Baromètre Qualitel : ces irréductibles Français peu enclins à la sobriété énergétique

Rédigé par
Anne-Sophie Tardy - Construction21

Responsable de l'éditorial

515 Dernière modification le 06/11/2023 - 10:56
Baromètre Qualitel : ces irréductibles Français peu enclins à la sobriété énergétique

La septième édition du baromètre Qualitel fait le point sur les évolutions des habitudes des Français dans leur logement, entre lieu de vie et de travail où les réflexes de réduction des consommations d'énergie ne sont pas encore légion.

La crise sanitaire de 2020, l'inflation et le réchauffement climatique ont véritablement laissé des traces dans les habitudes des Français chez eux. C'est ce qui ressort de la septième édition du baromètre Qualitel. L'association a voulu comprendre l'évolution des comportements dans les logements après plusieurs faits marquants, entre le Covid et les confinements, la baisse du pouvoir d'achat et la prise de conscience grandissante du réchauffement climatique.

Première leçon du baromètre, les télétravailleurs ont augmenté leur temps de travail chez eux depuis 2020 pour près de deux tiers d'entre eux (61 %) et près d'un télétravailleur sur trois a aménagé un espace dédié. Pour conjuguer répartition des charges, logements en tension et convivialité, l'habitat intergénérationnel semble être une alternative à laquelle de plus en plus de Français aspirent, surtout chez les jeunes. L'idée séduit 38 % des 18-24 ans, contre seulement 19 % des plus de 70 ans.

Des thermostats installés pour rien ?

Enfin, la sobriété semble s'être installée chez les Français. Par rapport à 2020, ils sont deux fois plus nombreux à régler la température de leur pièce principale à moins de 20°C en hiver, soit 60 % contre 29 % il y a trois ans. Quand ils sont absents, 50 % de ceux qui utilisent un dispositif de programmation règlent la température à 16°C ou moins. En revanche, si 66 % des Français disposent d'un thermostat de régulation de la température dans leur logement, 20 % des moins de 35 ans confient ne pas l'utiliser. Les plus anciens sont plus sérieux, seulement 4 % d'entre eux avouent ne pas se servir du dispositif.

Autre information marquante, près d'un Français sur deux (48 %) déclare ne pas connaître ou avoir une vague connaissance de ce qu'est le DPE. Quant aux énergies utilisées pour chauffer ces logements, le fioul semble faire encore de la résistance. 72 % des propriétaires se chauffant via une chaudière fioul n'ont toujours pas l'intention de la remplacer. « Pour que les évolutions vertueuses s’installent durablement, il est fondamental d'accompagner activement les Français, déclare Antoine Desbarrières, directeur de l'association Qualitel. Sensibilisation, pédagogie, information de qualité sont donc plus que jamais nécessaires. Les bénéfices possibles, à titre individuel ou collectif, sont nombreux : ne ratons pas cette opportunité inédite d’allier l’économique à l’écologique, le pragmatique à l’éthique. »

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