HQE Performance : le rapport scientifique est disponible

Novabuild a été partenaire l'expérimentation lancée en 2012 par l'association HQE. Celle-ci avait pour objectif, d’une part, de permettre la construction d’un échantillon de qualité pour la mise en place de valeurs de référence et d’autre part, de continuer à faire monter en compétence les acteurs sur la problématique d’évaluation des bâtiments par une approche basée sur l’analyse de cycle de vie (ACV).

Cette large expérimentation s’appuie sur un cadre d’évaluation amélioré « HQE Performance, Règles d’application pour l’évaluation environnementale des bâtiments », mis en place par le groupe de travail de l’Association HQE « GT Indicateurs environnementaux » animé par le CSTB.

L’expérimentation HQE Performance : les objectifs
 

Les objectifs du projet de l’expérimentation « HQE performance » étaient notamment de :

  • Tester l’opérationnalité de la démarche d’évaluation des performances environnementales des bâtiments par analyse de cycle de vie par le biais de modélisations réalisées par des experts mais aussi par des acteurs représentant différents métiers,
  • Quantifier et, mieux connaître les contributeurs aux impacts environnementaux d’un bâtiment,
  • Définir des échelles de référence pour les principaux indicateurs environnementaux pour permettre aux acteurs de positionner les performances de leurs bâtiments sur cette échelle.

La démarche HQE Performance est novatrice (peu de travaux aussi importants sur le nombre de bâtiments pris en compte, le périmètre de l’étude etc. sont reportés dans la littérature) et a permis de mettre au point un cercle vertueux pour diffuser l’ACV dans la construction tout en consolidant les méthodologies de calcul. 

Le rapport scientifique du test HQE Performance 2012

La première partie de ce rapport « Partie A, Cadre de l’étude » présente tout d’abord le projet et ses composantes (son calendrier, les étapes) avant de préciser la méthodologie retenue pour l’évaluation des bâtiments (les documents et données utilisés pour l’étude, les hypothèses de travail retenues).

La seconde partie de l’étude « Partie B, Les résultats de l’étude » présente tout d’abord l’échantillon étudié, puis les principaux résultats obtenus à l’échelle du bâtiment (somme des contributeurs) et enfin ceux pour les différents contributeurs analysés :

  • Produits et Equipements de construction,
  • Consommations d’énergie pendant la vie en oeuvre (postes RT et usages spécifiques de l’électricité liés et non liés au bâti),
  • Consommations et rejets d’eau,
  • Chantier,
  • Déplacement des occupants.

Les constats

En termes d'énergie renouvelable, le plus gros contributeur est l'activité du bâtiment

En revanche, en termes de contribution au réchauffement climatique (diffusion de CO2), les plus gros contributeurs sont les matériaux utilisés dans la construction. 

Conclusion

Depuis quelques mois, le chemin parcouru est immense. Si la démarche peut encore mûrir et gagner en opérationnalité, via des simplifications de l’évaluation, une consolidation des règles d’application ou la diffusion massive de nouvelles données environnementales, la dynamique créée devrait permettre de répondre à ces défis.

Concernant, la constitution de valeurs de référence des indicateurs environnementaux, nous disposons à présent d’un premier jeu de valeurs. Celles-ci nous paraissent non seulement utilisables dans les outils de conception comme ordres de grandeur ou points de repère mais aussi pour le développement de référentiels expérimentaux de certification.

Enfin, nous ne devons jamais perdre de vu que l’objectif premier de nos travaux est de réduire considérablement les impacts sur l’environnement liés au secteur de la construction. Si cette étude a permis d’apporter des premières réponses aux interrogations soulevées par la mise en place d’une nouvelle forme d’évaluation. Il faut aller plus loin pour faciliter l’appropriation et l’application de cette démarche d’évaluation.

Ceci passe notamment par

  • une large diffusion de la méthode accompagnée d’actions de formation,
  • une fiabilisation des résultats,
  • une adaptation/simplification des méthodes,
  • proposer des aides (méthodologiques et financières) pour une démarche d’éco-conception efficiente et transparente (où et comment agir efficacement), etc.,
  • l’enrichissement de la démarche de contributions de nouveaux acteurs.

A suivre donc...

RETROUVEZ TOUS LES ÉLÉMENTS CONCERNANT CETTE EXPÉRIMENTATION SUR LE SITE DE L'ASSOCIATION HQE

Article publié sur NOVABUILD
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Modéré par : Clément Gaillard

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