Infrastructures pour la Mobilité, Biodiversité et Paysage: lancement du prix 2020

L'édition 2020 du prix "Infrastructures pour la Mobilité, Biodiversité & Paysage" est lancée. L'objectif est d'identifier et de valoriser des projets marquants de préservation, de restauration et de valorisation des écosystèmes, de la biodiversité et du paysage dans le cadre de projets d'infrastructures.

Ce prix a été lancé en 2010 par l'Institut des Routes, des Rues et des Infrastructures pour la Mobilité (IDRRIM), et le Cerema est l'un des partenaires de l'opération, afin de mettre en avant des projets, petits ou grands, globaux ou ponctuels, qui peuvent porter sur la construction, l'exploitation, l'entretien, la requalification d'infrastructures, avec une ambition de préservation des écosystèmes, de la biodiversité et/ou du paysage.

PRÉSERVER LES ÉCOSYSTÈMES ET LA BIODIVERSITÉ

Le prix couvre 7 thématiques:

Le concours couvre 7 thématiques :

  • Continuités écologiques (transparence écologique des infrastructures, prise en compte de la trame verte et/ou bleue…),
  • Génie écologique (gestion des espaces, prise en compte des espèces, réhabilitation, restauration, remédiation, compensation…),
  • Paysage urbain et rural (réalisation remarquable des tracés, des profils, des ouvrages, de l’espace public),
  • Sensibilisation et communication (acteurs personnels, riverains et usagers),
  • Initiatives astucieuses en cours de réalisation (inventif, coût raisonnable, simplicité de mise en œuvre),
  • Initiatives à l’international (conception et réalisation),
  • Projets prometteurs (initiatives en phase d’étude et conception, évitement ou minimisation des impacts, innovation, enjeux émergents).

L'appel à projets s'adresse à toute structure ou organisme public ou privé, quelle que soit sa taille : collectivités, services et établissements publics de l’Etat, établissements publics d’aménagement, sociétés concessionnaires d’autoroutes, gestionnaires de voies ferrées et fluviales, ports, sociétés d’ingénierie ou bureaux d’études, entreprises, associations …

Les infrastructures concernées peuvent être aussi bien des routes que des voies vertes, des espaces publics urbains, des voies ferrées, ports, voies de transports en commun... 

Parmi les critères d'appréciation des projets, il y a l'intégration de la fonctionnalité écologique, les aspects liés à la sensibilisation du personnel impliqué, les actions menées en faveur de la biodiversité lors des phases de conception et de suivi des chantiers, la concertation avec les associations, riverains, élus locaux...

Les dossiers sont à renvoyer pour le vendredi 31 juillet 2020.

 

DES PROJETS LAURÉATS DES ÉDITIONS PRÉCÉDENTES

Transformation de l'entrée de Ville du Havre par la requalification de l’ancienne RN15, par la Ville du Havre, en partenariat avec l’agence L’Anton & Associés:
Aménagement de l'entrée de ville: trottoir bordé de végétal
Entrée de ville réaménagée - Crédit : L'Anton et Associés

Le projet de revalorisation de l'entrée de ville, anciennement desservie par la RN15 visait à redonner une place à l'humain et à la nature, en limitant l'envahissement de l'univers automobile, en récréant des espaces de fertilité et en favorisant le développement de nouveaux usages.

Un vaste terre plein a été notamment aménagé, des alignements d'arbres ont été ajoutés dans des contre-allées, la chaussée d'un boulevard a été réduite à 2x2 voies avec création d'une promenade piétonne, un pont a été démoli, des stations service ont été remplacées par un parc.

Ce projet permet un bénéfice au niveau des usages, multipliés et sécurisés. L'aménagement tient compte de l'histoire du site ainsi que du contexte local : le projet redonne en entrée de ville une ambiance d’estuaire, espace de rencontre entre le fleuve, ses roseaux et l’espace urbain. Il intègre aussi la fonctionnalité écologique.

