Pour une bioéconomie européenne durable fondée sur les forêts

L’Institut européen des forêts publie son 8e numéro de 2017 de What Science Can Tell Us sous le titre : « Towards a sustainable European forest-based Bioeconomy – assessment and the way forward ».

La bioéconomie a mobilisé d'importants investissements dans la technologie, la recherche et l'innovation. Des bioproduits nouveaux et innovants et des services connexes ont vu le jour, et les marchés de niche connexes affichent une croissance dynamique. L'avenir de la bioéconomie soulève toutefois des questions relatives à son potentiel de développement et à sa durabilité.

Cette étude évalue les données scientifiques et fournit aux décideurs une synthèse des connaissances existantes sur l'importance des forêts et du secteur forestier pour contribuer à la future bioéconomie européenne. Il évalue la durabilité économique, sociale et environnementale d'une bioéconomie forestière et examine les problèmes susceptibles d'affecter son développement.

L'étude conclut qu'une future bioéconomie forestière européenne doit être durable et socialement inclusive. Des investissements intellectuels, politiques et économiques substantiels sont nécessaires pour étayer un tel développement, notamment :

  • S'appuyer sur l'ensemble des services écosystémiques fournis par les forêts, allant de la biomasse forestière aux secteurs d'activité en croissance tels que le tourisme, l'éducation et les produits non ligneux ;
  • Adopter une approche politique à plusieurs niveaux pour reconnaître les différences régionales, y compris le développement de groupements bioéconomiques forestiers dans les régions transnationales ;
  • S'attaquer et mettre l'accent sur la durabilité, dans toutes les dimensions, comme condition préalable au soutien sociétal et politique ;
  • Rechercher et exploiter des synergies et des ressources, et en particulier explorer des options de développement « gagnant-gagnant »;
  • Renforcer la coopération intersectorielle, en allant au-delà du secteur forestier ;
  • Créer des conditions de concurrence stables, intégrant les questions de durabilité sur le marché à l'échelle européenne, et éventuellement au-delà, et des politiques d'innovation pour soutenir les marchés émergents ;
  • Fournir une meilleure information, par exemple via un système d'indicateurs renouvelé ;
  • Encourager l'inclusion sociétale, y compris parmi les populations urbaines, et œuvrer en faveur d'une « biosociété » européenne.

L'étude scientifique interdisciplinaire a été menée par une équipe de 48 scientifiques rattachés à 27 instituts de recherche situés dans 12 pays.

 

Article publié sur Médiaterre
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Modéré par : Alexia ROBIN

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