L’urbanisation pourrait perturber le cycle entre les fleurs et les abeilles

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Les Horizons

872 Dernière modification le 27/11/2020 - 10:29
L’urbanisation pourrait perturber le cycle entre les fleurs et les abeilles

Une étude publiée en Août 2020 dans la revue Oïkos et menée par des scientifiques du CNRS et de l'Université de Lille soulignent les risques que fait peser l'urbanisation croissante sur les interactions entre pollinisateurs sauvages et fleurs, en raison de la floraison précoce qui a lieu dans les zones urbaines par rapport aux zones rurales.

L’urbanisation est l’une des principales menaces pour les plantes et les pollinisateurs sauvages. Outre la destruction des habitats naturels, le développement des zones urbaines fragilisent les écosystèmes en venant altérer les conditions environnementales locales. C’est par exemple le cas des ilots de chaleur qui résultent justement d’un environnement trop minéral.

Mais un autre effet de l’urbanisation et de l’artificialisation des sols, c’est qu’elle perturbe la phénologie des plantes, c’est à dire leurs périodes de floraison. Des études antérieures ont déjà montré que la floraison est plus précoce au printemps dans les zones urbaines par rapport aux zones rurales.

Adapter la gestion des espaces verts pour avoir différents cycles de floraison

Des chercheuses et chercheurs de l’Université de Lille ont simultanément évalué la réponse du moment de floraison des plantes locales et de la période de vol des pollinisateurs sauvages face à l’urbanisation croissante. Leurs résultats prouvent une nette avancée du pic de floraison dans les sites à forte urbanisation, jusqu’à quatre semaines d’avance sur les zones rurales. En revanche, cette avance sur le cycle n’est pour le moment pas suivi par les pollinisateurs. (...) Lire la suite

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