La création de promenades, d’un parc linéaire composé de petits squares à thème, d’un belvédère et d’un vaste Parc des Roselières redonne une place de choix à la végétation et offre près de 5 ha d’espaces verts nouveaux. Enfin le système de gestion des eaux pluviales a été complètement revu grâce à l'installation de noues et de plantations adaptées favorisant la dépollution de la nappe phréatique. Toute l’image de la ville est ainsi requalifiée.

Aménagement et mise en sécurité de la route départementale 914 entre Banyuls-sur-Mer et Cerbère, par le Conseil Départemental des Pyrénées Orientales:

Située le long de la côte rocheuse nommée "Côte-Vermeille" entre Perpignan et Cerbère, la route départementale RD914 est très fréquentée par les touristes, et a de nombreuses courbes à l’origine de difficultés de circulation et de sécurité.

Sa situation géographique ainsi que sa renommée de route patrimoniale – la traversée de paysages de falaises et de côtes rocheuses, et notamment le site classé du cap Béar et de l’anse de Terrimbo, ainsi que de sites Natural 2000 avec de forts enjeux liés à la flore, aux reptiles et surtout aux oiseaux – entraînent de nombreuses contraintes liées à l’environnement et qui contribuent à dégrader les conditions de circulation.

L'objectif du projet était de s’inscrire dans l’existant, limiter les emprises et valoriser un itinéraire patrimonial de la Côte Vermeille, tout en intégrant les enjeux de biodiversité.

Reconversion de la Route blanche en voie verte porté par le Syndicat Mixte Baie de Somme - Grand Littoral Picard:

route blanche en baie de Somme
La Route Blanche après l'aménagement - Baie de Somme

Cet ancien chemin de grande communication construit en 1895 pour favoriser l’accès des pécheurs cayolais au port du Hourdel, puis transformé en route touristique en 1968 en vue du développement de la côte picarde, a été partiellement endommagé par une tempête marine en 2008.

La route a été fermée à la circulation automobile puis, compte tenu de la qualité paysagère et environnementale du site, l’axe a été immédiatement investi par les circulations douces.

Néanmoins, les pratiques de découverte du territoire non encadrées ont engendré des dégradations sur le cordon dunaire et les habitats naturels - une voirie ponctuellement ensablée ou dégradée - du stationnement anarchique aux extrémités de la voie - une profusion de panneaux divers – de sorte que la qualité paysagère et environnementale du site pâtit de cette situation.

L’étude de définition-programmation réalisée dès 2011 a permis d’apporter des réponses et de poser les bases d’un projet de reconversion en voie verte raisonnée et raisonnable, tout en intégrant la gestion et la préservation de l’environnement, conformément aux exigences du Plan de Gestion de la zone de Protection de Biotope qui borde la voie. L'objectif est de traiter de l’ensemble des dysfonctionnements observés en prenant soin de considérer le cadre réglementaire inhérent au site, tout en impactant positivement les milieux naturels et le paysage.

Restauration de continuité écologique au col de la Crusille : création d'un passage à petite faune sur la RD916 porté par le Département de la Savoie:

Le col de la Crusille est un des principaux sites de reproduction des amphibiens du département, et leur migration est pénalisée par la traversée de la RD 916. Le département de la Savoie a décidé d’engager des démarches pour la réalisation de passages petite faune sur ce secteur en partenariat avec le Conservatoire d’espaces naturels intervenant sur le foncier et la gestion des milieux afin d’aboutir à une opération globale de sauvegarde des amphibiens.

Le projet, construit en étroite collaboration avec les associations, visait à équiper 360 m d’accotement de route départementale avec des systèmes de guidage et à aménager sept traversées sous chaussée avec des contraintes fortes en matière de niveau d’eau (le marais est à - 0,70 cm du niveau de la chaussée).

La conception de cette opération a été menée en interne grâce aux données naturalistes de qualité collectées depuis 2009 par l’association "Patrimoine sauvage".

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