L’évaluation de la qualité de l’air intérieur : une nécessité au regard des résultats

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Publié par Alliance HQE-GBC

La pollution de l'air intérieur, longtemps négligée, est devenue une préoccupation essentielle dont les enjeux sont à la fois sanitaires et économiques. Il s'agit d'une pollution complexe qui se caractérise par un cocktail de polluants dont les sources sont multiples. Basée sur un savoir-faire et une expertise spécifiques, OFIS a développé une méthodologie pour évaluer la qualité de l'air et proposer des plans de prévention.

La pollution de l’air est reconnue comme le 1er risque sanitaire environnemental au niveau mondial par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Nos environnements intérieurs y contribuent largement : dans les zones urbaines, nous y passons en moyenne 22 heures par jour, dont près de 50% du temps sur nos lieux de travail.

Les sources de pollution inhérentes aux bâtiments sont nombreuses. D’une part, l’être humain contribue à l’enrichissement en polluants de l’air intérieur, en produisant naturellement du dioxyde de carbone (CO2), de la flore bactérienne et des particules. D’autre part, le bâti et les matériaux de construction employés, les opérations d’entretien mises en œuvre, les systèmes de ventilation mal conçus ou mal entretenus sont autant de facteurs pouvant être à l’origine de contamination microbienne (bactéries, moisissures, etc.) et chimique (composés organiques volatiles (COV), formaldéhyde, etc.).

La qualité de l’air intérieur (QAI) est une composante essentielle de la santé et du bien-être au travail. Dans des immeubles de bureaux, en présence de sources de pollution, certains occupants peuvent ressentir un mal être, le « Sick Building Syndrom » décrit par l’OMS. Les salariés et les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) sont d’ailleurs de plus en plus vigilants sur ces enjeux. En effet, selon l'Observatoire de la Qualité de l'Air Intérieur (OQAI), l'exposition continue à un air vicié peut affecter la santé à court terme (migraines, rhinites, stress) et à long terme (allergies, asthmes, cancers, pathologies neurologiques).

Ces problématiques sont régulièrement au cœur  de l’actualité. Les études se multiplient pour souligner le coût socio-économique colossal d’une mauvaise qualité de l’air intérieur. De nouvelles réglementations se mettent en place sur la surveillance de la QAI dans les établissements recevant du public (ERP). Les travaux d’évaluation des impacts sanitaires sur la population se multiplient.

OFIS audite depuis plus de 10 ans la qualité de l’air dans les bâtiments. Nous réalisons pour nos clients des campagnes régulières de contrôles de la QAI qui permettent de surveiller, d’anticiper les dysfonctionnements des installations de ventilation et optimiser leur exploitation. Ces diagnostics portent principalement sur l’évaluation des systèmes de ventilation et la surveillance de paramètres physiques, chimiques et microbiologiques.

Le constat est flagrant : sur près de 400 sites audités annuellement par OFIS, plus de 80% nécessitent des actions correctives (conception, exploitation des systèmes de ventilation, etc.). Nous rencontrons couramment des problématiques liées au confinement, à l’empoussièrement ou encore aux polluants chimiques dans l’air intérieur.

Les concentrations excessives en CO2 que nous enregistrons, et qui sont à l’origine du confinement, sont essentiellement liées à des centrales de traitement d’air (CTA) sous-dimensionnées ou délivrant un pourcentage d’air recyclé trop élevé. Par exemple, dans de nombreux locaux à activité de bureau, l’apport d’air neuf minimal de 25 m3 par heure et par occupant imposé par le Code du Travail n’est pas respecté.

L’empoussièrement dans les locaux est lié, dans la plupart des cas, à un dysfonctionnement des systèmes de filtration d’air qui ne permettent pas de retenir efficacement les particules fines (PM1 et PM2.5). Les filtres ne sont pas systématiquement adaptés aux niveaux de pollution de l’air extérieur et leur fréquence de remplacement n’est pas toujours optimale.

Quant à la pollution chimique, nous observons régulièrement des concentrations supérieures aux valeurs guides du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP), en particulier lors de mesures dans des bâtiments neufs ou en rénovation (émissivité du mobilier, des matériaux de construction, etc.). De tels cas sont également mis en évidence dans des bâtiments situés à proximité immédiate d’une source de pollution (station-service, pressing, etc.).

Face à ces résultats, la démarche consiste systématiquement à présenter des réponses adaptées ou actions correctives en fonction de l’identification des origines et sources de pollution. De l’évaluation de l’efficacité de la filtration, à celui du taux de renouvellement d’air ou de l’émissivité des matériaux, proposer des solutions d’optimisation sur-mesure fait partie des missions réalisées chaque jour pour les clients visant à réduire l’exposition des occupants aux polluants de l’air.  

Les campagnes de mesures ponctuelles sont en effet indispensables pour évaluer la qualité d’air intérieur, ainsi que la qualité d’air extérieur et les sources de pollution avoisinantes. Ces mesures sont réalisées à tous les niveaux de la chaîne de traitement d’air (CTA, gaine de soufflage, ambiance dans les locaux), afin de localiser précisément les éventuelles dégradations de qualité d’air. Elles caractérisent la QAI à un instant donné, avec des mesures et des résultats normés, mais en revanche elles ne suffisent pas à évaluer en permanence l’exposition des usagers du bâtiment. C’est pourquoi, en complément de ces campagnes ponctuelles un suivi en continu de l’évolution des indicateurs clés de la qualité de l’air est indispensable. OFIS a développé un savoir-faire depuis plus de 5 ans dans le suivi des indicateurs clefs de la surveillance, la sélection des capteurs innovants associés et dans l’interprétation des données.

Jean-Charles PONELLE,
Responsable Qualité de l'Air - Direction du Développement chez OFIS/Seureca-Véolia

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