Focus sur l’éco-quartier du domaine des Pléiades

 

Un réseau pour les besoins de tous

A Visé, dans l’éco-quartier du Domaine des Pléiades, les habitants se chauffent grâce à un réseau de chaleur biomasse et ce depuis plusieurs années déjà. En outre, ils ne sont pas les seuls : l’école avoisinante qui accueille des classes de maternelle et de primaire ainsi que le centre sportif profitent également de cette source d’énergie.
Les installations qui faisaient office de précurseur en Wallonie lors de la pose en 2009 ont continué à évoluer pour faire face à la demande croissante due aux nouvelles habitations qui ne cessent de fleurir aux Pléiades.

Le réseau fermé est alimenté par des plaquettes de bois (des déchets de bois propres locaux issus d’entreprises situées en Wallonie). Au plus fort de l’hiver, un semi d’une capacité de 18 tonnes (80m³) vient déverser le stock de biomasse, dont l’humidité est contrôlée lors de la livraison, une fois par semaine dans l’entrepôt de stockage d'un volume de 135m³ qui permet une autonomie de 15 jours lorsque le réseau fonctionne à pleine puissance.

Les copeaux de bois sont amenés par des poussoirs installés au niveau du sol vers la vis d’Archimède située dans le fond de l’entrepôt.
Le bois est ainsi transporté dans la salle juxtaposée où sont entreposées les deux chaudières qui fournissent les besoins de chauffage et d’eau chaude sanitaire à l’ensemble du domaine. 

Elles sont assistées par deux cuves tampons de 10.000 litres chargées de faciliter la régulation des périodes de production de chaleur. Ces cuves peuvent fournir un apport en cas de pic de demande ou en période creuse afin de ne pas avoir à relancer l’ensemble du système. 

Les deux chaudières d’une puissance totale de 2 X 500 kW produisent annuellement 2.500 MWh de chaleur renouvelable. Elles ont remplacé les installations d’origines (2 x 100 kW) et envoient la chaleur dans le réseau long de 4 km. Les températures aller du réseau se situent entre 65° et 80°C, avec un delta T de 5°C. La chaufferie est à attribuer au travail de Detem S.A. 

Le bilan carbone du réseau est plutôt positif: ce sont 200 tonnes de CO2 d'économisées chaque année pour l'ensemble des unités raccordées (logements, école & centre sportif).

Un fonctionnement saisonnier

Ces chaudières tournent principalement de septembre/octobre à mai. En période estivale, la demande en chaleur pour l’eau chaude sanitaire est supportée prioritairement par les pompes à chaleur de chaque logement (alimentées grâce à des panneaux solaires photovoltaïques) ou grâce à des panneaux solaires thermiques installés sur les toits des habitations des premiers occupants. Cette deuxième option a été abandonnée pour les dernières phases de développement du projet.

En période de maintenance, une des deux chaudières reste en activité tandis que l’autre est inspectée. De plus, en cas de panne des chaudières, l’apport en chaleur serait assuré grâce à la présence d’une unité au mazout de secours.

Le système permet de ne pas dépasser une limite de 30 kWh/m2/an afin d'assurer le chauffage des espaces intérieurs et de l’eau chaude sanitaire.

La maintenance, un travail d’équipe

Le système de régulation a été conçu par All Thermic Solutions (ATS), une société qui dépend du Groupe Horizon et dont l’équipe continue d’en assurer la maintenance informatique.

Ce système de régulation global interagit avec les unités des logements individuels et les autorise à prélever la quantité de chaleur nécessaire pour répondre aux besoins renseignés par les habitants, tout en tenant compte des besoins des autres lots/logements . De cette manière, une distribution équitable de la chaleur est assurée.

Les habitants ont par ailleurs la possibilité de déléguer la régulation de leur habitation au système de manière automatique ou bien d’influencer certains paramètres. En effet, une liberté de modification leur est laissée quant aux réglages de leur installation individuelle.
Des capteurs internes et externes renseignent des informations générales à propos des conditions actuelles (température, humidité, etc.) via une application sur tablette ou smartphone, qui sert de télécommande pour modifier les valeurs de chauffage, la puissance de la ventilation double flux ou encore l’ouverture des stores.
Toutefois, une demande de correction importante de température verra plusieurs heures s’écouler avant qu’elle ne soit totalement en vigueur.

Les consommations sont quant-à-elles calculées sur base des KWh prélevés sur le réseau, via un compteur individuel pour chaque logement. Il ne s’agit donc pas d’un forfait au mètre carré comme cela peut être le cas ailleurs.

Quant au réseau de canalisations et des installations individuelles, leur monitoring est pris en charge par RCP, une société externe qui assure une permanence en cas de problèmes et qui fait également office de fournisseur d'énergie pour les habitants.

En terme de coûts, ceux du réseau et de la chaufferie centralisée s'élèvent ensemble à +- 1.750.000€, dont 500.000€ de subventions (aide à l’investissement de la part de la Région Wallonne).

           

 Synthesis

Dernière mise à jour le le 19-06-2018 par Benoit Hofer

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