Extension du projet D2GRIDS : renforcer les synergies entre usages électriques, chaud et froid afin de mieux décarboner nos territoires

Le projet Européen D2GRIDS, qui a pour objectif de développer les boucles locales énergétiques de 5ème génération est étendu à la suite du 2ème appel à capitalisation d'Interreg NWE. Dans ce cadre, le projet bénéficie d'un nouveau financement et d'un nouveau groupe de travail composé de 7 partenaires du consortium initial ainsi que de 4 nouveaux partenaires.  Le consortium D2Grids sera ainsi chargé de travailler sur une meilleure intégration des usages électriques et des capacités locales de production d'électricité renouvelable, pour améliorer la décarbonisation des réseaux 5GDHC.

Le consortium D2Grids annonce la prolongation et l’extension du projet Interreg Europe du Nord-Ouest (NWE), débuté en 2019 et porté par 12 partenaires Européens. Le projet vise à déployer des boucles énergétiques locales de 5e génération (5GDHC) en Europe du Nord-Ouest.

Le projet D2Grids a pour objectif de développer un modèle technologique standardisé de ces réseaux, définir un modèle technologique standardisé de ces réseaux, définir un modèle économique solide promouvoir cette nouvelle génération de boucles locales énergétiques, former des professionnels en vue de son déploiement et expérimenter ces technologies sur 5 sites démonstrateurs : Paris-Saclay (FR), Bochum (DE), Brunssum (NL), Glasgow (SC) et Nottingham (EN).

L'extension du projet D2Grids est le résultat du 2ème appel à capitalisation (« Capitalisation Call ») d'Interreg NWE. Grâce à cet appel, le projet recevra un financement supplémentaire de 2,5 millions d'euros afin de maximiser son impact par le biais de nouvelles activités et d'une coopération étendue. Ce projet de 23,7 millions d’euros, est financé par INTERREG North West Europe à hauteur de 60% du budget total, soit 14,1 millions d’euros.

Des boucles énergétiques locales de 5e génération pour mieux décarboner nos villes

Il s’agit d’un concept basé sur une distribution simultanée de chaud et de froid, entre bâtiments d’un même quartier. Elle se différencie notamment des autres générations de réseaux de chaleur et de froid par sa faible température de distribution : cela permet le recours à des énergies renouvelables thermiques plus facilement ainsi qu’à la récupération de chaleur fatale à basse température.

Ces boucles fermées permettent aussi des échanges d’énergie entre bâtiments voisins, pour optimiser la valorisation de pertes thermiques avant de recourir à des énergies renouvelables ou de récupération. En effet, des pompes à chaleur localisées au plus près des bâtiments peuvent récupérer les calories émises par un consommateur de froid pour venir fournir en chaleur un autre bâtiment et inversement.

Pour optimiser ces échanges, les boucles locales énergétiques de 5ème génération intègrent une dimension de flexibilité, pour stocker de l’énergie ou déplacer des usages si cela est pertinent. Cela peut se faire sur des temps courts (quelques heures à quelques jours) dans des petits stockages décentralisés, ou sur des temps plus longs (intersaison) dans de grands réservoirs naturels ou industriels en sous-sol (nappe aquifère ou ancienne mine par exemple) ou en surface.

Renforcer les synergies entre réseaux de chaleur et de froid et réseaux électriques des villes

Après une première phase principalement centrée sur les dimensions chaleur et froid de ces boucles énergétiques locales, le consortium D2Grids travaillera désormais aussi sur une meilleure intégration des usages électriques et des capacités locales de production d'électricité renouvelable, pour améliorer la décarbonisation des réseaux 5GDHC. GreenFlex sera le chef de file de ce nouveau "Work package de capitalisation", composé de 7 partenaires du consortium initial (Mijnwater B.V, Asper Investment Management, Clyde Gateway, Open University, Construction21, VITO et GreenFlex) et de 4 nouveaux partenaires (Engie Services Netherlands, Scottish Water Horizons, LLC & Associates Lawyers et la société française de logement social Seqens).

Le consortium va travailler à tirer le meilleur des pratiques d’excellence de réseaux de chaleur et de froid de 5e génération avec les pratiques d’excellence de production, distribution, stockage et gestion d’énergie renouvelable électrique locale. Ce qui permettra de créer des communautés énergétiques locales multi vecteurs énergétiques bien plus décarbonées, avec un haut niveau de qualité de service, un modèle économique compétitif pour les producteurs et les consommateurs locaux. Cela permettra, dans des dynamiques multi-énergies, d’intégrer les enseignements des projets d’autoconsommation collective photovoltaïques des différents pays concernés.