Les quartiers et les villes doivent s’adapter aux aléas climatiques

 

En mars 2022, l’Alliance HQE-GBC a livré ses recommandations pour mettre en place une stratégie de résilience et d’adaptation des bâtiments et des quartiers au travers d’un « Cadre de définition de la résilience et de l’adaptation pour le cadre bâti ». Retour sur les grandes lignes de ce cadre.

Créée en 1996, l’alliance HQE-GBC réunit syndicats, fédérations professionnelles, sociétés et collectivités et professionnels qui agissent dans l’intérêt général pour innover, améliorer les connaissances, diffuser les bonnes pratiques et représenter le secteur du cadre de vie durable.

UN NOUVEAU LEVIER POUR L’AVENIR

Le GIEC alarme : la température mondiale de surface a déjà augmenté de 1,09°C par rapport à la période 1850-1900.

Comme l’explique Alain CUACHY, Directeur du Patrimoine Groupe CDC Habitat et animateur du groupe de travail « Résilience et Adaptation » de l’Alliance HQE-GBC, le cadre proposé par l’alliance ne vise plus à convaincre d’agir.

L’ambition est de :

  • Renforcer le confort d’usage, la sécurité des occupants et l’intégrité des bâtiments.
  • Anticiper les changements qui s’annoncent et les conditions qui en découlent.
  • La notion d’adaptation au changement climatique est nécessaire. C’est pourquoi l’Alliance HQE-GBC a souhaité proposer le « Cadre de définition de la résilience et de l’adaptation pour le cadre bâti ». Il propose 5 domaines et 15 leviers d’actions pour un cadre bâti plus résilient.

#1 – USAGES ET COMPORTEMENTS

Afin d’améliorer la résilience du cadre bâti et des milieux urbains, les usages et les comportements représentent un point clé.

1. Connaissance et information de la population
Il est nécessaire de former les personnes et de diffuser l’information afin de sensibiliser aux enjeux de la résilience climatique. Ces actions comprennent :

  • l’information sur les risques liés aux aléas climatiques ;
  • le développement d’une culture commune de la résilience ;
  • la réalisation d’évaluation post-occupation des bâtiments afin de comparer les performances réelles aux performances attendues.

2. Mutualisation et espaces partagés

La dimension sociale, au-delà de la dimension technique, possède de réelles vertus de cohésion, de force et de coopération. L’Alliance HQE-GBC l’a identifié comme un moyen de favoriser la mutualisation et les espaces partagés au travers de plusieurs exemples d’actions :

  • Développer une identité et une culture forte à l’échelle de la ville, des quartiers et du territoire.
  • Identifier, former et s’appuyer sur des personnes-ressources pour la gestion de crise.
  • Réaliser une évaluation post-crise des dispositions de solidarité.

3. Évacuation et zones refuges

Afin de préparer au mieux les populations et les territoires aux pires effets du dérèglement climatique, le développement de plans d’intervention, d’évacuation et de subsistance, l’identification et la programmation des zones refuges ou de locaux à vocation d’abris collectifs sont des pistes intéressantes.

Quelques exemples de mesures sont proposés :

  • Réfléchir aux systèmes d’alerte en lien avec le bâtiment connecté et le développement de capteurs.
  • Fournir un équipement de communication performant.
  • Aménager des zones refuges (dans les combles en cas d’inondation et dans des zones de fraîcheur en cas de fortes chaleurs).

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  • ALTEREA Ingénierie

    Ingénieriste de l'énergie

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