La rénovation à la portée de tous

En maison individuelle ou en copropriété, il est aujourd’hui plus facile de s’engager dans une rénovation énergétique performante grâce à l’accompagnement de structures dédiées, capables de suivre chaque projet étape par étape, et des aides financières proposées par l’État et les collectivités locales. Le bilan positif de trois propriétaires qui se sont lancés, avec un budget maîtrisé.

Véronique Villard, propriétaire d’un pavillon à Beauvallon (Drôme)

« Nous ne nous serions pas lancés sans cet accompagnement »

En 2014, à la naissance de notre 4e enfant, nous avons décidé de réaménager notre pavillon. Construite dans les années 70, la maison était mal isolée, mais nous étions surtout centrés sur ces projets d’agrandissement ; le coût d’une rénovation thermique étant pour nous impossible à assumer. Quand les services de l’Anah m’ont orientée vers l’entreprise Dorémi dédiée à la rénovation des logements, j’ai découvert que ​nous pouvions bénéficier de subventions à cet effet. Après un diagnostic thermique, ce groupement d’artisans et de collectivités partenaires nous a proposé un autre projet plus intelligent associant une excellente isolation à la réorganisation de notre espace. Et pour un budget moins important que celui que nous avions calculé : près de 54 000 € au lieu de 80 000 €. Une enveloppe d’aides cumulées – Département, Agglomération, Anah, CEE, crédits d’impôts et fonds social – a permis de financer plus de la moitié. Nous n’avons emprunté que 20 000 €, grâce à un prêt à taux zéro. Nous avons ainsi pu isoler les murs par l’extérieur, ainsi que les combles. De nouveaux double vitrages renforcés ont remplacé les anciens. Une VMC double flux à récupération de chaleur, purificatrice d’air, a été installée, ainsi qu’une chaudière gaz à condensation étanche et modulante. Je ne peux pas dire que l’opération ait été simple, d’autant que nous avons été retardés par divers aléas, comme la cessation d’activité de l’un des artisans. Mais aujourd’hui notre maison a pris de la valeur, et elle est confortable et énergétiquement performante.

 

Bruno Dupuis, président du conseil syndical d’une copropriété à Fresnes (Val-de-Marne)

« Près d’un tiers de dépenses énergétiques économisées »

Insérée dans un ensemble de plus de 1 000 logements construits dans les années 60, notre copropriété compte 88 appartements, très énergivores, occupés par des ménages à revenus moyens ou modestes. Le dernier ravalement datant de 1994, il était temps, en 2014, d’en programmer un nouveau. Nous avons fait appel à la société Île-de-France Énergies pour nous accompagner. Créée par la Région, cette structure spécialisée nous a fait bénéficier de son ingénierie et de son assistance à maîtrise d’ouvrage à chaque étape du projet ; y compris pour optimiser et monter les plans de financement des ménages. Un long travail de pédagogie et de concertation d’un an et demi auprès des copropriétaires a été nécessaire pour mettre en œuvre un projet, représentant le meilleur compromis entre les coûts et les bénéfices. Pour une facture totale de 1,7M€ de travaux, soit 18 800€ par ménage en moyenne, il est bien plus ambitieux que ce que nous envisagions au départ.  Au final, en passant de 330 à 210 KWh par an et par m², notre bâtiment a gagné 33 % de performance énergétique, en 2020, soit une économie de 67 tonnes de GES par an. Notre étiquette énergétique est passée de F à D. En été comme en hiver, la sensation de confort est notable. Notre patrimoine a été revalorisé. En moyenne, les propriétaires ont bénéficié d’une aide financière de 29 % du total, et de 50 % pour les ménages aux revenus les plus modestes.

 

Virgile Dizière, propriétaire d’une maison de ville à Romans-sur-Isère (Drôme)

« Un confort incroyable »

Atteindre une étiquette située entre A et B pour une maison de ville datant du tout début du XXe siècle, en plein cœur historique : ce n’était vraiment pas gagné d’avance. Avant de me lancer, je me suis beaucoup renseigné… Je dispose de peu de moyens mais je voulais un résultat qualitatif. Je me suis ainsi rendu compte qu’il était plus compétitif d’engager une rénovation énergétique performante, en bénéficiant d’aides financières et en m’appuyant sur les compétences d’un chef de projet coordonnateur, plutôt que de faire appel tout seul à différents artisans isolés. Au total, les travaux énergétiques m’ont coûté 70 000€ qui devraient être subventionnés à hauteur de 50 000€ quand les aides auront été versées. C’est un peu long en raison de la crise sanitaire qui a ralenti le traitement de mon dossier. Heureusement, la banque les avait intégrées dans l’apport, ce qui a facilité mon emprunt. L’isolation a été entièrement refaite et les menuiseries équipées d’un triple vitrage qui apporte un bon confort thermique mais aussi acoustique. La VMC bénéficie d’un double flux capable de récupérer les calories de l’air filtré. Le chauffage est assuré par un poêle à granulés. Le gain énergétique a été estimé à un tiers. Et la sensation de bien-être est incroyable !

 

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