbone que le béton. Néanmoins, l’étude de cas révèle que l’écart se creuse. Prenons un exemple extrême (avec du CLT qui stocke fortement le carbone) : le différentiel entre une construction avec structure bois CLT et structure béton passe de -10% en ACV statique à -30% en ACV dynamique, donc un coup de pouce pour le bois pouvant aller jusqu’à 20%.

Etude de cas sur 60 logements collectifs

Bref, l’ACV dynamique ne change pas le « merit order » des solutions, elle ne fait que creuser les écarts. Si elle n’est pas cruciale en termes d’arbitrages des solutions constructives, elle donne néanmoins un coup de pouce aux biosourcés.

 

A-t-on besoin du stockage carbone ?

L'IFPEB et ses membres ont pu bâtir un premier socle de traduction de la SNBC à l’immobilier et à la construction, à la suite des travaux menés par l’ADEME et Carbone 4 (Le chemin vers la neutralité carbone, 2020). Trois leviers principaux et essentiels émergent :

La bonne nouvelle est que la plupart des solutions à mettre en œuvre existent déjà, l’enjeu étant comme souvent la mise en œuvre opérationnelle dans une réalité économique et de marché. Nous notons au passage que le troisième levier « augmenter » concerne l’ensemble des solutions permettant de stocker le carbone : les matériaux biosourcés répondant très bien à cet enjeu.

Notons par ailleurs que l’Ademe réalise actuellement une étude prospective horizon 2050 qui viendra nourrir la prochaine actualisation de la SNBC (Projet Prospective Énergies Ressources, 2020-2021). Quels que soient les scénarios envisagés, le stockage carbone aura sa place et certaines solutions  existent dès maintenant (les biosourcés par exemple) et d’autres moins matures mais prometteuses s’apparentant donc à des « paris ».

Donc oui, nous aurons besoin de stocker le carbone pour atteindre la neutralité. Nous allons devoir apprendre à…. aimer le carbone !

 

A-t-on besoin de donner un coup de pouce au stockage carbone ?

Le hub des prescripteurs bas carbone a récemment mené une étude sur la filière béton (que je vous invite à découvrir ou à redécouvrir). Trois enseignements principaux :

  1. En France, 82% des logements collectifs sont construits en béton. Le béton affiche une intensité carbone élevée qui représente jusqu’à 35% du poids carbone des constructions actuelles, soit en moyenne 250 kgCO2e/m² pour le logement collectif et 350 kgCO2e/m² pour le tertiaire (béton armé). Le béton est à ce jour incontournable dans nos constructions actuelles et cela se comprend car il compense son gros point faible en carbone par des atouts économiques et techniques.
  2. Un béton compatible à la SNBC horizon 2030 présenterait une intensité carbone de 135 kgCO2e/m3 de béton (équivalent CEMII, C25/30) ce qui équivaut à des solutions très innovantes encore peu développées aujourd’hui (géopolymères, métakaolins…). Le palier 2030 est atteignable en diminuant les quantités (notamment avec des mixtes bois et béton) et en actionnant et accélérant les innovations déjà existantes, mais encore émergentes.
  3. L’Ademe a réalisé une étude sectorielle (Plan de Transition Sectoriel de l’industrie cimentière, 2020) qui révèle que seule une diminution des quantités d’à minima par 2 du béton permettrait de réussir le palier 2050.

Notons au passage que tous les scénarios évoqués impliquent systématiquement de recourir au stockage de carbone, le CCS (Carbon Capture & Storage) alors que la technologie constitue un défi technico économique et social. Donc le stockage carbone semble bien identifié par tous les acteurs comme un levier essentiel et il prend de nombreuses formes plus ou moins prometteuses, plus ou moins matures.

Nous pouvons donc en conclure que si nous souhaitons accélérer la mise en œuvre de matériaux stockant le carbone, un coup de pouce sera le bienvenu… quelle que soit la méthode.

Tout l’enjeu devient alors  les modalités pratiques du coup de pouce et la capacité de la filière à délivrer les volumes nécessaires.

 

Quels progrès pour réussir la RE2020 ?

Retour d’expérience basé sur l’expérimentation E+C-

Le hub des prescripteurs bas carbone a développé un outil sur la base de l’observatoire de l’expérimentation E+C-. Nous y retrouvons des centaines de bâtiments qui ont « essayé » la méthode et ont atteint des niveaux de performance variables. Nous avons mené une étude afin d’identifier qui est déjà conforme aux objectifs et aux premiers seuils de la RE2020 sans faire aucun effort, et qui devra en faire. Cette étude s’est centrée sur un échantillon de 277 immeubles de logements collectifs ayant atteint à minima la performance E1 C1 (premiers niveaux de performance). Nous remercions au passage Pouget Consultants pour leur appui et leur aide précieuse dans cette petite étude.

Notons que nous avons dû faire certaines estimations pour intégrer l’ensemble des éléments méthodologiques de la RE2020 dans l’étude, nous avons systématiquement pris des hypothèses conservatrices, ainsi les résultats présentés sont pessimistes. Nous avons uniquement testé 4 indicateurs.

