Ligne de crête

Crise sanitaire interminable, conjoncture économique plus incertaine que jamais, montée en puissance du télétravail… Tout menace le bureau. Rien n’arrête les investisseurs. Cette semaine encore, deux deals marquants ont animé le marché.

L’un à environ 500 M€ avec les acquisitions de deux des trois tours Citylights à Boulogne par Allianz Real Estate. L’autre à près de 330 M€ par La Française qui s’offre son ancien siège du 173 boulevard Haussmann, complètement restructuré, devenu le nouveau siège social de la banque Lazard. Deux investissements clairement core qui traduisent une marque de confiance des institutionnels dans l’actif de bureau. Lequel devrait représenter les trois quarts du volume d’engagement en immobilier d’entreprise attendu cette année autour de 28 Mds€ par CBRE.

L’immobilier de bureau bénéficie encore de solides moteurs, à commencer par sa profondeur de marché pour des investisseurs institutionnels qui devraient maintenir, voire même augmenter, leur allocation sur les actifs réels. Si tout le monde recherche des investissements alternatifs, au rang desquels figurent le résidentiel et la santé, peu trouvent de la matière première en Europe, encore moins en France. La prime de risque pour le bureau reste encore intéressante pour un segment de marché dont certains observateurs soulignent qu’il est entré en crise « sous-valorisé ». Le niveau de recouvrement des loyers semble s’affranchir de la situation conjoncturelle. Dans le bureau, les entreprises payent plus facilement leur loyer que dans le commerce. Le retour à une indexation positive d’ici deux à trois ans anime même les espoirs des investisseurs d’un potentiel de réversion locative. (...) Lire la suite.

Credit photo: okalinichenko / Adobe Stock 

Article publié sur Business Immo (Bureau)
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