Aéroports : la biodiversité à nouveau en piste

 biodiversité  aéroports  infrastructures  HOP Perpignan

La fin de l’hiver marque le début d’une biodiversité foisonnante. Les aéroports ne sont pas des lieux délaissés par la nature bien au contraire. L’association Hop ! Biodiversité part à nouveau à la découverte de cette vie au-delà des tarmacs en relançant un programme de science participative. Au-delà de l’intérêt écologique, une bonne gestion de la biodiversité permet de minimiser les risques animaliers pour l’aviation.

C’est assez peu connu, mais les aéroports sont constitués à 70 % de prairies aéronautiques. Ce sont des milieux naturels bien plus ouverts qu’on ne pourrait le penser et qui jouent un rôle positif sur leur environnement. Ils sont souvent préservés et abritent une faune et une flore constitutives des écosystèmes locaux. La compagnie aérienne HOP! a créé, à l’automne 2013, l'association, HOP! Biodiversité, en partenariat avec le Muséum national d'histoire naturelle et le ministère de l’Environnement. L’objectif est d’évaluer la biodiversité des aéroports, d’identifier les bonnes pratiques et de promouvoir une gestion des espèces plus naturelle. L’association, qui a obtenu le label du ministère pour son engagement dans la stratégie nationale pour la biodiversité, relance son programme de science participative cette année. Elle mènera des actions d’observation, de recensement et d’inventaire et organisera des programmes pour les établissements scolaires. 14 aéroports sont déjà engagés dans la démarche, dont Roissy et Orly.

Dans le cadre des données biodiversité recensées à ce jour par l’association :

  • + de 2500 données d’observations sur 2 ans
  • 1 000 espèces végétales et animales recensées (dont 120 espèces d’oiseaux) sur 5 plates-formes
  • 167 espèces d’oiseaux différentes par aéroport
  • 46 espèces de mammifères
  • 34 espèces différentes de chauves-souris
  • 33 taxons d'orchidées

Une biodiversité bien gérée, le risque animalier pour l’aviation minimisé

Outre la connaissance, une bonne gestion de la biodiversité aux abords des aéroports contribue à minimiser les risques animaliers. Concrètement, favoriser des écosystèmes équilibrés, sans prolifération de telle ou telle espèce sur les prairies est une manière de renforcer la sécurité sur les aéroports. Tous les aérodromes d'intérêt national ont fait l'objet d'études spécifiques. Depuis 2009, ils ont été dotés d'un service de prévention du péril animalier chargé de mettre en œuvre les méthodes d'effarouchement. L'effarouchement consiste à éloigner les oiseaux des sites aéroportuaires en utilisant différents moyens : sonores, visuel (rayon laser), pyrotechniques.

Crédits : Hop ! Biodiversité

Article publié sur MEDDE
Consulter la source

Modéré par : Sylvain Bosquet

Autres actualités dans "Information"

[REX - CREBA] Réhabilitation toute en mesure d’une ancienne ferme en terre crue

Publié le 13 nov. 2019 - 11:24

Tous les mois et ce jusqu’à la fin de l’année, un nouveau retour d’expérience est mis en ligne sur le Centre de Ressources pour la Réhabilitation Responsable du Bâti Ancien CREBA. Ces retours d’expérience ont pour objet des réhabilita (...)

[Dossier économie circulaire - Edito] Collapsologie ou économie circulaire !

Publié le 12 nov. 2019 - 14:02

Géo-ingénierie ou rupture avec la surconsommation par l’intermédiaire du réemploi, du retraitement, du recyclage ou encore de la consigne : vers quelles solutions techniques ou comportementales devons-nous nous tourner pour sauver (...)

S'tile: lorsque les panneaux solaires s'adaptent à leur environnement urbain

Publié le 12 nov. 2019 - 10:56

Le photovoltaïque est une source d’énergie prometteuse pour permettre la transition écologique de nos villes. Cependant, l’installation de panneaux solaires se heurte parfois à des contraintes liées à l’architecture de certains bâtime (...)


Commentaires