Besoins bioclimatiques Bbio

La RE2020 propose un objectif de Bbio à hauteur de Bbiomax – 30 %.

Notre étude révèle les points suivants :

  • 65 % des opérations respectent déjà l’objectif Bbio de la RE2020 sans faire aucun effort et donc sans surcoût.
  • 25 % des opérations peuvent respecter l’objectif de la RE2020 avec des ajustements techniques mineurs et donc des surcoûts faibles voire très faibles. En effet, 90 % des opérations présentent un Bbio respectant Bbiomax – 20%.
  • 10 % des opérations nécessitent des ajustements importants pour respecter les objectifs RE2020 avec certainement des surcoûts non négligeables.

Consommations d’énergie primaire Cep

Nous n’avons pas pu prendre en compte certains points méthodologiques (notamment prise en compte de la production photovoltaïque ou encore nouveaux coefficients énergie finale/primaire). Les résultats sont donc conservateurs.

Nous observons que :

  • 80 % des opérations respectent déjà l’objectif Cep de la RE2020 sans faire aucun effort et donc sans aucun surcoût.
  • 20 % des opérations peuvent respecter l’objectif RE2020 avec des surcoûts variables.

Icénergie : impact carbone lié à l’énergie

Nous observons que :

  • 74 % des opérations respectent déjà l’objectif RE2020 de 2021 sans faire aucun effort et donc aucune modification.

A noter les points suivants :

  • 60 % des opérations alimentée en gaz naturel respectent le premier seuil RE2020 pour 2021.
  • 98 % des opérations chauffées par un vecteur électrique (pompe à chaleur ou panneaux rayonnants…) respectent le premier seuil RE2020.

Ces résultats sont cohérents sur des immeubles de logements collectifs.

Iccomposant : impact carbone lié aux composants (produits de construction et équipements)

Notons tout d’abord que nous avons pu mettre en relief un enjeu clé sur certaines modulations (il s’agit de coefficients qui modifient l’objectif pour tenir compte de certaines spécificités comme le climat par exemple). En l’occurrence trois points clés sont très pénalisants à ce jour :

  • Prise en compte des parkings : nous avons fait une analyse sans tenir compte des parkings pour ne pas fausser les résultats. La prise en compte des parkings émerge comme un point important qui devra être approfondi car la prise en compte actuelle est pénalisante.
  • Prise en compte des fondations spéciales (pieux, micro pieux…) : nous avons fait une analyse sans tenir compte des fondations spéciales pour ne pas fausser les résultats. La prise en compte des fondations spéciales émerge comme un point important qui devra être approfondi.
  • Nous avons pu constater que l’indicateur Iccomposant  ne varie pas en fonction de la surface du bâtiment. Le coefficient de modulation de l’exigence en fonction de la surface est pénalisant et ne semble pas justifié. Notre étude n’en tient donc pas compte.

Nous observons que :

  • 74 % des opérations respectent déjà l’objectif RE2020 sans faire aucun effort et donc aucune modification (avec les points de réserve formulés précédemment).

Notons par ailleurs les points suivants :

  • 50 % des données environnementales utilisées sont génériques (utilisation de Données Environnementales par Défaut – fameuses DED). Ce point est pénalisant car rappelons que les DED sont majorées, ce point étant certainement lié au manque de FDES faites à ce jour et disponible sur INIES, même si la situation progresse chaque jour.
  • 30 % des opérations présentent des fondations spéciales (pieux, micro pieux…). La prise en compte des fondations est donc essentielle.

Etude de sensibilité Icénergie & Iccomposant 

Nous avons enfin mené une étude de sensibilité pour identifier l’impact de l’évolution des seuils :

Pour l’indicateur Icénergie, nous constatons les points suivants :

  • Le seuil 2024 est exigeant car il écarte certains vecteurs énergétiques (gaz naturel),
  • Au-delà de 670 kgCO2/m², plus de 90% des bâtiments sont déjà conformes sans aucun effort.

Etude de sensibilité, observatoire E+C-, IFPEB

Pour l’indicateur Iccomposants, nous constatons les points suivants :

  • En 2024, 50 % des bâtiments sont conformes,
  • Au-delà de 760 kgCO2/m², plus de 90% des bâtiments sont déjà conformes sans aucun effort.

Etude de sensibilité, observatoire E+C-, IFPEB

Conclusion

La RE2020 est une réglementation innovante et ambitieuse à laquelle de très nombreux acteurs se préparent de longue date. Nous saluons le formidable travail de l’ensemble des acteurs de la construction et des services de l’état pour bâtir depuis 18 ans une méthode inédite sur laquelle nous constatons que l’essentiel des points semblent stabilisés.

Les prochaines étapes seront essentielles pour le réglage fin, mais tout à fait clé, qui permettra de partager un calendrier cohérent, donner les coups de pouces nécessaires (quelle que soit la méthode) et enclencher l’écriture d’une très belle histoire pour la construction.

A nous de faire que la méthode soit partagée et au service d’une stratégie… et la stratégie nous la connaissons : elle est Nationale… et Bas Carbone !

 

Christophe Rodriguez

Directeur Général Adjoint - Institut Français pour la Performance du Bâtiment


 
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