L’agriculture urbaine, on en parle tout le temps. Mais pourquoi ne la voit-on pas concrètement se déployer rapidement ?

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Quand on parle d’agriculture urbaine, la première erreur souvent commise est de ne pas clairement identifier la fonction qu’il faut lui donner dans un projet immobilier. Trop souvent encore, on entend parler de résilience alimentaire, de nourrir les dix milliards d’habitants de la planète en 2050, de l’autonomie des villes et on attribue faussement un rôle à l’agriculture urbaine dans cette problématique.

Agriculture urbaine: une fonction mal comprise

Or ce n’est pas du tout le cas ! Pour nourrir les parisiens par exemple, il a été calculé qu’il faudrait jusqu’à une fois et demi la superficie de la ville, sans tenir compte des navetteurs et des … touristes. Inutile d’expliquer plus en avant que ce n’est pas la fonction première des fermes urbaines que de nourrir les citadins, du moins dans nos pays développés.

Une  mauvaise identification de la fonction de l’agriculture urbaine dans un projet peut donc mener à une impossibilité de la mettre en œuvre in fine et rendre le projet caduque dès le départ.

Un autre point à ne pas oublier quand on parle d’agriculture urbaine, c’est le temps qu’il faut pour mettre un projet en place. Nous sommes confrontés à deux rythmes lents et longs, l’immobilier et l’agriculture. Il faut donc du temps pour que les villes changent et que nous le constations !

Enfin, le  manque de professionnalisme et de réalisme de certaines structures, entreprises ou associations, n’améliore pas la vitesse de déploiement de ces projets.

Mais alors, pourquoi, en tant que développeur immobilier, foncière, pouvoirs publics ou autres, se lancer dans de tels projets et leur allouer des surfaces précieuses en ville, en compétition avec les autres fonctions de la ville telles que se loger, travailler, se cultiver ou commercer ?  La réponse est simple, l’agriculture urbaine a une vraie utilité dans la ville de demain et doit s’intégrer dans une vision globale de la ville douce et apaisée, avec ses espaces de respirations et de reconnexion à la nature.

Elle fait partie intégrante de ce concept de villes nouvelles et équilibrées.

Développer les fermes urbaines avec Peas

Chez Peas&Love, notre vision est de rendre les villes plus vertes, plus humaines et plus durables. Et pour cela, nous voulons installer dans les vingt prochaines années mille (oui 1000, pourquoi ne pas rêver et avoir un peu d’ambition) fermes urbaines dans les grandes villes du monde. 

Ces fermes rendent des services écosystémiques au quartier qui les accueille, tels que l’amélioration de la gestion des eaux de pluie, l’augmentation de la biodiversité, une diminution des effets des îlots de chaleur et l’absorption de carbone, mais également des services esthétiques et sociaux par la création d’une communauté autour du projet et des valeurs.

 Comment faire pour réaliser de tels rêves ?

Tout d’abord,  il a fallu régler la problématique du modèle économique qui, plus que la technologie, est le principal point d’achoppement du développement de l’agriculture urbaine. Il a fallu inventer à partir d’une page blanche un modèle autour de l’expérience de cette connexion à la nature, et non autour de l’optimisation de procédé de cultures.

Nous l’avons fait chez Peas&Love en développant le concept de « location de parcelles de potager entretenu » qui s’adresse aux riverains de nos fermes qui n’ont ni le temps, ni la connaissance, ni la place pour faire pousser leur petit potager chez eux.

Chaque ferme est composée d’un ensemble de trois cents parcelles de potagers entretenus par un Community Farmer, ingénieur agronome de formation, qui sont louées aux riverains clients, les urban farmers, via un abonnement annuel donnant accès à la fois à la récolte sur leur parcelle nominative de fruits et légumes locaux, de saison, cultivés en mode de production bio et au partage d’espaces communs et d’expériences via des ateliers et des animations pour se retrouver dans la nature au cœur de la ville.

 Autofinancées par les abonnements de leurs clients, les fermes Peas&Love au nombre de sept actuellement, se développent en 2019 à Paris, Bruxelles et Lyon, avec Londres et Lille en ligne de mire pour 2020.

 Nous plantons, nous entretenons, vous récoltez !

 

 2018 Winner

Nuit de l’économie collaborative et circulaire Paris (catégorie BTC)

Trophée agriculture urbaine Paris (catégorie alimentation)

Besix start-up accelerator program

  
 
Article signé, Jean-Patrick Scheepers, Fondateur de Peas&Love
Communauté biodiversité urbaine
Découvrez l'étude cas sur la ferme urbaine de  BNP Paribas Real Estate, Mugo et Peas&Love!
Modéré par : Clément Gaillard

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