Artificialisation des terres : l'équivalent d'un département en dix ans

Loin de la sagesse paysanne d'antan qui privilégiait les terrains accidentés pour implanter les villes afin de préserver les terres agricoles nourricières, "596.000 hectares" ont été artificialisés en dix ans en France, déplore la Cour des Comptes jeudi, soit l'équivalent d'un département comme le Var, le Nord ou les Charentes.

Etalement urbain, bétonisation, spéculation immobilière, construction d'infrastructures de transport: la Cour met les pieds dans le plat de l'artificialisation galopante des sols qui menace agriculture, production alimentaire et écosystèmes, en demandant jeudi des réformes rapides pour une meilleure gestion du foncier agricole, dans un référé adressé au Premier ministre Jean Castex.
"La crise sanitaire a rappelé l'importance de la sécurité de l'approvisionnement alimentaire et du maintien d'une agriculture forte et qualitative", soulignent les magistrats qui jugent "essentielle" la préservation des terres agricoles.
Ils déplorent que l'artificialisation concerne "à 70% des terres agricoles riches", souvent en zones péri-urbaines ou littorales et en outre-mer.
Ils critiquent aussi le phénomène de concentration, "à l'opposé d'un modèle d'agriculture à caractère familial promu par les lois agricoles successives", et demandent une "véritable politique foncière agricole".
Le nombre d'exploitations a baissé de plus de moitié en une trentaine d'années, alors que leur surface moyenne a augmenté de 43 à 63 hectares entre 2000 et 2016, relèvent-ils. (...) Lire la suite

Credit Photo: M.Studio Fotolia

Article publié sur Business Immo (Green)
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