L’IFPEB dévoile son Bâtiment Compatible "Neutralité Carbone"

L’IFPEB dévoile son Bâtiment Compatible


De quelles caractéristiques techniques doivent se doter les bâtiments afin d’être conformes aux Accords de Paris et tendre vers la neutralité carbone d’ici à 2050 ? C’est la question à laquelle a voulu répondre l'Institut Français pour la performance du bâtiment (IFPEB) dans une nouvelle publication accessible en ligne, et dont nous définissons ici les contours. 

 

Avant toute chose, l’IFPEB le précise : "le concept de neutralité carbone est impossible physiquement à l’échelle d’un bâtiment". Il est néanmoins possible de réduire considérablement et immédiatement l’impact environnemental d’un bâti en suivant certaines lignes directrices et opérationnelles, et c’est ce dont il s’agit ici. 


Soulignant la nécessité d’accélérer le rythme de la décarbonation en France, encore loin de l’objectif fixé à l’horizon 2030 puis 2050, l’IFPEB rappelle également le rôle fort que le bâtiment a à jouer dans cette course : en effet, 33% des émissions de gaz à effet de serre sont liées au secteur du BTP. Le hic ? La balance déséquilibrée entre rénovations et constructions, les premières encore trop rares et les secondes qui s’accélèrent inexorablement. 


Pour inverser la tendance, l’IFPEB préconise d’aller vers un modèle de Bâtiments Compatibles "Neutralité Carbone", qui respectent ces différents critères définis par Carbone 4 : ils réduisent au maximum leurs émissions de GES, aident d’autres bâtiments à le faire, et contribuent à augmenter les puits de carbone (absorbation et/ou stockage naturels du CO2 émis sur Terre). 


Voici les 3 leviers à activer progressivement et de façon opérationnelle pour y parvenir :

  • Intensifier les usages pour aller vers plus de sobriété immobilière, en réduisant le besoin de m² : plus de partage, plus de qualité d’usage
  • Réduire la consommation des ressources énergétiques et des matériaux, par exemple par le biais du réemploi ou du recyclage
  • Consommer autrement les ressources, en privilégiant notamment les énergies renouvelables et les matériaux biosourcés 

L’IFPEB souligne également l’importance de l’évaluation et de la projection des bâtiments en matière d’empreinte carbone : aussi, il n’est pas nécessaire de vouloir à tout prix afficher un impact nul, mais plutôt de définir une trajectoire à suivre d’ici à 2030 puis 2050, avec un potentiel de décarbonation maximal à atteindre. 


Dans cet objectif d’intensifier et systématiser la mesure de l’impact carbone des bâtiments, l’IFPEB identifie le CPE (Contrat de Performance Environnementale) comme un outil efficace. Ce dispositif, mis en place en 2006 et qui se démocratise de plus en plus ces dernières années, est défini par l’ADEME comme un « contrat entre le maitre d'ouvrage et un opérateur, qui garantit, sur une durée fixée, un certain niveau de performance énergétique au regard des investissements réalisés (travaux, fournitures et/ou services) ». Voici donc une nouvelle piste à privilégier pour parvenir à ce modèle de Bâtiment Compatible Neutralité Carbone. 


Pour plus de détails, retrouvez le guide complet du Bâtiment Compatible Neutralité Carbone de l’IFPEB
 

Article rédigé par Amandine Martinet pour Construction21

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