Les maisons insalubres, source de maladies, symptômes grippaux et fatigue chez les Européens.

Un grand nombre d’Européens souffrent de troubles de la santé et ressentent quotidiennement un manque de bien-être. La qualité de vie s’en trouve affectée. Il est également possible que ce sentiment quotidien soit une des causes significatives de perte de productivité. Une nouvelle étude menée par le Groupe VELUX en collaboration avec l’université de Humbolt en Allemagne, fait apparaître cinq indicateurs montrant que les maisons insalubres sont une partie du problème. Les arrêts maladie et une qualité de vie médiocre représenteraient un coût pour la société qui se compte en milliards d’euros.

L’étude « Healthy Homes Barometer » [NDLT : Baromètre Habitation et Santé] a interrogé 14 000 personnes réparties dans 14 pays européens afin de mieux comprendre comment les maisons des Européens affectent leur santé.

Comment diagnostiquer une maison insalubre

L’étude fait ressortir cinq critères des maisons européennes permettant de déterminer si elles sont saines ou insalubres. Ces indicateurs sont :

  • des bonnes conditions de sommeil ;
  • une température intérieure confortable ;
  • une quantité suffisante de lumière naturelle ;
  • le renouvellement de l’air ;
  • un taux d’humidité sain.

Les faits sont là. Les Européens vivants dans des maisons froides ou porteuses de moisissure ont approximativement 50% plus de chance de souffrir de maladies telles que les infections du nez et de la gorge. D’un autre côté, si la maison permet d’avoir une bonne nuit de sommeil, les Européens auront 50% plus de chance de se sentir en bonne santé et ressourcés. Avoir assez de lumière naturelle dans la maison réduit presque de moitié le risque de se sentir fatigué, quant aux personnes qui n’aèrent jamais leur habitat, elles ont deux fois plus de chance de souffrir de fatigue comparés aux Européens qui le font deux à quatre fois par jour.

Ces critères sont associés aussi bien à la construction de l’habitat qu’aux habitudes de tous les jours.

Santé et satisfaction de notre maison vont de pair

Les maisons saines sont bénéfiques non seulement pour notre corps, mais aussi pour le sentiment de bien être à la maison. Par exemple, une bonne qualité de sommeil, beaucoup d’air neuf, suffisamment de lumière naturelle et un niveau approprié d’humidité font tous partie des contributeurs les plus importants au bien-être chez soi. Une bonne température intérieure ira même jusqu’à réduire les dépenses d’énergie.

Améliorer la qualité de vie – une source d’économies pour la société

Les possibilités d’améliorer la santé et la qualité de vie des Européens sont énormes. L’enquête révèle qu’un quart des personnes interrogées se sent en moins bonne santé que la moyenne, un quart ne s’est jamais senti plein d’énergie et la moitié des Européens souffre de maux de gorge et de nez qui coule.

Les données du bureau des statistiques nationales du Royaume-Uni montrent que 27 millions de jours de travail ont été perdus en 2013 au Royaume-Uni uniquement à cause d’affections mineures telles que toux, rhumes ou grippes. Les prévenir pourrait économiser des milliards et augmenter la productivité.

Les résultats de l’étude ont été présentés à la seconde conférence « Healthy Buildings Day » le 20 avril à Bruxelles, Belgique.

Les conséquences des maisons insalubres en Europe

  • Les Européens vivant dans des maisons froides ont 50% plus de chance de souffrir d’infections du nez et de la gorge.
    78% des Européens vivent dans des maisons qui ont subi un pic de froid durant le dernier hiver. Pour 15% des Européens, ce pic de froid est constant ou quasi-constant.
  • Les Européens qui bénéficient de bonnes nuits de sommeil grâce à leur maison, ont 50% plus de chance de se sentir en bonne santé et pleins d’énergie.
    71% des Européens ne dorment pas dans des conditions optimales dans leur habitat. Un tiers rapporte que dans les 4 dernières semaines la qualité du sommeil a été soit très mauvaise soit assez mauvaise.
  • Les Européens n’ayant jamais aéré leur habitat ont deux fois plus de chance de de se sentir fatigués comparés aux Européens qui aèrent 2 à 4 fois par jour.
    59% des Européens n’aèrent pas au moins 2 fois par jour.
  • Avoir assez de lumière naturelle dans la maison réduit presque de moitié le risque de fatigue.
    40% des Européens qui manquent de lumière naturelle dans leur salon ne se sentent jamais ou vraiment rarement ressourcés. Si le niveau de lumière naturelle est approprié, cette part chuterait à 23%.
  • Les Européens ayant de la moisissure dans leur maison ont 50% plus de chance de souffrir de sécheresse ou d’irritation de la gorge. Parmi les Européens ayant de la moisissure dans leur maison, jusqu’à 60% expériences sécheresse et irritation de la gorge. Pour les Européens qui n’ont pas ce problème la part est de 40%.

Plus d'informations sur le "Healthy homes Barometer 2016"

Télécharger le rapport "Healthy Homes Barometer 2016" (en anglais)

Article publié sur VELUX
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