Confort et coûts : deux principes opposés ?

Pour beaucoup, la notion de confort dans l’habitat est souvent associée à une catégorie socioprofessionnelle privilégiée. Bénéficier d’un logement confortable serait donc, à priori, coûteux à mettre en œuvre.

Pourtant, le confort peut être accessible si l’on prend en compte, dans un premier temps, un certain nombre de précautions dès la phase de construction ou d’élaboration de projet de rénovation (et ce dès les premières réflexions amonts surtout dans le cas de bâtiments existants) ; tout en veillant à un entretien régulier des équipements favorisant le confort durant la phase d’exploitation.

Des actions de travaux adaptées, associées à de la gestion active, permettent d’obtenir de bons résultats. D’autant que de plus en plus d’équipements de gestion connectés facilitent désormais le suivi en temps réel des différentes données, favorisant une évolution des comportements.

Ainsi, peut-on vraiment opposer le confort avec les coûts qui en découlent ?

 

Maîtriser les coûts dès la phase de conception

Anticiper la maitrise des coûts dès les phases de conception du projet constituera une étape clé, permettant d’éviter (ou de limiter) certaines complications potentiellement dues à l’usure du bâti.

  1. La qualité de l’isolation, par exemple, permettra de limiter, à la fois les pertes de chaleur l’hiver, et d’empêcher une trop grosse surchauffe de l’habitat en été. Des économies d’énergie seront alors possibles, puisque l’usage des appareils de chauffage sera davantage contrôlé, et le recours à une climatisation sera plus modéré (à condition de bien maitriser les autres actions de rafraîchissement passif ).
  2. Pour l’enveloppe du bâtiment, avoir recours à des matériaux de construction simples et robustes est donc essentiel pour réduire la dépendance à des systèmes énergivores et couteux à entretenir. Le choix des matériaux a alors toute son importance, et leur qualité ne doit pas être négligée. Certes, les coûts liés à la construction ou la rénovation pourront être plus significatifs, mais leur usage permettra sur du plus long terme, de réduire les coûts liés à l’exploitation du bâtiment.
  3. En parallèle, il s’agira de considérer la modularité des espaces, de les penser en amont afin de s’adapter au cycle de vie des habitants (modes de vie, contraintes d’accessibilité). Considérer l’orientation du bâti permettra également d’anticiper toute dépense supplémentaire en termes de chauffage et/ou de rafraîchissement, tout en prenant en compte un environnement favorisant le bien-être et le confort de l’occupant (une pièce orientée Nord n’aura pas naturellement au fil des saisons la même température de base qu’une pièce orientée Sud).

L’approche sur les coûts doit être abordée sur l’ensemble de la durée de vie du projet : depuis la phase de construction, d’exploitation et enfin de déconstruction. C’est une analyse globale du cycle de vie du bâtiment qui permettra de chiffrer le coût total du projet.

Veiller à l’entretien régulier des équipements et du bâti

Durant la phase d’exploitation, bénéficier d’un bon confort implique une surveillance et un entretien régulier des équipements.

Outre les effets directs sur le confort et la santé (un entretien régulier des bouches d’aération par exemple, garantira leur efficacité, et permettra d’éviter tous risques liés à une mauvaise qualité de l’air intérieur), assurer la maintenance d’un équipement sera moins coûteux que d’en faire le remplacement quand ce dernier sera complètement défaillant.

Le recours aux usages électrodomestiques (utilisation d’équipements favorisant notre confort : appareils de chauffage, de renouvellement de l’air intérieur etc.) durant la phase d’exploitation, doit être intégré dans la gestion des coûts.

A noter que la production locale d’énergiepermet de réduire les coûts globaux d’exploitation (panneaux solaires permettant l’autoconsommation photovoltaïque par exemple), puisqu’il s’agira de consommer l’énergie que l’on produit.

 

Bâtiment connecté : confort et suivi de la consommation énergétique

Donner également une meilleure visibilité sur la consommation d’énergie, via un suivi en temps réel, permettra d’assurer un certain contrôle sur la consommation énergétique, et in fine, d’optimiser le confort.

Ainsi, on peut par exemple noter :

  • L’allumage automatique de la lumière selon la présence, et de la luminosité extérieure, tout comme la gestion de la température pièce par pièce, permettant de s’adapter aux besoins de chacun.
  • La programmation d’un équipement de chauffage peut permettre de réaliser un gain de 13% par rapport à une installation pilotée de manière binaire (à température constante).
  • Le taux de CO2 dans l’habitat, aux effets négatifs sur la santé, , est une variable liée au comportement des habitants selon la qualité et le suivi des systèmes de ventilation installés et les habitudes d’aération des pièces : la gestion automatisée des ouvertures garantira un certain confort thermique et permettra de garder une maison tempérée [...] Lire la suite de l'article

 

Article publié sur Cercle Promodul / INEF4
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  • Dernière modification de l'auteur le 29/01/2021 - 11:40

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