« Les CEE génèrent un flux financier colossal pour la rénovation », Benoît Ferres, président de Cameo Energy

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Après les errements de la troisième période, la réputation des certificats d’économies d’énergie (CEE) a perdu de sa superbe. A l’approche d’un nouveau cycle, le dispositif va devoir prouver sa fiabilité. Benoît Ferres, président et cofondateur de Cameo Energy, une société de services spécialisée dans le domaine, défend une approche du marché sans spéculation.  

Le dispositif des certificats d’économies d’énergie (CEE) entrera dans sa quatrième période le 1er janvier 2018. Les projets de textes ont d’ailleurs été diffusés en août dernier. Que pensez-vous du quota d’obligation de ce nouveau cycle ?

Benoît Ferres : Le total de 1600 TWh cumac constitue une hausse importante par rapport aux 900 TWh cumac de la précédente période. Toutefois, elle respecte les étapes intermédiaires dans la tenue des objectifs français et européen en la matière : environ 30 % d’efficacité énergétique supplémentaire d’ici 2030 par rapport à 1990. Par ailleurs, ce dispositif apportera 2 milliards d’euros par an aux actions d’économies d’énergie. C’est un flux financier colossal pour la rénovation des bâtiments ou l’achat d’équipements moins énergivores.

En théorie, ce dispositif semble vertueux, mais la 3e période s’est mal terminée…

B. F. : La 3e période a été marquée par de nombreux excès. Des opérateurs ont spéculé sans couverture. La plupart des bénéficiaires de CEE n’étaient pas au courant. Ces acteurs ont tellement abusé du système que lorsque les prix se sont écroulés entre 2015 et 2016, des dizaines de millions d’euros n’ont pas été versés… Ce coup d’arrêt a ébranlé la confiance de nombreux maitres d’ouvrage. A ce phénomène s’ajoutent les opérations frauduleuses de grande échelle montées par certains acteurs. L’administration multiplie les sanctions contre ces derniers. Cependant, l’effondrement du dispositif a aussi démontré son importance pour le lancement de nouvelles actions. Sans cette incitation, de multiples projets ne verraient jamais le jour. Par ailleurs, La France n’est pas le seul pays à employer des certificats. Aujourd’hui, plus de 21 états ont mis en place un mécanisme similaire.
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© Cameo Energy - Benoît Ferres, président et cofondateur de Cameo Energy.

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Modéré par : Nadège Rigaudeau

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