Diagnostic de la surchauffe urbaine: méthodes et applications territoriales

6053 Dernière modification le 23/12/2019 - 09:33
Diagnostic de la surchauffe urbaine: méthodes et applications territoriales

L’ADEME a sollicité le bureau d’études TRIBU et Marjorie Musy, chercheure au CEREMA, pour établir un recueil des méthodes utilisées aujourd’hui pour diagnostiquer des enjeux de surchauffe en ville.

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La surchauffe urbaine est une problématique multiple qui s’exprime de jour comme de nuit avec des répercussions à l’échelle des villes et de leurs alentours, et à l’échelle du vécu de l’habitant.  Elle intègre le phénomène d’îlot de chaleur urbain - dont la caractéristique la plus marquée est des températures plus élevées en soirée et la nuit en ville - et l’inconfort thermique des espaces extérieurs en journée. Les caractéristiques de la ville en sont les principales causes : forme urbaine dense, manque de végétation… Les collectivités et acteurs du territoire ont donc un rôle à jouer pour rafraîchir les villes.

Afin de mettre en place des actions de rafraîchissement urbain adaptées à chaque contexte, il est nécessaire d’établir un diagnostic pour déterminer les enjeux liés à la chaleur urbaine. En effet, la connaissance reste le préalable à toute action. Il permet aussi d’évaluer l’efficacité dans le temps des actions. Un diagnostic permet de quantifier l’ampleur du phénomène d’îlot de chaleur de la ville par rapport à la campagne, de mettre en place une cartographie et cibler les zones sensibles en termes de vulnérabilité sur une collectivité ou un quartier ; ou encore d’évaluer les conditions de confort thermique des espaces extérieurs. Le diagnostic est aussi un moyen incontournable pour sensibiliser et communiquer sur le phénomène de surchauffe urbaine auprès des citadins et des acteurs du territoire, et ainsi les mobiliser dans la démarche.

Crédit : Tadaa

L’ADEME a sollicité le bureau d’études TRIBU et la chercheure Marjorie Musy pour rédiger un recueil des méthodes utilisées aujourd’hui pour établir un diagnostic de la surchauffe urbaine en approfondissant le retour d’expérience de cinq territoires ayant conduit des diagnostics : Lyon, Mantes-La-Jolie, Bordeaux, Nice et Montréal.

Crédit : Tadaa

Il existe une diversité de méthodes de diagnostic en fonction des résultats attendus et des objectifs visés. Le recensement national et international des diagnostics a permis d’établir un premier panorama des méthodes employées. Chacune présente des intérêts et des limites selon l’échelle de territoire, la résolution, le résultat souhaité au regard du coût et le temps nécessaire pour établir l’étude.

Pour diagnostiquer la surchauffe urbaine, il existe des approches expérimentales (au moyen d’outils de mesures) qui se rapportent à la prise de données à partir du territoire lui-même, et des modèles basés sur des approches empiriques, statistiques ou numériques (traitement des mesures, modèles empiriques, simulations numériques...). Chaque méthode de diagnostic peut employer un outil seul ou bien des outils combinés, sachant que les mesures permettent de calibrer ou de caler les modèles, tandis que les modèles permettent d’expliciter les mesures.

Crédits : TRIBU et TADAA

Pour en savoir plus  : téléchargez le recueil « Diagnostic de la Surchauffe Urbaine : Méthodes et Applications Territoriales » depuis le site web de l’ADEME  et visionnez la vidéo.

Etude menée par TRIBU et Marjorie MUSY, pour l’ADEME - Création graphique : Tadaa

Article rédigé par Héloïse MARIE, bureau d’études TRIBU et Céline PHILLIPS, ADEME, service climat

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