La ville de Houilles vote une charte de construction durable

“Nous avons une forte pression des marchés économiques et du marché immobilier. Je pense qu’il était temps que Houilles réaffirme sa position en tant que donneur d’ordres sur les orientations pour la fabrique de la ville et sa morphologie”, explique le maire de Houilles, Julien Chambon, qui vient de faire voter une charte de construction durable par le conseil municipal. “J’ai relancé la révision générale du PLU (plan local d’urbanisme) qui va nous permettre de traduire notre vision stratégique de l’aménagement du territoire, ajoute-t-il. Mais il était extrêmement important d’envoyer d’ores et déjà un signal politique.”

Associer les habitants

La charte établit de grandes orientations en matière d’aménagement et de construction qui portent sur la qualité urbaine et architecturale, la qualité d’usage et de confort des logements, la qualité environnementale. Elle concerne toutes les opérations qui prévoient plus de 10 logements ou plus de 500 m² de surface de plancher en logement, les programmes mixtes mais également les programmes qui présentent un caractère stratégique et patrimonial particulier.

“La charte concerne toutes les opérations qui prévoient plus de 10 logements ou plus de 500 m2 de surface de plancher en logement, les programmes mixtes, mais également les programmes présentant un caractère stratégique et patrimonial particulier”

Plusieurs objectifs sont fixés.

“Le premier est d’associer les habitants. Nous avons voté une délibération, le 28 septembre dernier, qui instaure une concertation préalable sur les projets de travaux ou d’aménagement soumis à permis de construire”, indique l’élu.

Le second est lié au respect de l’identité de la ville. “Ce n’est pas parce que Houilles est une ville de banlieue qu’elle n’a pas une histoire, un héritage, que nous n’avons pas quelque chose à dire à travers l’architecture. La charte nous permet de le réaffirmer et surtout d’engager un dialogue avec les faiseurs pour fabriquer des projets de qualité”, ajoute Julien Chambon, qui cite en exemple des lotissements patrimoniaux du XIXe et du XXe siècle lorsque la ville était une zone de villégiature. Le troisième objectif est de faciliter la transition écologique et énergétique du bâti, en privilégiant les solutions bas carbone et biosourcées, comme le bois, la paille, la terre, et d’améliorer le confort thermique, d’assurer une bonne gestion des eaux pluviales et de réduire la nuisance des chantiers.


Crédits photo : Houilles


Cet article a été publié sur Le nouvel Economiste

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